Un salarié peut-il contester un licenciement économique après avoir accepté un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ?
Le salarié ayant accepté un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) dispose d'un délai de 12 mois à compter de cette acceptation pour contester certains éléments du licenciement économique, notamment le motif économique, l'ordre des licenciements, la procédure suivie ou l'absence d'information sur la priorité de réembauche. La contestation s'effectue auprès du conseil de prud'hommes.
Pièces à fournir
- Requête aux fins de saisine du conseil de prud'hommes (CPH) par un salarié
- Timbre fiscal électronique de 50 € (sauf bénéficiaire de l'aide juridictionnelle)
- Documents justifiant le préjudice subi (selon la nature de la contestation)
Délais
Délai maximum de 12 mois à compter de la date d'acceptation du CSP pour saisir le conseil de prud'hommes ; délai de régularisation d'1 mois en cas de non-paiement du timbre fiscal.
Points de vigilance
- Omission du paiement du timbre fiscal de 50 € au moment du dépôt de la requête
- Saisine du conseil de prud'hommes au-delà du délai de 12 mois suivant l'acceptation du CSP
- Défaut de preuve du préjudice subi, particulièrement en cas de contestation sur l'absence d'information relative à la priorité de réembauche
- Dépôt de la requête devant un conseil de prud'hommes territorialmente incompétent
- Absence de documentation des éléments de procédure non respectés (consultation du CSE, convocation à l'entretien préalable)
Questions fréquentes
Quels sont les motifs de contestation possibles après acceptation du CSP ?
Le salarié peut contester le motif économique du licenciement, l'ordre des licenciements défini par l'employeur, le non-respect de la procédure préalable, la notification du licenciement effectuée par l'employeur au lieu de l'administrateur judiciaire en cas de redressement judiciaire, ou l'absence d'information sur la priorité de réembauche.
Quel est le point de départ du délai de 12 mois ?
Le délai de 12 mois est calculé à partir de la date à laquelle le salarié a accepté le contrat de sécurisation professionnelle.
Vers quel organisme le salarié doit-il se tourner pour contester ?
Le salarié doit saisir le conseil de prud'hommes compétent territorialement, soit celui du lieu de l'établissement où s'effectue le travail, soit celui du lieu de conclusion du contrat ou du siège de l'entreprise, soit celui du domicile du salarié si celui-ci travaille à domicile.
Quel est le coût de la procédure ?
Un timbre fiscal électronique de 50 € est requis pour introduire la demande en justice, sauf pour les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle. Ce timbre s'achète uniquement en ligne par carte bancaire.
Quelles indemnités peuvent être obtenues en cas de gain du procès ?
Le salarié peut obtenir des dommages et intérêts en fonction du préjudice subi, variable selon la nature de la contestation (motif économique inexistant, non-respect de l'ordre des licenciements, vices de procédure ou absence d'information).
Textes de référence
- Code du travail : article L1233-67
- Code du travail : articles L1411-1 à L1411-6
Quel est le délai pour contester un licenciement économique après l'acceptation du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ?
Quels sujets peuvent être contestés en cas d'acceptation du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ?
Motif économique de licenciement à l'origine de la proposition du CSPOrdre des licenciements définis par l'employeurProcédure préalable à l'acceptation du CSP ( , convocation à l'consultation du CSE entretien préalable par exemple)Notification du licenciement par l’employeur et non parl’administrateur judiciaire en cas de redressement judiciaireAbsence d'information de l'employeur sur lapriorité de réembauche si le salarié a subi un préjudice.
Quelle procédure doit respecter le salarié pour contester un licenciement économique en cas d'acceptation du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ?
Procédure pour contester un licenciement économique
Pour contester un licenciement, le salarié doit saisir le .
Un formulaire de requête est disponible :
Coût de la procédure
Vous devez régler un de , sauf si vous êtes bénéficiaire de .
Ce timbre fiscal électronique s’achète . Le paiement se fait par .
Attention
Lieu de dépôt de la demande
La doit être présentée au géographiquement compétent :
Lieu où est situé l' dans lequel le salarié effectue son travailétablissement Lieu où le contrat de travail a été conclu oulieu où se situe l'entreprise qui l'emploieLieu de son domicile si le salarié travaille à son domicile ou en dehors de tout établissement ou de toute entreprise.
Où s'adresser :
Quelles peuvent être les conséquences de la contestation du licenciement après l'acceptation du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ?
Le juge du conseil de prud'hommes peut estimer que le si le motif économique est ou .
Si l'employeur , le salarié peut demander des en fonction du préjudice subi.
Si l'employeur de la procédure de licenciement préalable à l'acception du CSP (consultation du , entretien préalable, par exemple), le salarié peut demander des en fonction du préjudice subi.
Si le licenciement est prononcé par l’employeur en cas de redressement judiciaire, le salarié peut demander des en fonction du préjudice subi.
Le salarié qui accepte le CSP peut bénéficier de la .
Le salarié qui n’a pas été informé de la priorité de réembauche le salarié peut demander des en fonction du préjudice subi.
Attention
Requête aux fins de saisine du conseil de prud'hommes (CPH) par un salarié
Le formulaire cerfa 15586*09Acheter un timbre fiscal électronique pour engager une procédure judiciaire civile
Référence : Contrat de sécurisation professionnelleDéfinition : Administrateur judiciaire
Définition : Aide juridictionnelle
Définition : Irrecevable
Définition : Requête
Définition : Établissement (droit du travail)
Définition : Saisine
Définition : Dommages et intérêts
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