Nationalité française d'un enfant adopté

L'adoption plénière attribue automatiquement la nationalité française à l'enfant adopté. En cas d'adoption simple, l'enfant mineur peut acquérir la nationalité française par déclaration, sous conditions de résidence et selon le statut de l'adoptant (résident en France ou à l'étranger).

Pièces à fournir

  • Demande de nationalité française sur papier libre
  • Copie certifiée conforme du jugement d'adoption
  • Copie intégrale de l'acte de naissance du mineur (français ou étranger)
  • Justificatif d'identité du mineur (titre d'identité, passeport, carte scolaire)
  • Justificatif de domicile
  • Photographie d'identité récente
  • Copie intégrale de l'acte de naissance de l'adoptant
  • Certificat de nationalité française ou documents attestant la nationalité française de l'adoptant
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Délais

Décision d'enregistrement ou de refus dans les 6 mois suivant la date du récépissé. En l'absence de réponse dans ce délai, la déclaration est enregistrée d'office.

Points de vigilance

  • Non-respect de la condition d'âge : l'adopté doit être mineur (moins de 18 ans) le jour de la convocation au tribunal
  • Absence de résidence en France avec l'adoptant si celui-ci réside en France, ou absence de résidence avec l'adoptant si celui-ci réside à l'étranger
  • Adoptant qui n'était pas français à la date de l'adoption
  • Documents étrangers non traduits par un traducteur agréé ou non légalisés/apostillés
  • Mensonge ou fraude dans la déclaration, pouvant entraîner la contestation du ministère public dans les 2 ans suivant la découverte

Questions fréquentes

L'enfant adopté en adoption plénière acquiert-il automatiquement la nationalité française ?

Oui, l'adoption plénière attribue automatiquement la nationalité française à l'enfant à compter de la décision d'adoption.

Quel est l'âge limite pour demander la nationalité française en adoption simple ?

L'enfant adopté doit être mineur (moins de 18 ans) le jour de la convocation au tribunal pour souscrire la déclaration de nationalité française.

Où adresser la demande de nationalité française selon le lieu de résidence ?

En France, la demande est adressée au tribunal judiciaire ou tribunal de proximité du lieu de résidence du mineur. À l'étranger, elle est adressée au consulat général de France.

Que faire si la demande de nationalité française est refusée ?

Un recours peut être introduit dans un délai de 6 mois à partir de la notification du refus. L'avocat est obligatoire pour cette démarche.

L'enfant adopté peut-il conserver sa nationalité d'origine ?

Cela dépend de la législation du pays d'origine. Certains pays ne reconnaissent pas la double nationalité. Il est nécessaire de se renseigner auprès de l'ambassade du pays concerné.

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Textes de référence

  • Code civil : article 21
  • Code civil : articles 21-7 à 21-11
  • Code civil : articles 21-12 à 21-14
  • Code civil : articles 26 à 26-5
  • Décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française

Vous adoptez un enfant étranger et voulez savoir s'il acquiert automatiquement la nationalité française ? Nous vous indiquons les informations à connaître selon que l'enfant est adopté par adoption simple ou par adoption plénière.

L'adoption crée un lien de filiation entre l'adoptant et l'adopté. Elle peut être simple ou plénière.

Dans le cas de l'adoption simple, l'adopté conserve tous ses liens avec sa famille d'origine.

Dans le cas de l'adoption plénière, l'adopté a une nouvelle filiation qui remplace celle d'origine.

Adoption simple

Vérifier les conditions à remplir pour demander la nationalité française

Les conditions varient selon que l'adoptant réside en France ou à l'étranger.

doit remplir les conditions suivantes :

  • Être mineur (moins de 18 ans) le jour de la convocation au tribunal pour souscrire la déclaration de nationalité française
  • Résider en France avec l’adoptant.

doit être Français à la date de l'adoption.

doit être mineur (moins de 18 ans) le jour de la convocation au tribunal pour souscrire la déclaration de nationalité française. Il doit résider avec l’adoptant.

doit être Français à la date de l'adoption.

A savoir

Si l’enfant adopté ne remplit pas ces conditions, il peut devenir français à sa majorité s'il remplit les conditions d'acquisition automatique de la nationalité française. Si ce n'est pas le cas, il peut, sous conditions, acquérir la nationalité française par naturalisation.

Faire la demande de nationalité française

La demande est faite sur papier libre.

L'enfant adopté est convoqué au tribunal pour souscrire la déclaration, c’est-à-dire la signer.

Le représentant légal de l'enfant adopté date et signe la déclaration si l'enfant a moins de 16 ans, ou s'il est sous tutelle, ou si un handicap l'empêche d'exprimer sa volonté.

Le mineur de plus de 16 ans signe lui-même la déclaration.

Le greffe, ou le consulat si le mineur vit à l’étranger, établit la déclaration de nationalité française, en 2 exemplaires, à partir des informations contenues dans la demande et des documents fournis.

Documents à fournir

Les documents à fournir sont les suivants :

  • Demande de nationalité française sur papier libre

    La demande doit mentionner les nom(s) de famille, prénom(s), date et lieu de naissance, adresse du mineur, et si nécessaire l'adresse de son ou de ses représentants légaux. Il est utile de préciser un numéro de téléphone et une adresse mail.

  • Copie certifiée conforme du jugement d'adoption.

  • Copie intégrale de l'acte de naissance français ou étranger
  • Justificatif d'identité. Par exemple, titre d'identité républicain, passeport étranger, carte scolaire.
  • Justificatif de domicile
  • Photographie d'identité récente
  • Si nécessaire, passeport étranger s’il a la nationalité d'un pays non européen (UE) et s'il s’est rendu dans l'espace Schengen à partir d’un pays ne faisant pas partie de cet espace pour une durée inférieure à 3 mois au cours des 5 années précédant la déclaration de nationalité.

  • Copie intégrale de l'acte de naissance
  • Certificat de nationalité française ou tous documents attestant de la nationalité française
  • Justificatif d'identité. Par exemple, carte nationale d'identité, passeport français, permis de conduire.

Des pourront être demandés par le service en charge de l'instruction de votre demande en fonction de votre situation.

Consignes sur les documents à fournir

Chaque document rédigé en langue étrangère doit être accompagné d'une traduction, . La traduction doit être faite par un .

Pour éviter d'avoir à traduire certains documents délivrés par un pays de , un peut être joint. Consultez le pour avoir des informations complémentaires.

Certains documents établis à l'étranger doivent être ou pour être acceptés en France. Renseignez-vous auprès de l'ambassade ou au consulat du pays concerné.

Envoyer ou déposer la demande de nationalité française

La demande de nationalité française est à adresser au tribunal judiciaire ou de proximité du lieu de résidence du mineur.

Vous pouvez déposer votre dossier ou l'envoyer par courrier.

Vous serez convoqué au tribunal pour souscrire la déclaration, c’est-à-dire la signer (le mineur de plus de 16 ans ou les pour les moins de 16 ans).

Un vous est adressé lorsque le dossier est complet.

La demande de nationalité française est à adresser au consulat général de France.

Vous pouvez déposer votre dossier ou l'envoyer par courrier.

Vous serez convoqué au consulat pour souscrire la déclaration, c’est-à-dire la signer (le mineur de plus de 16 ans ou les pour les moins de 16 ans).

Un vous est adressé lorsque le dossier est complet.

Si la déclaration de nationalité française de l'adopté est refusée, faire un éventuel recours

Le tribunal judiciaire, ou le ministère de la justice si la déclaration a été souscrite à l’étranger, vous notifie sa décision motivée de refus.

Vous pouvez faire un recours dans un délai de 6 mois à partir de la date de la notification.

La notification indique comment faire un recours.

L'avocat est obligatoire. C'est lui qui se charge de la démarche.

Si la déclaration de nationalité française de l'adopté est acceptée, conserver une copie avec la mention "enregistrée"

Une décision d'enregistrement de la déclaration ou de refus d’enregistrement doit intervenir dans les 6 mois suivant la date du récépissé.

En l'absence de réponse dans ce délai, la déclaration de nationalité française de l'enfant adopté est enregistrée d’office (acceptée).

La déclaration de nationalité française prend effet à la date à laquelle elle a été souscrite, c’est-à-dire la date à laquelle elle a été signée par le déclarant ou ses représentants légaux.

Vous recevez en mains propres une copie de la déclaration avec la mention de l'enregistrement, remise par le tribunal ou par le consulat. Conservez cette copie car aucun autre exemplaire ne peut être délivré.

Une fois reçu ce document, vous pouvez faire la demande d'une carte d'identité et d'un passeport pour l'enfant adopté.

A savoir

L'adopté peut conserver sa nationalité d'origine si la réglementation du pays concerné le permet. En effet, certains pays ne reconnaissent pas la double nationalité. Renseignez-vous auprès de l'ambassade du pays d'origine.

Adoption plénière

Référence : Effet de l'adoption simple sur la nationalité de l'adopté

Code civil : article 21

Référence : Acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en France

Code civil : articles 21-7 à 21-11

Référence : Déclaration de nationalité française à la suite d'une adoption simple (article 21-12)

Code civil : articles 21-12 à 21-14

Référence : Déclaration de nationalité française

Code civil : articles 26 à 26-5

Référence :

Décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française

Définition : Filiation

Lien juridique entre un enfant et son père et/ou sa mère

Définition : Représentant légal

Personne désignée par la loi pour représenter et défendre les intérêts d'une autre personne. Par exemple, le père ou la mère d'un enfant mineur ou le dirigeant d'un organisme

Définition : Tutelle

Mesure prise par le juge pour protéger une personne qui n'est plus en état de veiller sur ses intérêts.

Définition : Greffe

Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission

Définition : Union européenne (UE)

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

Définition : Pays membres de l'espace Schengen

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande (hors UE), Italie, Lettonie, Liechtenstein (hors UE), Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège (hors UE), Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse (hors UE)

Définition : Apostille

Formalité consistant, après vérification de la qualité, du sceau et de la signature de l'auteur d'un acte, à apposer sur l'acte un timbre, appelé apostille. Cette formalité certifie l'origine et la signature de l'acte mais ne confirme pas son contenu.

Définition : Notification

Formalité pour tenir officiellement informée une personne du contenu d'un acte auquel elle ne fait pas partie

Définition : Notification

Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Définition : Parquet (ou ministère public)

Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions

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