Cet été, les incendies de forêt ont mis en lumière une obligation souvent oubliée : les employeurs doivent évaluer les risques liés à la pollution de l'air résultant des fumées et mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées. Cette évaluation doit se faire en concertation avec les représentants du personnel ou directement avec les salariés concernés.
Plusieurs solutions concrètes permettent de concilier protection et continuité d'activité. Le télétravail figure en première ligne des mesures recommandées. Limiter les déplacements et les activités en plein air constitue une autre piste. Enfin, en cas d'exposition prolongée aux fumées, le port d'un masque FFP2 s'impose pour les salariés qui ne peuvent pas rester à l'intérieur.
Les dispositifs de soutien disponibles pour l'entreprise
Au-delà de ces mesures immédiates, les employeurs disposent de plusieurs leviers pour organiser le temps de travail. La récupération des heures perdues peut être mise en place avec l'accord du salarié. L'activité partielle constitue une option pour les entreprises obligées de réduire temporairement leur activité. Les jours de repos ou de congés, pris avec l'accord du salarié, offrent une flexibilité supplémentaire.
Les entreprises et indépendants directement touchés par les incendies peuvent également mobiliser des aides d'urgence via l'Urssaf et le CPSTI (Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants). Le ministère du Travail a publié une foire aux questions spécifique pour accompagner les structures dans cette crise.