Surveillance de sûreté d'un criminel
La surveillance de sûreté est une mesure judiciaire prise à l'encontre d'une personne ayant purgé une lourde peine de prison pour un crime grave et qui présente un risque élevé de récidive. Elle peut être ordonnée en remplacement d'une rétention de sûreté, d'un suivi socio-judiciaire, d'une surveillance judiciaire ou d'une libération conditionnelle assortie d'une injonction de soins, sous plusieurs conditions cumulatives.
Délais
Le placement sous surveillance de sûreté est prononcé pour une durée de 2 ans, renouvelable. La décision peut être contestée devant la juridiction nationale de la rétention de sûreté dans un délai de 10 jours suivant sa notification, et la décision de cette juridiction peut faire l'objet d'un pourvoi en cassation dans les 5 jours suivant sa notification.
Points de vigilance
- Le placement sous surveillance de sûreté est décidé par la juridiction régionale de la rétention de sûreté, après un débat contradictoire au cours duquel sont entendus le représentant du Parquet, le condamné et son avocat.
- Devant les juridictions de la rétention de sûreté, l'avocat est obligatoire ; l'aide juridictionnelle peut être demandée en cas de ressources insuffisantes.
- Le recours contre la décision de placement sous surveillance de sûreté n'est pas suspensif.
Questions fréquentes
Quelle juridiction ordonne le placement sous surveillance de sûreté ?
Le placement sous surveillance de sûreté est décidé par la juridiction régionale de la rétention de sûreté.
Comment contester une décision de placement sous surveillance de sûreté ?
La décision peut être contestée devant la juridiction nationale de la rétention de sûreté, qui se trouve à la Cour de cassation, dans un délai de 10 jours à partir de sa notification.
Que se passe-t-il en cas de violation des obligations liées à la surveillance de sûreté ?
La juridiction régionale de la rétention de sûreté peut placer la personne sous rétention de sûreté si elle présente de nouveau une particulière dangerosité et si le renforcement des obligations est insuffisant pour prévenir une nouvelle infraction, après avis favorable de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté.
Textes de référence
Attention
Qu'est-ce que la surveillance de sûreté ?
À quelles conditions une surveillance de sûreté peut-elle être ordonnée ?
Pour quel type d’infractions la surveillance de sûreté peut-elle être envisagée ?
Le type de qui peut entraîner un placement sous surveillance de sûreté dépend de l'âge de la personne sur laquelle cette a été commise (victime majeure ou victime mineure).
La personne doit avoir été condamnée pour avoir commis l'un des crimes suivants :
Viol aggravé (par exemple, un viol commis par plusieurs personnes ou accompagné d'actes de torture)Meurtre aggravé (le meurtre qui suit un viol, par exemple) Assassinat Torture et actes de barbarie aggravés (par exemple, lorsque la victime est décédée à la suite de ses blessures) Enlèvement ou séquestration aggravés (par exemple, enlèvement commis en bande organisée ).
La personne doit avoir été condamnée pour avoir commis l'un des crimes suivants :
Viol Meurtre ou assassinat Torture et actes de barbarie Enlèvement ou séquestration.
Après quelles mesures peut-on envisager une surveillance de sûreté ?
Pour que la surveillance de sûreté soit envisagée, il faut que le condamné ait déjà fait l'objet de l'une des mesures suivantes :
La surveillance de sûreté peut venir en remplacement d'une qui a pris fin sur décision de la juridiction régionale de la rétention de sûreté.
La surveillance de sûreté est envisagée uniquement si le condamné présente encore des risques de commettre l'une des qui a justifié la mise en place d'une rétention de sûreté (exemple : assassinat, torture et acte de barbarie).
La surveillance de sûreté peut venir en remplacement d'un qui a pris fin en raison de l'écoulement du temps.
Pour que cette mesure soit envisagée, plusieurs conditions doivent être réunies :
Le condamné présente toujours une dangerosité très élevée (risque de récidive très probable)
Le condamné a commis un crime puni d'au moins 15 ans de réclusion criminelle L'inscription du condamné au Fijais est insuffisanteLa surveillance de sûreté est l'unique moyen de prévenir la commission d'une nouvelle infraction similaire à celle pour laquelle la personne a été condamnée.
Une surveillance de sûreté peut être mise en place à la suite d'une qui a pris fin en raison de l'écoulement du temps.
Une surveillance de sûreté peut être envisagée si toutes les conditions suivantes sont réunies :
Le condamné présente toujours une dangerosité très élevée (risque de récidive très probable)Le condamné a commis un crime puni d'au moins 15 ans de réclusion criminelle , pour lequel une peine desuivi socio-judiciaire est prévue
L'inscription du condamné au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais) est insuffisanteLa surveillance de sûreté est l'unique moyen de prévenir la commission d'une nouvelle infraction similaire à celle pour laquelle la personne a été condamnéeUne expertise médicale a préalablement constaté que le maintien de l'injonction de soins est indispensable.
Une surveillance de sûreté peut être envisagée en remplacement d'une assortie d'une .
La surveillance de sûreté peut être envisagée si toutes les conditions suivantes sont réunies :
La personne condamnée présente toujours une dangerosité très élevée (risque de récidive très probable)
Cette personne a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité L'inscription du condamné au Fijais est insuffisanteLa surveillance de sûreté est l'unique moyen de prévenir la commission d'une nouvelle infraction similaire à celle pour laquelle la personne a été condamnéeUne expertise médicale a préalablement constaté que le maintien de l'injonction de soins est indispensable.
Comment une mesure de surveillance de sûreté est-elle décidée ?
Par quelle procédure la juridiction ordonne-t-elle une surveillance de sûreté ?
Le placement sous surveillance de sûreté est décidé par la juridiction régionale de la rétention de sûreté (JRSS).
Cette juridiction se saisit directement de l'affaire si elle s'est déjà prononcée sur une précédente mesure de .
Dans les autres cas, elle est saisie par le ou le , (, etc.).
La juridiction régionale de la rétention de sûreté rend une après avoir entendu le représentant du , le condamné et son au cours d'un .
À la suite de l'audience, la décision de la JRRS est à la personne concernée.
A savoir
Comment contester la décision de placement sous surveillance de sûreté ?
La décision de la JRRS peut être contestée par la personne condamnée devant la .
Cette juridiction se trouve à la Cour de cassation.
Où s'adresser :
Le recours doit être fait dans un délai de 10 jours à partir de la de la décision.
Le recours n'est pas suspensif : la mesure de rétention de sûreté peut s'appliquer.
La décision de la peut faire l'objet d'un dans les 5 jours suivant sa notification.
A savoir
Quel contrôle s'applique aux personnes sous surveillance de sûreté ?
Comment se passe le suivi de la personne sous surveillance de sûreté ?
La personne sous surveillance de sûreté est suivie et contrôlée par un , sous la responsabilité du .
A savoir
Quelles sont les obligations de la personne sous surveillance de sûreté ?
Dans la plupart des cas, la personne sous surveillance de sûreté fait l'objet d'une et d'un placement sous bracelet électronique.
Elle peut également être soumise à plusieurs autres obligations et interdictions, notamment les suivantes :
Obligation de répondre aux convocations du Jap et duservice pénitentiaire d'insertion et de probation
Obligation de choisir un domicile déterminé Obligation de déclarer ses changements d'emploi et de domicile Assignation à domicile Interdiction de paraître en certains lieux (par exemple, devant un établissement scolaire) Interdiction de fréquenter certaines personnes (par exemple, la victime ou un complice) Interdiction d'exercer une activité impliquant un contact régulier avec des mineurs.
Ces obligations peuvent être assouplies ou renforcées en fonction de l'évolution des circonstances dans lesquelles se déroule la surveillance de sûreté.
Ces changements sont pris par du président de la juridiction régionale de la rétention de sûreté.
Cette décision peut faire l'objet d'un recours dans les mêmes conditions que pour contester une décision de placement sous surveillance de sûreté.
Que risque-t-on en cas de violation de la surveillance de sûreté ?
La personne présente, de nouveau, une particulière dangerosité qui se traduit par une probabilité très élevée de récidive
Le renforcement des obligations de la surveillance de sûreté est insuffisant pour prévenir la commission d'une nouvelle infraction .
Combien de temps dure la mesure de surveillance de sûreté ?
Quelle est la durée légale de la surveillance de sûreté ?
Le placement sous surveillance de sûreté est prononcé pour une durée de .
A savoir
La juridiction régionale de la rétention de sûreté peut prononcer le renouvellement de cette mesure, pour la même durée, si les risques de persistent.
Peut-on mettre fin à la surveillance de sûreté avant la fin de la durée légale ?
Si la personne concernée estime que les conditions d'application de la mesure ne sont plus justifiées, elle peut demander qu'il soit mis fin à la mesure.
Cette demande peut être effectuée à compter de la date de la décision qui l'a ordonnée.
Elle doit être effectuée par déposée à la juridiction régionale de la rétention de sûreté (JRSS) géographiquement compétente ou transmise par lettre .
En l'absence de réponse de la JRRS dans un délai de 3 mois, la mesure prend automatiquement fin.
En cas de rejet de la demande, aucune autre demande ne peut être déposée avant l'expiration d'un délai de 3 mois.
Référence : Règles applicables à la surveillance de sûretéDéfinition : Récidive légale
Définition : Surveillance judiciaire
Définition : Crime
Définition : Infraction
Définition : Assassinat
Définition : Bande organisée
Définition : Viol
Définition : Réclusion criminelle
Définition : Injonction de soins
Définition : Perpétuité
Définition : Juge de l'application des peines
Définition : Procureur de la République
Définition : Décision motivée (justice)
Définition : Parquet (ou ministère public)
Définition : Débat contradictoire
Définition : Notification
Définition : Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)
Définition : Délit
Définition : Ordonnance
Définition : Requête
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