Séparation des parents : relations entre l'enfant et sa famille ou ses proches

L'enfant a le droit d'entretenir des relations avec ses grands-parents, ses frères et sœurs, un ex-beau-parent. Il peut s'agir d'un droit de visite, d'un droit d'hébergement. Il s'applique aussi bien lorsque les parents vivent ensemble ou séparément. Seul l'intérêt de l'enfant peut empêcher l'exercice de ces droits. Nous vous présentons les informations à connaître.

Avec qui l'enfant peut-il entretenir des relations ?

L'enfant mineur a le droit d'entretenir des relations personnelles avec ses grands-parents, que ses parents vivent ensemble ou séparément.

L'enfant mineur peut également maintenir des liens avec un tiers autres que les grands-parents lorsque ce tiers a :

  • Résidé de manière stable avec l'enfant et l'un de ses parents
  • Contribué à son éducation, à son entretien ou à son installation
  • Noué avec lui des liens affectifs durables.

Ce tiers peut être un parent ou non de l'enfant, par exemple un ex-beau-parent, un frère, une demi-sœur, une tante.

Un parent peut-il interdire à un tiers d'avoir des relations avec l'enfant ?

Les parents ont le droit et le devoir de surveiller les relations et les communications de leur enfant mineur avec les membres de la famille et les tiers.

Dans l’intérêt de l’enfant, ils peuvent ainsi limiter ou interdire les relations de l'enfant avec un membre de la famille ou un tiers.

Comment fixer les relations personnelles avec l'enfant ?

À l'amiable

Une peut être tentée pour rétablir les liens et trouver un. Il est rédigé par le médiateur familial.

Le juge aux affaires familiales (Jaf) peut être saisi pour cet accord, ce qui lui donnera .

En cas de désaccord

Si aucun accord n'est trouvé, le Jaf peut être saisi par les personnes suivantes :

Le ou les grands-parents peuvent engager une procédure pour avec leur petit-enfant.

Ils doivent saisir par le Jaf du.

Où s'adresser : Tribunal judiciaire

L'assistance d'un avocat est .

Où s'adresser : Avocat

Les parents et les grands-parents peuvent demander si leurs revenus ne leur permettent pas de payer tout ou partie des frais.

Le Jaf statue

Il peut décider de l'entendre, si l’enfant est .

L’enfant. C'est au juge de déterminer s'il est capable de discernement et peut être entendu.

Selon la situation familiale etle juge peut décider :

  • soit d'autoriser les relations dans des conditions qu'il fixe,
  • soit de refuser ces relations.

Un conflit, même ancien, entre les parents et les grands-parents ne justifie pas forcément un refus d’entretenir des relations. Il faut que le sur l'enfant, ait des sur son équilibre psychologique et affectif ou .

Les grands-parents et les parents de l’enfant peuvent faire de la décision dans un délai .

Les frère et sœur majeurs peuvent engager une procédure contre les parents pour avec leur frère ou sœur mineur(e).

Ils doivent saisir par le Jaf du

Où s'adresser : Tribunal judiciaire

L'assistance d'un avocat est .

Où s'adresser : Avocat

Les parents et les frères ou sœurs peuvent demander si leurs revenus ne leur permettent pas de payer tout ou partie des frais.

Le Jaf peut décider d'entendre l’enfant s'il est .

L’enfant. C'est au juge de déterminer s'il est capable de discernement et peut être entendu.

Selon la situation familiale et, le juge peut :

  • soit autoriser les relations entre la fratrie dans des conditions qu'il fixe,
  • soit refuser ces relations.

Les parents et les frères et soeurs de l’enfant peuvent faire de la décision dans un délai .

Un ex-beau-père, une ex-compagne ou toute autre personne peut saisir le juge aux affaires familiales pour avec l'enfant.

Ce tiers doit que le est . Il doit établir par tous moyens (attestation, photos...) qu’il a avec l'enfant et l’un de ses parents, , son éducation ou noué des .

Le Jaf du doit être saisi par .

Où s'adresser : Tribunal judiciaire

L'assistance d'un avocat est .

Où s'adresser : Avocat

Les parents et le tiers peuvent demander si leurs revenus ne leur permettent pas de payer tout ou partie des frais.

Le Jaf statue uniquement . Il peut décider d'entendre l’enfant s'il est .

L’enfant . C'est au juge de déterminer s'il est capable de discernement et peut être entendu.

Le juge peut :

  • soit autoriser les relations dans les conditions qu'il fixe,
  • soit les refuser.

Les parents de l’enfant et les tiers peuvent faire de la décision dans un délai .

A savoir

Si l'enfant est placé (c'est-à-dire confié à un tiers, à l'aide sociale à l'enfance, dans une famille d'accueil...), les droits de visite sont accordés par le juge des enfants.

L'enfant mineur, s'il est , représenté par l'un de ses parents ou par un , peut également demander au juge l'organisation de ses relations avec ses grands-parents ou toute autre personne. Il doit avoir résidé de manière stable et avoir noué des liens affectifs durables avec ce tiers.

Comment l'enfant entretient-il des relations personnelles avec ses proches ?

L'enfant peut entretenir des relations personnelles avec un grand-parent ou un tiers de la manière suivante :

  • Droit de visite et d'hébergement (par exemple un weekend par mois ou tous les 2 mois)
  • Simple droit de visite (par exemple un dimanche par mois)
  • Droit de correspondance (par exemple un rendez-vous téléphonique ou par visioconférence régulier).

Si les parents sont séparés, le droit de visite et d'hébergement des grands-parents peut s'exercer en même temps que celui de leur propre fille ou fils, pour ne pas multiplier les droits de visite de l'enfant.

A savoir

Le droit de visite peut parfois s'exercer en présence d'un tiers ou dans un lieu neutre (par exemple dans un espace de rencontre dédié à cet effet).

Que faire si le droit de visite n'est pas respecté ?

Une plainte pour non-représentation peut être déposée si les parents ne respectent pas l'accord homologué par le juge ou la décision de justice.

Référence : Relations de l’enfant avec ses ascendants et tiers (article 371-4)

Code civil : articles 371 à 371-6

Référence : Droit de visite en lieu neutre

Code civil : articles 373-2-6 à 373-2-13

Référence : Audition de l'enfant en justice

Code de procédure civile : articles 338-1 à 338-12

Référence : Voies ordinaires de recours

Code de procédure civile : articles 538 à 541

Référence : Non représentation d’enfant (article 227-5)

Code pénal : articles 227-5 à 227-11

Définition : Homologation

Approbation d'un acte ou d'une convention par le juge

Définition : Force exécutoire

Fait pour un écrit (décision de justice ou acte notarié) de pouvoir être exécuté avec l'aide de la force publique

Définition : Assignation

Acte du commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) informant une personne qu'un procès est engagé contre elle et la convoquant devant une juridiction

Définition : Capable de discernement

Qui peut exprimer un avis réfléchi grâce à sa maturité et son degré de compréhension

Définition : Administrateur ad hoc

Personne chargée d'accompagner juridiquement un mineur non émancipé afin de protéger ses intérêts