Don de jours de repos d’un salarié à un autre salarié de l’entreprise dont l'enfant est décédé
Un salarié peut renoncer à tout ou partie de ses jours de repos non pris au profit d'un collègue de la même entreprise dont l'enfant est décédé, sous accord de l'employeur. Le salarié bénéficiaire du don conserve sa rémunération et bénéficie d'une protection contre le licenciement pendant 13 semaines suivant le décès.
Pièces à fournir
- Certificat de décès de l'enfant (à fournir par le salarié bénéficiaire du don à l'employeur)
Points de vigilance
- Oubli de demander l'accord préalable de l'employeur avant d'effectuer le don
- Don concernant les 4 premières semaines de congés payés du salarié donneur, alors que seule la 5e semaine et au-delà peut être donnée
- Absence de certificat de décès fourni par le salarié bénéficiaire du don
- Don effectué de manière non anonyme, ce qui contrevient aux conditions légales
- Tentative de don à un salarié d'une autre entreprise, le dispositif étant limité aux collègues de la même entreprise
Questions fréquentes
Quel est l'âge limite de l'enfant décédé pour bénéficier du don de jours de repos ?
L'enfant doit être âgé de moins de 25 ans au moment du décès. Le dispositif s'applique également au décès d'une personne de moins de 25 ans dont le salarié a la charge effective et permanente, notamment l'enfant du partenaire de Pacs.
Le don de jours de repos peut-il intervenir après le décès de l'enfant ?
Oui, la renonciation aux jours de repos peut intervenir au cours de l'année suivant la date du décès de l'enfant.
Quels jours peuvent être donnés par le salarié donneur ?
Le salarié donneur peut renoncer à ses jours de repos non pris à l'exception des 4 premières semaines de congés payés. Peuvent être donnés : la 5e semaine de congés payés, les jours de repos compensateurs accordés en cas de réduction du temps de travail, les autres jours de récupération, ainsi que les jours provenant d'un compte épargne temps.
Existe-t-il un nombre maximal de jours pouvant être donnés ?
Le nombre de jours donnés peut être déterminé par la convention collective applicable à l'entreprise ou par accord collectif d'entreprise. En l'absence de tels documents, l'employeur peut fixer le nombre maximal de jours de dons.
L'employeur peut-il licencier le salarié bénéficiaire du don après le décès de son enfant ?
L'employeur ne peut pas licencier le salarié pendant les 13 semaines suivant le décès de l'enfant âgé de moins de 25 ans. Toutefois, un licenciement peut intervenir en cas de faute grave de l'intéressé, d'impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger au décès, ou en cas de licenciement économique.
Textes de référence
- Code du travail : articles L1225-61-1 à L1225-65-2
Qu'est-ce que le don de jours de repos dont peut avoir droit un salarié dont l'enfant est décédé ?
A savoir
Quel est le nombre de jours de repos qu'un salarié peut donner à un autre salarié dont l'enfant est décédé ?
Soit les jours correspondant à la 5 du salarié donneur de jours de repose semaine de congés payés
Soit les jours de repos compensateurs du salarié donneur de jours de repos accordés dans le cadre d'un dispositif de réduction du temps de travail (RTT) Soit un autre jour de récupération non pris par le salarié donneur de jours de repos.
A savoir
Quelle démarche doit effectuer un salarié qui veut donner des jours de repos à un autre salarié de son entreprise dont l'enfant est décédé ?
A savoir
Que doit faire un salarié dont l’enfant est décédé qui reçoit un don de jours de repos d’un autre salarié de l’entreprise ?
Quels sont les droits du salarié bénéficiaire du don de jours de repos en cas de décès de son enfant ?
Définition : Charge effective et permanente
Définition : Convention collective
Définition : Accord collectif d'entreprise
Définition : Temps de travail effectif
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