Depuis le 11 juillet 2026, les jeunes en engagement de service civique ont la possibilité de suspendre temporairement leur mission initiale pour renforcer les équipes déployées face à une crise majeure. Cette nouveauté, créée par le décret du 9 juillet 2026, offre une flexibilité nouvelle aux volontaires et reconnaît leur rôle potentiel dans la gestion des situations d'urgence.
Le congé exceptionnel s'adresse à toute personne déjà engagée en service civique, soit les jeunes de 16 à 25 ans (jusqu'à 30 ans si handicapé) ayant souscrit un contrat de 6 à 12 mois. Il peut être mobilisé en cas de calamité naturelle : épisodes de forte chaleur, incendies ou inondations de grande ampleur, pandémie ou situations similaires. Le volontaire doit alors être affecté à des missions précises visant la protection des populations, l'approvisionnement en biens de première nécessité, la satisfaction de besoins prioritaires de la Nation, ou la préservation de l'environnement.
Durée et procédure de demande
Le congé initial dure une semaine et peut être renouvelé dans la limite d'un mois total. Particularité importante : le temps consacré à cette mission d'urgence compte comme du service civique normal et s'intègre dans la durée globale de l'engagement. Le contrat initial n'est ni suspendu ni prolongé. Pour l'obtenir, le volontaire adresse une demande écrite à l'organisme qui l'emploie, accompagnée d'un justificatif de l'organisme d'accueil indiquant la durée et la nature de la mission d'urgence. L'organisme dispose de 2 jours ouvrés pour répondre ; au-delà, l'accord est tacitement accordé.
Indemnité et prise en charge
L'indemnité versée au volontaire pendant la période d'urgence est assumée par l'organisme auprès duquel il s'engage pour cette mission temporaire, et non par son organisme de rattachement initial. Cette distinction financière évite une charge supplémentaire pour l'employeur initial du volontaire.