Don d'organe (prélèvement sur une personne vivante)
Qui peut faire un don d'organe de son vivant ?
Don au sein de l'entourage proche
Une personne malade peut recevoir un don d'organe de votre part , c'est-à-dire :
Son père ou sa mère Son conjoint Le conjoint de son père ou de sa mère Son fils ou sa fille Son frère ou sa sœur Ses grands-parents, oncles ou tantes, cousins ou cousines germaines La personne avec laquelle elle vit en couple depuis au moins 2 ansToute personne avec laquelle elle entretient un lien affectif étroit et stable depuis au moins 2 ans.
Don croisé
En cas d'incompatibilité entre vous et le receveur, vous et ce receveur pouvez vous voir proposer le recours à un don croisé d'organes.
Cela consiste pour un receveur potentiel à bénéficier du don d'une autre personne ayant exprimé l'intention de don et également placée dans une situation d'incompatibilité à l'égard du receveur initialement désigné. Ce dernier bénéficiant du don d'un autre.
Le nombre maximal de paires de donneurs-receveurs pouvant être impliquées dans un don croisé est de 6.
Dans le cadre d'un don croisé d'organes, il peut y avoir recours à un organe prélevé sur une personne décédée.
Cette procédure préserve l' entre donneur et receveur.
A savoir
Quelle est la procédure pour un don d'organe de son vivant ?
Information du donneur
Avant d'exprimer votre consentement, vous êtes informé des faits suivants :
Risques encourus Conséquences éventuelles du prélèvement (conséquences prévisibles d'ordre physique ou psychologique, répercussions éventuelles sur votre vie personnelle, familiale et professionnelle) Résultats qui peuvent être attendus de la greffe pour le receveur Éventuellement, des conditions d'un don croisé notamment sur la possibilité de recourir à un organe prélevé sur une personne décédée.
Pour cela, vous êtes reçu par un comité d'experts. Le comité s'assure que votre choix est libre et que vous avez conscience des enjeux et des risques éventuels de l'opération.
A savoir
Recueil du consentement par écrit du donneur
Vous devez, de votre propre initiative, exprimer votre consentement par écrit devant le président du tribunal judiciaire ou un magistrat désigné par lui. Vous pouvez revenir sur votre décision à tout moment.
Vous pouvez saisir l'un des tribunaux judiciaires suivants :
Celui du lieu de l'établissement de santé où le prélèvement est envisagé Celui du lieu de l'établissement de santé où le receveur est hospitalisé Celui du lieu de votre résidence si vous vivez en France.
Où s'adresser :
A savoir
Des particularités existent si une urgence vitale est avérée.
Vous devez remplir le formulaire cerfa n°15427 et le transmettre au tribunal judiciaire :
Consentement au don d'organe entre personnes vivantes en l'absence d'urgence vitale
Le formulaire cerfa 15427*02Où s'adresser :
En cas d'urgence vitale attestée par le médecin responsable du service où le prélèvement est envisagé, vous adressez au un document signé indiquant votre consentement au don et votre lien avec le receveur.
Le procureur atteste par écrit qu'il a reçu ce consentement et en informe le médecin responsable.
Où s'adresser :
Autorisation de prélèvement
Vous devez adresser au comité d'expert une demande d'autorisation de prélèvement. Votre demande doit être accompagnée de la copie de l'acte par lequel a été recueilli votre consentement.
Après délibérations, la décision autorisant le prélèvement est prise par le comité d'experts à la majorité.
La décision est communiquée par tout moyen qui permet d'en garder une trace écrite aux 2 personnes suivantes :
Vous-même Médecin responsable du service où le prélèvement est envisagé. Il la transmet l'autorisation au directeur de l'établissement.
Quelle est la prise en charge des frais pour un don d'organe de son vivant ?
Frais de transport Frais d'hébergement hors hospitalisation dans la limite de 200 € par jourTotalité des frais d'hospitalisation (y compris le forfait hospitalier), d'examen et de traitements prescrits en vue du prélèvement Frais de suivi et de soins en raison du prélèvement dont vous avez fait l'objet Indemnité journalière éventuelle pour perte de rémunération, limitée à 167,82 € bruts.
