Maintien d'un étranger en zone d'attente

Un étranger arrivant en France par voie aérienne, ferroviaire ou maritime peut être placé en zone d'attente à la frontière en cas de refus d'entrée, de refus d'embarquement vers sa destination finale ou de demande d'asile. Le maintien en zone d'attente est limité à 4 jours initialement, prolongeable judiciairement jusqu'à 20 jours maximum dans des conditions strictement encadrées.

Délais

Maintien initial : 4 jours maximum. Première prolongation judiciaire : 8 jours maximum (délai de décision du juge : 24 heures, ou 48 heures en cas d'instruction complexe). Deuxième prolongation judiciaire : 8 jours maximum à titre exceptionnel. Durée totale maximale : 20 jours, sauf situations particulières (demande d'asile ou recours en annulation) prolongeant le maintien de 6 ou 4 jours supplémentaires.

Points de vigilance

  • Absence de document écrit notifiant les motifs du maintien et les droits de recours : la décision administrative écrite est obligatoire et doit être communiquée dans une langue comprise par l'étranger
  • Non-respect de la limitation à 4 jours de maintien administratif avant saisine du magistrat
  • Oubli de l'inscription obligatoire de la mesure sur le registre de la zone d'attente mentionnant l'état civil et la date/heure de notification
  • Défaut de communication des ordonnances du juge au préfet et au procureur de la République
  • Non-respect de la limite de 20 jours de maintien total en l'absence de circonstances particulières justifiant le dépassement

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une zone d'attente ?

Espace délimité situé dans un aéroport, un port ou une gare ouverte au trafic international. Elle s'étend des points d'embarquement et de débarquement aux points de contrôle des voyageurs et couvre les lieux nécessaires à la procédure (tribunal, hôpital). À ne pas confondre avec un centre de rétention.

Quel est le délai maximum de maintien en zone d'attente ?

20 jours maximum (4 jours de maintien administratif + 8 jours de première prolongation judiciaire + 8 jours de deuxième prolongation judiciaire à titre exceptionnel). Ce délai peut être dépassé en cas de demande d'asile entre les 14e et 20e jours (prolongation de 6 jours) ou de recours en annulation (prolongation de 4 jours).

Comment contester la prolongation du maintien en zone d'attente ?

L'ordonnance de prolongation peut être contestée dans les 24 heures de son prononcé en saisissant le 1er président de la cour d'appel (ou son délégué), qui doit rendre une décision dans les 48 heures. Un recours en cassation auprès de la Cour de cassation est possible contre la décision de la cour d'appel. Le recours n'est pas suspensif.

Quels droits a-t-on en zone d'attente ?

Droit à l'assistance d'un interprète et d'un médecin, droit de communiquer avec un avocat ou toute personne de son choix, droit à une information dans une langue comprise. Notification obligatoire de la décision administrative dans une langue compréhensible et indication des droits et délais de recours.

Qu'advient-il après la fin du maintien en zone d'attente ?

Si l'ordonnance met fin au maintien, la personne demeure à la disposition de la justice pendant 6 heures (sauf décision contraire du procureur). Elle peut contacter un avocat ou une personne de son choix et demander l'assistance d'un médecin durant cette période.

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Textes de référence

  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L341-1 à L341-4
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L342-1 et suivants
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L350-1 à 352-9
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L343-9 à L343-11
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L342-19
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R341-2
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R343-1 à R343-11
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R342-2 à R342-9
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R342-10 à R342-19
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R343-12 à R343-17
  • Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R343-18 à R343-24
  • Arrêté du 28 février 1996 désignant les gares ferroviaires ouvertes au trafic international

Un étranger arrivant en France par bateau, train ou avion peut être placé en zone d'attente à la frontière dans 3 cas : s'il fait l'objet d'un refus d'entrée en France ou si l'embarquement vers le pays de destination finale lui a été refusé ou s'il demande l'asile à la frontière. La procédure de maintien en zone d'attente est encadrée juridiquement et limitée dans le temps (26 jours maximum). Comment se déroule la procédure et quels sont les droits dont bénéficie l'étranger ? Nous vous expliquons cette procédure.

Refus d'entrée en France

Vous pouvez être placé en zone d'attente si vous êtes un étranger arrivant en France par bateau, train ou avion que vous faites l'objet d'un .

Qu'est-ce qu'une zone d'attente ?

La zone d'attente est un espace bien délimité situé dans l’un des lieux suivants :

  • Aéroport (Roissy, Orly, etc.),
  • Port ou à proximité d'un lieu de débarquement (Marseille, Calais, etc.),
  • Gare ferroviaire ouverte au trafic international (Paris-Gare du Nord, Lille-Europe, Strasbourg, Nice, Modane, etc).

Il ne faut pas confondre une zone d'attente et un centre de rétention.

La zone s'étend des points d'embarquement et de débarquement aux points où sont effectués les contrôles des voyageurs (zones sous douane).

Elle couvre aussi les lieux où vous devez vous rendre dans le cadre de la procédure de maintien en zone d'attente et en cas de nécessité médicale (devant le tribunal ou à l'hôpital par exemple).

Dans l'attente de la décision prise sur votre situation, vous pouvez être hébergé dans une structure spécialement aménagée ou dans un hôtel à proximité de votre lieu d'arrivée.

A savoir

Si vous arrivez en groupe (au moins 10 étrangers) en dehors d'un point de passage frontalier, vous pouvez être placés dans une zone d'attente mobile temporaire. Vous serez ensuite transférés vers une zone d'attente normale (rattachée au point frontalier le plus proche).

Pour quelle durée peut-on être maintenu en zone d'attente ?

La police aux frontières peut vous maintenir en zone d'attente pendant 4 jours maximum. Ce délai commence dès que vous êtes à la disposition des services de police.

Votre maintien en zone d'attente vous est notifié par une décision administrative écrite, qui précise les raisons de votre maintien.

Elle fait l'objet d'une inscription obligatoire sur un registre mentionnant votre état civil et la date et l'heure à laquelle la mesure vous a été notifiée.

Elle mentionne vos droits et délais de recours.

La décision et la notification de vos droits vous sont communiqués dans une langue que vous comprenez.

Conditions de prolongation du maintien en zone d'attente

Avant la fin des 4 jours de maintien administratif, la police peut saisir le du pour prolonger votre maintien en zone d'attente.

Le juge peut alors prolonger votre placement en zone d'attente pour maximum, portant la durée totale de votre séjour en zone d'attente à .

Le juge du tribunal dont dépend la zone d'attente statue par dans les 24 heures qui suivent le moment où il a été saisi (ou dans les 48 heures si l'instruction le nécessite ou si le placement en zone d'attente concerne un nombre important d'étrangers en même temps).

L'ordonnance vous est notifiée. Elle est également notifiée au préfet et au .

L'audience peut se tenir au tribunal ou dans une salle proche de la zone d'attente.

Le juge peut être saisi pour une 2 prolongation. Celle-ci ne peut intervenir qu'à titre exceptionnel ou en cas de volonté délibérée de votre part de faire échec à votre départ. Cette prolongation est de maximum, portant la durée totale du séjour en zone d’attente à .

Si l'ordonnance met fin à votre maintien en zone d'attente, vous êtes, à partir de sa notification, maintenu à la disposition de la justice pendant 6 heures (sauf décision contraire du procureur).

Durant cette période, vous pouvez, si vous le souhaitez, contacter votre avocat ou toute personne de votre choix et demander l'assistance d'un médecin.

Au total, la durée de votre maintien en zone d'attente ne peut pas dépasser (4 jours de maintien administratif + 1 prolongation judiciaire de 8 jours maximum + 2 prolongation judiciaire de 8 jours maximum).

Toutefois, dans 2 situations particulières, le maintien en zone d'attente peut être supérieur à  :

  • Si vous déposez une demande d'asile entre les 14e et 20e jours de votre présence en zone d'attente, votre maintien est prolongé de 6 jours, afin de permettre l'examen de votre demande
  • Si votre entrée en France au titre de l'asile a été refusée et que vous faîtes un recours en annulation dans les 4 derniers jours de la mesure de maintien, celle-ci est prolongée de 4 jours.

Recours contre la prolongation du maintien en zone d'attente

Vous pouvez contester l'ordonnance de prolongation dans les 24 heures de son prononcé.

Vous devez saisir le 1 président de la cour d'appel (ou son délégué). Il doit alors rendre une décision dans les 48 heures.

Votre appel n'est pas  : vous pouvez être reconduit avant la décision du juge.

Où s'adresser : Cour d'appel

Ensuite, si vous voulez contester l'ordonnance de la cour d'appel, vous pouvez .

Où s'adresser : Cour de cassation

Quels droits a-t-on en zone d'attente ?

Les droits diffèrent selon que vous êtes un mineur isolé ou non.

Vous êtes informé dans les meilleurs délais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprète et d'un médecin.

Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.

Où s'adresser : Avocat

Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire.

La langue que vous avez déclarée comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure.

Sinon, la langue utilisée est le français.

Le procureur de la République et le du peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.

Le peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.

Des agents de l' sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.

Plusieurs peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent avoir des permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.

Si vous êtes et entré en France sans représentant légal, le vous désigne sans délai un .

Cet administrateur vous assiste et vous représente dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles concernant votre maintien en zone d'attente et votre entrée en France.

Il doit se rendre obligatoirement auprès de vous.

Vous êtes informé dans les meilleurs délais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprète et d'un médecin.

Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.

Où s'adresser : Avocat

Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire.

La langue que vous avez déclarée comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure.

Sinon, la langue utilisée est le français.

Le procureur de la République et le du peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.

Le peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.

Des agents de l' sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.

Plusieurs peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent avoir des permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.

Comment le maintien en zone d'attente prend-il fin ?

Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 manières : soit vous devez quitter la France, soit vous êtes autorisé à entrer temporairement en France.

Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour tout pays étranger.

Vous êtes reconduit vers l'un des pays suivants :

  • Pays d'origine
  • Pays d'où vous venez
  • Autre pays où vous pouvez être admis.

Vous pouvez être transféré dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aéroport ou du port où vous êtes maintenu.

Ce transfert n'interrompt pas la procédure de maintien en zone d'attente.

Votre entrée en France peut résulter :

  • Soit du refus du  magistrat du siège du tribunal judiciaire de prolonger votre maintien en zone d'attente
  • Soit de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente, si votre départ n'a pas pu avoir lieu.

Un visa de régularisation valable (appelé ) vous est délivré.

Avant la fin de ce délai, vous devez :

  • Soit quitter la France
  • Soit vous rendre en préfecture pour déposer une demande de carte de séjour, si vous y êtes autorisé.

Si vous êtes , vous êtes confié à l'aide sociale à l'enfance ou directement à une structure spécialisée dans l’accueil des mineurs.

Transit

Vous pouvez être placé en zone d'attente si vous êtes un étranger arrivant en France par bateau, train ou avion que l'embarquement vers le pays de votre destination finale vous a été refusé (ou les autorités de ce pays vous ont refoulé vers la France).

Qu'est-ce qu'une zone d'attente ?

La zone d'attente est un espace bien délimité situé dans l’un des lieux suivants :

  • Aéroport (Roissy, Orly, etc.),
  • Port ou à proximité d'un lieu de débarquement (Marseille, Calais, etc.),
  • Gare ferroviaire ouverte au trafic international (Paris-Gare du Nord, Lille-Europe, Strasbourg, Nice, Modane, etc).

Il ne faut pas confondre une zone d'attente et un centre de rétention.

La zone s'étend des points d'embarquement et de débarquement aux points où sont effectués les contrôles des voyageurs (zones sous douane).

Elle couvre aussi les lieux où vous devez vous rendre dans le cadre de la procédure de maintien en zone d'attente et en cas de nécessité médicale (devant le tribunal ou à l'hôpital par exemple).

Dans l'attente de la décision prise sur votre situation, vous pouvez être hébergé dans une structure spécialement aménagée ou dans un hôtel à proximité de votre lieu d'arrivée.

A savoir

Si vous arrivez en groupe (au moins 10 étrangers) en dehors d'un point de passage frontalier, vous pouvez être placés dans une zone d'attente mobile temporaire. Vous serez ensuite transférés vers une zone d'attente normale (rattachée au point frontalier le plus proche).

Pour quelle durée peut-on être maintenu en zone d'attente ?

La police aux frontières peut vous maintenir en zone d'attente pendant 4 jours maximum. Ce délai commence dès que vous êtes à la disposition des services de police.

Votre maintien en zone d'attente vous est notifié par une décision administrative écrite, qui précise les raisons de votre maintien.

Elle fait l'objet d'une inscription obligatoire sur un registre mentionnant votre état civil et la date et l'heure à laquelle la mesure vous a été notifiée.

Elle mentionne vos droits et délais de recours.

La décision et la notification de vos droits vous sont communiqués dans une langue que vous comprenez.

Conditions de prolongation du maintien en zone d'attente

Avant la fin des 4 jours de maintien administratif, la police peut saisir le du pour prolonger votre maintien en zone d'attente.

Le juge peut alors prolonger votre placement en zone d'attente pour maximum, portant la durée totale de votre séjour en zone d'attente à .

Le juge du tribunal dont dépend la zone d'attente statue par dans les 24 heures qui suivent le moment où il a été saisi (ou dans les 48 heures si l'instruction le nécessite ou si le placement en zone d'attente concerne un nombre important d'étrangers en même temps).

L'ordonnance vous est notifiée. Elle est également notifiée au préfet et au .

L'audience peut se tenir au tribunal ou dans une salle proche de la zone d'attente.

Le juge peut être saisi pour une 2 prolongation. Celle-ci ne peut intervenir qu'à titre exceptionnel ou en cas de volonté délibérée de votre part de faire échec à votre départ. Cette prolongation est de maximum, portant la durée totale du séjour en zone d’attente à .

Si l'ordonnance met fin à votre maintien en zone d'attente, vous êtes, à partir de sa notification, maintenu à la disposition de la justice pendant 6 heures (sauf décision contraire du procureur).

Durant cette période, vous pouvez, si vous le souhaitez, contacter votre avocat ou toute personne de votre choix et demander l'assistance d'un médecin.

Au total, la durée de votre maintien en zone d'attente ne peut pas dépasser (4 jours de maintien administratif + 1 prolongation judiciaire de 8 jours maximum + 2 prolongation judiciaire de 8 jours maximum).

Toutefois, dans 2 situations particulières, le maintien en zone d'attente peut être supérieur à  :

  • Si vous déposez une demande d'asile entre les 14e et 20e jours de votre présence en zone d'attente, votre maintien est prolongé de 6 jours, afin de permettre l'examen de votre demande
  • Si votre entrée en France au titre de l'asile a été refusée et que vous faîtes un recours en annulation dans les 4 derniers jours de la mesure de maintien, celle-ci est prolongée de 4 jours.

Recours contre la prolongation du maintien en zone d'attente

Vous pouvez contester l'ordonnance de prolongation dans les 24 heures de son prononcé.

Vous devez saisir le 1 président de la cour d'appel (ou son délégué). Il doit alors rendre une décision dans les 48 heures.

Votre appel n'est pas  : vous pouvez être reconduit avant la décision du juge.

Où s'adresser : Cour d'appel

Ensuite, si vous voulez contester l'ordonnance de la cour d'appel, vous pouvez .

Où s'adresser : Cour de cassation

Quels droits a-t-on en zone d'attente ?

Les droits diffèrent selon que vous êtes un mineur isolé ou non.

Vous êtes informé dans les meilleurs délais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprète et d'un médecin.

Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.

Où s'adresser : Avocat

Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire.

La langue que vous avez déclarée comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure.

Sinon, la langue utilisée est le français.

Le procureur de la République et le du peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.

Le peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.

Des agents de l' sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.

Plusieurs peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent avoir des permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.

Si vous êtes et entré en France sans représentant légal, le vous désigne sans délai un .

Cet administrateur vous assiste et vous représente dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles concernant votre maintien en zone d'attente et votre entrée en France.

Il doit se rendre obligatoirement auprès de vous.

Vous êtes informé dans les meilleurs délais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprète et d'un médecin.

Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.

Où s'adresser : Avocat

Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire.

La langue que vous avez déclarée comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure.

Sinon, la langue utilisée est le français.

Le procureur de la République et le du peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.

Le peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.

Des agents de l' sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.

Plusieurs peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent avoir des permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.

Comment le maintien en zone d'attente prend-il fin ?

Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 manières : soit vous devez quitter la France, soit vous êtes autorisé à entrer temporairement en France.

Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour tout pays étranger.

Vous êtes reconduit vers l'un des pays suivants :

  • Pays d'origine
  • Pays d'où vous venez
  • Autre pays où vous pouvez être admis.

Vous pouvez être transféré dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aéroport ou du port où vous êtes maintenu.

Ce transfert n'interrompt pas la procédure de maintien en zone d'attente.

Votre entrée en France peut résulter :

  • Soit du refus du  magistrat du siège du tribunal judiciaire de prolonger votre maintien en zone d'attente
  • Soit de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente, si votre départ n'a pas pu avoir lieu.

Un visa de régularisation valable (appelé ) vous est délivré.

Avant la fin de ce délai, vous devez :

  • Soit quitter la France
  • Soit vous rendre en préfecture pour déposer une demande de carte de séjour, si vous y êtes autorisé.

Si vous êtes , vous êtes confié à l'aide sociale à l'enfance ou directement à une structure spécialisée dans l’accueil des mineurs.

Demande d'asile

Vous pouvez être placé en zone d'attente si vous êtes un étranger arrivant en France par bateau, train ou avion que vous demandez l'asile à la frontière.

Qu'est-ce qu'une zone d'attente ?

La zone d'attente est un espace bien délimité situé dans l’un des lieux suivants :

  • Aéroport (Roissy, Orly, etc.),
  • Port ou à proximité d'un lieu de débarquement (Marseille, Calais, etc.),
  • Gare ferroviaire ouverte au trafic international (Paris-Gare du Nord, Lille-Europe, Strasbourg, Nice, Modane, etc).

Il ne faut pas confondre une zone d'attente et un centre de rétention.

La zone s'étend des points d'embarquement et de débarquement aux points où sont effectués les contrôles des voyageurs (zones sous douane).

Elle couvre aussi les lieux où vous devez vous rendre dans le cadre de la procédure de maintien en zone d'attente et en cas de nécessité médicale (devant le tribunal ou à l'hôpital par exemple).

Dans l'attente de la décision prise sur votre situation, vous pouvez être hébergé dans une structure spécialement aménagée ou dans un hôtel à proximité de votre lieu d'arrivée.

A savoir

Si vous arrivez en groupe (au moins 10 étrangers) en dehors d'un point de passage frontalier, vous pouvez être placés dans une zone d'attente mobile temporaire. Vous serez ensuite transférés vers une zone d'attente normale (rattachée au point frontalier le plus proche).

Pour quelle durée peut-on être maintenu en zone d'attente ?

Vous restez en zone d'attente le temps nécessaire que les 3 points suivants soient vérifiés :

  • Si l'examen de votre demande relève de la compétence d'un autre État
  • Si votre demande n'est pas irrecevable
  • Si votre demande n'est pas manifestement infondée.

La police aux frontières peut vous maintenir en zone d'attente pendant 4 jours maximum.

Il s'agit d'une décision écrite qui explique les raisons de votre placement en zone d’attente. Elle mentionne vos droits et délais de recours.

Elle mentionne aussi votre droit de refuser d'être rapatrié avant la fin du délai d'un jour franc.

Elle fait l'objet d'une inscription obligatoire sur un registre mentionnant votre état civil et la date et l'heure auxquelles la mesure vous a été notifiée.

La décision et la notification de vos droits vous sont communiqués dans une langue que vous comprenez.

Lorsque dans le cadre de l'examen de votre demande d'asile, l'Ofpra considère que votre cas n'est pas compatible avec le maintien en zone d'attente, vous êtes conduit hors de cette zone.

C'est notamment le cas :

  • Si vous êtes mineur
  • Si vous avez été victime de torture, de viol ou d'une autre forme grave de violence psychologique, physique ou sexuelle.

L'administration vous accorde un visa de régularisation de 8 jours et vous remet une attestation de demande d'asile.

Conditions de prolongation du maintien en zone d'attente

Avant la fin des de maintien administratif, l'administration peut saisir le du pour prolonger votre placement en zone d'attente.

Le juge peut alors prolonger votre placement en zone d'attente pour maximum.

Le juge du tribunal dont dépend la zone d'attente, statue par dans les 24 heures qui suivent le moment où il a été saisi (ou dans les 48 heures si l'instruction le nécessite ou si le placement en zone d'attente concerne un nombre important d'étrangers en même temps).

L'ordonnance vous est ainsi qu'au préfet et au .

L'audience peut se tenir au tribunal ou dans une salle proche de la zone d'attente.

Le juge peut être saisi pour 2 prolongation qui ne peut intervenir qu'à titre exceptionnel ou en cas de volonté délibérée de votre part de faire échec à votre départ. Cette prolongation est de maximum.

Si l'ordonnance met fin à votre maintien en zone d'attente, vous êtes, à partir de sa notification, maintenu à la disposition de la justice pendant 10 heures (sauf décision contraire du procureur).

Durant cette période, vous pouvez, si vous le souhaitez, contacter votre avocat ou toute personne de votre choix et demander l'assistance d'un médecin.

Au total, la durée de votre maintien en zone d'attente ne peut pas dépasser (4 jours de maintien administratif + 1 prolongation judiciaire de 8 jours maximum + 2 prolongation judiciaire de 8 jours maximum).

Recours contre la prolongation du maintien en zone d'attente

Vous pouvez contester l'ordonnance de prolongation dans les 24 heures de son prononcé.

Vous devez saisir le 1 président de la cour d'appel (ou son délégué).

Il doit alors rendre une décision dans les 48 heures.

Votre appel n'est pas  : vous pouvez être reconduit avant la décision du juge.

Où s'adresser : Cour d'appel

Ensuite, si vous voulez contester l'ordonnance de la cour d'appel, vous pouvez .

Où s'adresser : Cour de cassation

Quels droits a-t-on en zone d'attente ?

Les droits diffèrent selon que vous êtes un mineur isolé ou non.

Vous êtes informé dans les meilleurs délais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprète et d'un médecin.

Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.

Où s'adresser : Avocat

Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire.

La langue que vous avez déclarée comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure.

Sinon, la langue utilisée est le français.

Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour toute destination située hors de France.

Le procureur de la République et le  du peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.

Le peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.

Des agents de l' sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.

Plusieurs peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent avoir des permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.

Si vous êtes et entré en France sans , vous ne pouvez être placé et maintenu en zone d’attente que dans les cas suivants  :

  • Provenance d’un pays considéré comme un pays d’origine sûr
  • Demande de réexamen qui n’est pas irrecevable
  • Présentation de faux documents d’identité, de voyage, dissimulation ou falsification d’informations
  • Menace grave pour l’ordre public.

Si vous êtes et entré en France sans représentant légal, le vous désigne sans délai un .

Cet administrateur vous assiste et vous représente dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles concernant votre maintien en zone d'attente et votre entrée en France.

Il doit se rendre obligatoirement auprès de vous.

Vous êtes informé dans les meilleurs délais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprète et d'un médecin.

Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.

Où s'adresser : Avocat

Le délégué du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et ses représentants ont accès aux zones d'attente.

Vous pouvez demander à vous entretenir de façon confidentielle avec eux.

Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire.

La langue que vous avez déclarée comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure.

Sinon, la langue utilisée est le français.

Le procureur de la République et le du peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.

Le peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.

Des agents de l' sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.

Plusieurs peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent avoir des permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.

Comment le maintien en zone d'attente prend-il fin ?

Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 manières :

  • Soit vous devez quitter la France
  • Soit vous êtes autorisé à entrer temporairement en France.

Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour tout pays étranger.

Vous êtes reconduit vers l'un des pays suivants :

  • Pays d'origine
  • Pays dont vous venez
  • Autre pays où vous pouvez être admis.

Vous pouvez être transféré dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aéroport ou du port où vous êtes maintenu.

Ce transfert n'interrompt pas la procédure de maintien en zone d'attente.

Votre entrée en France peut résulter :

  • Soit du refus du  magistrat du siège du tribunal judiciaire de prolonger votre maintien en zone d'attente
  • Soit de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente (20 ou 26 jours) si votre départ n'a pas pu avoir lieu
  • Soit d'une décision favorable du ministère de l'intérieur sur le caractère fondé de votre demande d'asile à la frontière ou de votre demande de séjour à titre humanitaire.

Un visa de régularisation valable (appelé ) vous est délivré.

Avant la fin de ce délai, vous devez :

  • Soit quitter la France
  • Soit, si vous y êtes autorisé, vous rendre en préfecture, pour déposer une demande de carte de séjour ou faire pré-enregistrer votre demande d'asile.

Si vous êtes , vous êtes confié à l'aide sociale à l'enfance ou directement à une structure spécialisée dans l’accueil des mineurs.

Décrets et arrêtés de mise en conformité avec le pacte européen sur la migration et l’asile

Le pacte européen sur la migration et l’asile prévoit plusieurs dispositions avec lesquelles le droit national doit être mis en conformité pour le 12 juin 2026. Dans cette perspective, 6 décrets sont parus au Journal officiel du 7 juin 2026, 1 décret et 3 arrêtés sont parus au Journal Officiel du 10 juin 2026, 3 arrêtés sont parus au Journal Officiel du 12 juin 2026, un décret est paru au Journal Officiel du 13 juin 2026. Ils modifient certaines dispositions dans les domaines suivants : délai de recours devant la CNDA, procédure de demande d’asile, conditions matérielles d’accueil, zones d’attente, délais de recours contre certaines décisions d’éloignement.

Référence : Décision de placement en zone d'attente

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L341-1 à L341-4

Référence : Décision judiciaire

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L342-1 et suivants

Référence : Asile à la frontière

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L350-1 à 352-9

Référence : Transfert vers une autre zone d'attente

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L343-9 à L343-11

Référence : Fin du maintien en zone d'attente

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L342-19

Référence : Délimitation de la zone d'attente

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R341-2

Référence : Droits des étrangers maintenus en zone d'attente

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R343-1 à R343-11

Référence : Décision du juge des libertés et de la détention

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R342-2 à R342-9

Référence : Voies de recours

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R342-10 à R342-19

Référence : Conditions d'accès du délégué du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ou de ses représentants

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R343-12 à R343-17

Référence : Conditions d'accès des associations humanitaires

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R343-18 à R343-24

Référence :

Arrêté du 28 février 1996 désignant les gares ferroviaires ouvertes au trafic international

Définition : Notification

Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Définition : Magistrat du siège

Magistrat qui exerce la fonction de juger

Définition : Ordonnance

Nom donné à certaines décisions de justice prises par un magistrat unique (président de juridiction, juge d'instruction, etc.). Par exemple, une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel prise par un juge d'instruction.

Définition : Procureur de la République

Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Définition : Recours juridictionnel suspensif

Recours exercé devant un juge qui a pour effet d'empêcher l'application d'une mesure ou d'une décision, tant que celui-ci n'a pas décidé

Définition : Mineur isolé étranger

Personne âgée de moins de 18 ans, qui se trouve en dehors de son pays d'origine et qui n'est pas accompagnée d'un parent (ou d'une autre personne exerçant l'autorité parentale). On parle aussi de mineur non accompagné (MNA)

Définition : Européen (UE + EEE + Suisse)

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse

Définition : Représentant légal

Personne désignée par la loi pour représenter et défendre les intérêts d'une autre personne. Par exemple, le père ou la mère d'un enfant mineur ou le dirigeant d'un organisme

Définition : Ordre public

Ensemble des règles et principes fondamentaux du droit

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