Contrôle d'un salarié en arrêt de travail : quelles sont les règles ?

Pendant un arrêt maladie, le salarié doit respecter les prescriptions fixées par le médecin. Une visite de contrôle peut avoir lieu à l'initiative de la Sécurité sociale ou à la demande de l'employeur. Un arrêt non justifié ou le non-respect des obligations expose à la suspension des indemnités journalières et complémentaires.

Pièces à fournir

  • Justificatif d'absence en cas de sortie (attestation de rendez-vous médical, convocation, certificat)
Préparer mon dossier

Délais

Un recours devant la Commission de recours amiable doit être formé dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision de l'organisme de Sécurité sociale.

Points de vigilance

  • S'absenter du domicile pendant les heures d'interdiction de sortie (9h à 11h et 14h à 16h) sans justificatif.
  • En cas de sortie libre autorisée, omettre d'informer l'employeur des heures exactes d'absence.
  • Refuser la contre-visite ou la convocation au cabinet, ce qui peut interrompre les indemnités complémentaires.

Questions fréquentes

Qui peut contrôler un arrêt maladie ?

L'organisme de Sécurité sociale (CPAM ou MSA), par un contrôle administratif ou médical, et l'employeur qui verse des indemnités complémentaires, par une contre-visite médicale.

Quelles sont les heures de présence obligatoire au domicile ?

Le salarié doit rester présent de 9h à 11h et de 14h à 16h, sauf sortie libre autorisée dont les horaires d'absence sont communiqués à l'employeur.

Comment contester la décision de l'assurance maladie ?

En saisissant la Commission de recours amiable dans les 2 mois, puis, en cas de désaccord, le tribunal judiciaire (pôle social) dans un nouveau délai de 2 mois.

Quelle règle s'applique en Alsace-Moselle ?

L'employeur ne peut pas ordonner de contre-visite médicale : le contrôle relève uniquement de l'Assurance maladie.

📝 Besoin d'un courrier pour cette démarche ? Modèles gratuits à télécharger ou personnaliser en ligne.

Textes de référence

Pendant un arrêt maladie, le salarié doit respecter les obligations (appelées prescriptions) qui sont fixées par son médecin. Une visite de contrôle peut être effectuée à son domicile soit à l'initiative de la Sécurité sociale, soit à la demande de son employeur. En cas d'arrêt maladie non justifié ou de non-respect de ses obligations, le salarié risque la suspension du versement des indemnités journalières (IJ) et des indemnités complémentaires. Voici les informations à retenir.

Par la Sécurité sociale

Dans quels cas un contrôle peut-il être effectué par l’organisme de Sécurité sociale ?

Si le salarié perçoit des indemnités journalières, son organisme de Sécurité sociale (la CPAM ou la MSA) peut effectuer un contrôle.

Il peut s'agir :

  • d’un contrôle administratif qui permet de vérifier que le salarié est à son domicile pendant les heures d'interdiction de sortie,
  • ou d’un contrôle médical qui permet de vérifier si son état de santé justifie l'arrêt de travail prescrit.

A savoir

Le salarié ne reçoit pas de convocation à l'avance, le contrôle s'effectue de façon inattendue.

Comment se déroule le contrôle effectué par l’organisme de Sécurité sociale ?

Le contrôle peut se dérouler sur place (au domicile du salarié) ou être effectué sur dossier. Dans ce dernier cas, la CPAM ou MSA demande au salarié de lui communiquer des documents complémentaires.

Quelles sont les conséquences en cas d’irrégularité observée lors du contrôle effectué par l’organisme de Sécurité sociale ?

Contrôle administratif

Le contrôle administratif est effectué par un agent mandaté par l’organisme d’Assurance maladie.

Il vise notamment à vérifier la présence du salarié à son domicile pendant les périodes où il doit y rester.

Si le contrôle ne peut pas avoir lieu parce que le salarié est absent de son domicile, le versement des indemnités journalières peut être suspendu.

Des pénalités financières peuvent également être prononcées en cas de fausse déclaration ou de fraude.

Le salarié est informé par écrit :

  • de la constatation de l’irrégularité,
  • de la suspension éventuelle des indemnités journalières,
  • et, si c’est le cas, de la pénalité financière envisagée.

Le salarié doit être en mesure de justifier son absence (par exemple, en cas de rendez-vous médical).

Contrôle médical

Le contrôle médical est effectué par le médecin-conseil de l'organisme de Sécurité sociale.

S'il juge l’arrêt de travail injustifié, le salarié en est informé immédiatement. Le médecin-conseil avise également le médecin traitant du salarié.

La CPAM ou la MSA informe également le salarié, par courrier, des conséquences de sa décision, notamment de la date de reprise du travail et de la fin du versement des indemnités journalières.

L’assuré peut-il contester la décision de l’assurance maladie ?

Le salarié peut contester la décision de la CPAM ou de la MSA en saisissant la Commission de recours amiable (CRA).

Il dispose d’un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision pour effectuer ce recours.

Si le salarié n’est pas d'accord avec la décision de la CRA, il peut engager un recours contentieux devant le tribunal judiciaire (pôle social) de son domicile. Le recours contentieux doit être exercé dans un délai de 2 mois :

  • à compter de la notification de la décision de la CRA
  • ou, en l’absence de réponse de la CRA, à compter de l’expiration du délai de 2 mois dont elle dispose pour répondre.

Lorsque la situation du salarié relève de la commission médicale de recours amiable (CMRA), le délai court :

  • à compter de la notification de sa décision
  • ou, en l’absence de réponse, à compter de l’expiration du délai de 4 mois dont elle dispose pour répondre.

Quelles conséquences en cas de fraude dans le cas d’un arrêt maladie ?

Si le salarié a perçu des indemnités auxquelles il n'avait pas ou plus droit (notamment en cas de fraude), ces organismes peuvent lui demander par écrit le remboursement des sommes perçues indûment (à tort).

Une copie de ce courrier est adressée à son employeur.

L’employeur peut aussi mettre fin au versement des indemnités complémentaires.

A savoir

L’organisme complémentaire (mutuelle ou organisme de prévoyance) peut également effectuer des vérifications dans les conditions prévues par le contrat. Ces vérifications peuvent notamment porter sur le respect des obligations du salarié pendant l’arrêt de travail.

Par l'employeur

Les règles de la contre-visite médicale demandée par l'employeur sont désormais les mêmes en métropole, . Depuis le 27 juin 2026, l'employeur peut en effet faire procéder à une contre-visite médicale lorsqu'il maintient le salaire d'un salarié relevant du régime local d'Alsace-Moselle.

Référence : Contrôle médical

Code de la sécurité sociale : articles L315-1 à L315-4

Référence : Articles L323-6 et L323-7

Code de la sécurité sociale : articles L323-1 à L323-7

Référence : Article R323-12

Code de la sécurité sociale : articles R323-1 à R323-12

Référence : Conditions pour bénéficier des indemnités complémentaires

Code du travail : articles L1226-1 et L1226-1-1

Référence : Contre-visite

Code du travail : article R. 1226-10 à R. 1226-12

Référence : Alsace-Moselle : absence de contre-visite médicale

Code du travail : article L1226-23

Définition : Alsace-Moselle

Départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle

Information officielle issue de Service-Public.fr. Guide-Administratif.fr en facilite l'accès et vous oriente vers les organismes près de chez vous.