Depuis le 5 août 2026, les animaleries et établissements de vente d'animaux de compagnie risquent des sanctions bien plus strictes. Le décret du 1er août 2026 crée pour la première fois des amendes explicites visant à renforcer la protection des chiens et des chats commercialisés dans ces lieux.
La loi interdisait déjà la vente de chiens et de chats en animalerie, ainsi que l'exposition d'animaux visibles depuis la voie publique. Mais ces interdictions ne s'accompagnaient pas de sanctions précises. Le nouveau décret comble cette lacune en créant une contravention de 5e classe pour deux infractions : la cession à titre onéreux ou gratuit de chats ou de chiens en animalerie, et l'exposition d'animaux visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique. Une contravention de 5e classe peut atteindre 1 500 euros.
Les animaleries restent cependant autorisées à organiser des « journées d'adoption ». Ces événements permettent de présenter des chats et des chiens appartenant à des fondations ou des associations, issus d'abandons ou dont les anciens propriétaires n'ont pas été localisés. Ces présentations doivent obligatoirement se dérouler en présence de bénévoles des organisations partenaires. Cette exception reconnaît le rôle utile des animaleries dans le sauvetage et le rehoming d'animaux abandonnés.
Les établissements de vente restent soumis aux conditions d'exercice existantes : immatriculation officielle, respect des normes sanitaires et des règles de bien-être animal. Les maltraitances animales peuvent être signalées auprès des autorités compétentes, qui disposent d'autres pouvoirs de sanction.