Procès civil : comment agir seul devant le tribunal ?

Pour certaines procédures où l'avocat n'est pas obligatoire, vous pouvez vous défendre seul, que vous soyez en demande ou en défense. Vous pouvez saisir le tribunal par une requête ou une assignation. Avant l'audience, vous devez communiquer vos demandes et vos documents à votre adversaire. Lorsque le jugement est rendu, vous pouvez le contester ou le mettre à exécution. Nous vous présentons les informations à connaître.

Dans quels cas peut-on agir seul au tribunal lors d'un procès civil ?

Il est possible d'engager seul une procédure judiciaire (en tant que demandeur) ou de s'en défendre (en tant que défendeur) dans tous les cas où l'avocat n'est pas obligatoire. Par exemple, pour un litige entre propriétaire et locataire.

La procédure doit concerner un litige

  • entre 2 particuliers
  • ou entre un particulier et un professionnel (un commerçant ou un artisan par exemple).

Attention

Quand la valeur du litige ne peut pas être chiffrée, l'avocat est obligatoire.

Dans quels cas doit-on recourir à une conciliation, une médiation ou une procédure participative lors d'un procès civil ?

Une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative est obligatoire avant de saisir la justice pour les litiges dont les demandes ne dépassent pas 5 000 €.

Cette tentative est également obligatoire pour les litiges suivants :

  • Bornage
  • Certaines servitudes (droit de passage, conduite d'eau, égout...)
  • Distances des plantations ou leur élagage (arbres et haies)
  • Respect des distances pour certaines constructions (par exemple pour la construction ou l'installation d'une clôture...)
  • Curage des fossés et canaux servant à l'irrigation des propriétés
  • Trouble anormal de voisinage.

La conciliation, la médiation ou la procédure participative avant toute demande en justice n'est pas obligatoire dans les cas suivants :

  • Une des parties demande l'homologation d'un accord, par exemple l'homologation d'une convention parentale.
  • Un motif légitime l'en empêche (par exemple, l'indisponibilité du conciliateur entraînant l'organisation de la première réunion dans un délai supérieur à 3 mois).
  • Le juge ou l'autorité administrative doit procéder elle-même à une tentative de conciliation préalable. Par exemple, l'obligation de saisir la commission de recours amiable de la Caf avant tout procès.
  • Le créancier a engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances qui n'a pas donné de résultat.
  • Un recours préalable obligatoire est déjà prévu dans la procédure (par exemple, pour un litige avec la sécurité sociale, la commission médicale de recours amiable doit obligatoirement être saisie d'un recours gracieux) ?

La tentative de conciliation peut avoir lieu à tout moment de la procédure, même si le tribunal est saisi.

Au cours de la procédure, le juge peut aussi inviter les parties à rencontrer un conciliateur de justice.

Comment saisir seul le tribunal lors d'un procès civil ?

Le tribunal judiciaire peut être saisi par requête, requête conjointe ou assignation.

La requête est possible lorsque le montant des demandes n'excède pas 5 000 € ou dans certaines matières fixées par la loi ou le règlement (par exemple en matière de tutelle ou d'autorité parentale).

Quand toutes les parties sont d'accord pour faire trancher le litige par le tribunal, le tribunal est saisi par une requête conjointe.

Lorsque le montant du litige est compris entre 5 000 € et 10 000 €, le tribunal judiciaire est saisi par assignation.

Pour déterminer la valeur du litige, il faut prendre en compte le montant total des demandes (remboursement de la valeur d'un bien, dommages-intérêts ...).

A savoir

Pour obtenir en urgence des mesures provisoires (par exemple une expertise), en attendant le procès principal appelé procès au fond, une procédure en référé peut être engagée.

Il existe différents formulaires à compléter en fonction de la nature du litige (familial, locatif, mise sous protection judiciaire...).

La requête peut également être rédigée sur.

Les copies des (facture, contrat, devis, preuve de la tentative de conciliation...) doivent être jointes à la requête.

Elles doivent être transmises au tribunal compétent en mentionnés dans la requête. C'est le greffe qui se charge de diffuser les copies de la requête et des justificatifs aux autres parties.

Où s'adresser : Tribunal judiciaire

La requête doit comprendre les éléments suivants :

  • Identité complète des parties
  • Tribunal saisi
  • Objet et montant de la demande (dommages-intérêts, remise d'un bien, annulation d'un contrat...)
  • Motifs du litige
  • Démarches entreprises en vue d'une résolution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative
  • Liste des documents
  • Date et signature de la partie qui engage la procédure.

La peut être utilisée quand les sont le tribunal. Elles peuvent conjointement demander à faire valider les points où elles ont trouvé un accord et trancher les points restant litigieux.

En cas de requête conjointe, il y a 2 . Une partie ne poursuit pas l'autre.

La requête conjointe est rédigée sous la forme d'un courrier formulant la demande commune faite au tribunal.

doit être rédigée

Cette lettre doit contenir les éléments suivants :

  • Noms, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance des parties
  • Objet et montant de la demande
  • Tribunal devant lequel est portée la demande.

Les parties doivent préciser les , donner leurs explications et joindre les justificatifs utiles.

Elles doivent préciser également les lorsqu'elles veulent les faire par le juge.

La requête est . Elle doit être déposée ou envoyée au du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité.

Où s'adresser : Tribunal judiciaire

Lorsque le montant du litige est compris entre et , le tribunal judiciaire est saisi en faisant délivrer à l'adversaire unepar un commissaire de justice (anciennement huissier de justice).

L'assignation doit comporter des mentions obligatoires :

  • Désignation du tribunal compétent
  • Lieu, jour et heure de l'audience (informations que le demandeur doit obtenir auprès du tribunal)
  • Objet et montant de la demande (dommages-intérêts, remise d'un bien, annulation d'un contrat...)
  • Identité complète des parties
  • Motifs du litige
  • Somme correspondant aux frais engagés pour la procédure (frais de déplacement, photocopies, frais du commissaire de justice...)
  • Liste des documents justificatifs
  • Démarches entreprises en vue d'une résolution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative
  • Conséquences en cas de non comparution de l'adversaire.

L'assignation constitue les du demandeur, c'est-à-dire ses demandes et ses arguments.

Elle peut être rédigée par le demandeur au procès, par un avocat ou un commissaire de justice.

Modèle d'assignation sans représentation obligatoire

Si la partie qui engage la procédure ne souhaite pas être convoquée au tribunal, elle doit l'indiquer dans l'assignation pour que la

Pour que la procédure se déroule sans audience, il faut que l'autre partie y consente également. Sinon, les parties seront convoquées à l’audience afin de soutenir leurs demandes.

Quand l'assignation est rédigée, le demandeur doit s'adresser au tribunal afin d'avoir la d'audience à laquelle le dossier peut être fixé, et la d'audience. Ces informations doivent être mentionnées dans l'assignation.

Le demandeur doit confier l'acte à un commissaire de justice pour qu'il aille le délivrer à l'adversaire.

Le commissaire de justice remet un au demandeur ainsi qu'un de l'assignation. Ce dernier document doit être adressé au tribunal afin qu'il soit officiellement saisi du litige .

Si la date d'audience a été communiquée par voie électronique, l'assignation doit être déposée dans à compter de cette communication.

Le non respect des délais entraîne la de l'assignation, ce qui signifie qu'une nouvelle assignation doit être faite.

Que se passe-t-il avant l'audience lors d'un procès civil ?

Date d'audience

Si la juridiction a été saisie par , les parties reçoivent une convocation du tribunal qui indique la date, l'heure et la salle d'audience.

Si la juridiction a été saisie par , la date, l'heure et la salle d'audience y sont indiquées.

A savoir

Le recours à une assignation peut être nécessaire si la convocation envoyée à la partie adverse revient au tribunal (déménagement, absence d'indication du nom sur une boîte aux lettres...). Le tribunal invite alors le demandeur à convoquer le défendeur par assignation. Le commissaire de justice doit tout mettre en œuvre pour découvrir la nouvelle adresse de l'adversaire et lui remettre l'assignation.

Constitution du dossier

Le peut faire également faire des demandes, en lien avec le litige, appelées (demander un délai de paiement ou une expertise...).

Il constitue un dossier composé de toutes qu'il estime nécessaires (facture, contrat, courrier, expertise...). Il peut également joindre des attestations de témoins. Un modèle est disponible en ligne :

Le défendeur doit respecter le principe du contradictoire : ou à son s'il se fait représenté par lui.

Les documents appelés doivent également être transmises au tribunal avant l'audience ou au plus tard le jour de l'audience.

Attention

Si les pièces sont communiquées trop tardivement à l'adversaire, il peut demander le renvoi du dossier à une autre date. Le juge peut également refuser de les prendre en compte.

Que se passe-t-il à l'audience lors d'un procès civil ?

Le rôle d'audience est affiché à la porte de la salle d'audience. Ce document est la liste des affaires appelées à l'audience. Il permet de vérifier que l'affaire qui concerne les parties se déroule bien dans cette salle.

Présence, assistance ou représentation des parties

Les parties peuvent être à l'audience, éventuellement assistées par un avocat.

Les parties peuvent être si elles en ont fait la demande.

Les parties peuvent être , mais représentées par un avocat ou par un tiers muni d'un écrit.

Si une partie souhaite être représentée à l'audience par une autre personne, elle doit lui donner un .

Ce pouvoir est un document écrit qui permet à la personne désignée () de se présenter à l'audience et de prendre la parole à la place et au nom de la partie ().

Le représentant désigné par le pouvoir doit être . Il doit se présenter à l'audience avec le et les copies de sa et de celle du mandant.

La partie peut désigner une des personnes suivantes pour la représenter :

  • Époux ou épouse, concubin ou concubine, partenaire de Pacs
  • Père ou mère
  • Enfant
  • Frère ou sœur
  • Neveu ou nièce
  • Tante ou oncle
  • Personne attachée à son service personnel ou à son entreprise (le juriste de l'entreprise ou un employé de maison par exemple).

Si la partie se rend à l'audience, ces mêmes personnes sont autorisées à l'assister à la place d'un avocat.

Le modèle suivant permet de rédiger un pouvoir :

Demande de renvoi

Une demande de peut être formulée au juge (délai trop court pour préparer le dossier, demande d'aide juridictionnelle en cours de traitement, hospitalisation...).

Cette demande doit être par des documents.

Le juge peut la demande de renvoi (il doit être grave et justifié). Dans ce cas, le juge fixe la date de la prochaine audience.

Il peut aussi la demande. Dans ce cas, l'affaire est examinée le jour-même.

En cas de renvoi, une partie peut demander au juge à être dispensée de se présenter à la prochaine audience.

Déroulement de l'audience

Les affaires sont appelées par le juge à tour de rôle.

Les parties doivent manifester leur présence lorsque leur affaire est appelée.

La procédure est .

Le juge donne la parole, en premier lieu au demandeur, c'est-à-dire à celui qui a saisi le tribunal. Il doit exposer ses demandes et arguments qui sont pris en note par le greffier.

Le juge donne ensuite la parole à son adversaire (le ) qui expose ses propres demandes et arguments.

Le juge peut demander à l'une ou l'autre des parties des précisions.

Si une des parties souhaite apporter des explications supplémentaires, elle doit demander au juge l'autorisation de reprendre la parole.

Une fois que les parties se sont exprimées, le juge clôt les débats. , mais le juge peut en donner l'autorisation à l'audience.

Le juge donne la date du , c'est-à-dire la date à laquelle le jugement est rendu.

Le jour du délibéré, le juge peut donner la décision oralement. Les parties n'ont pas l'obligation d'être présentes.

Le jugement est c'est-à-dire que les parties peuvent le au greffe sur présentation d'une pièce d'identité. ne sera .

Le juge peut décider de rendre le jugement à une autre date que celle prévue au départ (). Un avis est adressé par tout moyen aux parties qui indique la nouvelle date ainsi que les motifs de ce report.

Que se passe-t-il après l'audience lors d'un procès civil ?

Jugement

Le jugement indique les informations suivantes :

  • Juridiction qui l'a rendu
  • Noms des juges et du greffier
  • Date du prononcé
  • Nom, prénoms ou dénomination des parties ainsi que de leur domicile ou siège social
  • Nom des avocats ou de toute personne ayant représenté ou assisté les parties.

Le jugement expose les contenus suivants :

  • Litige
  • Demandes et arguments de chaque partie
  • Discussion sur les demandes et arguments
  • Motivation de la décision et raisonnement du juge
  • Dispositif.

Le jugement peut être établi sur support papier ou électronique.

Il est signé par le juge et le greffier.

Une requête en peut être adressée au juge si une erreur matérielle est constatée dans le jugement (nom erroné, date inexacte...).

Une requête en peut être adressée au juge s'il n'a pas répondu à une demande (par exemple, le montant d'une indemnisation...). La demande doit être présentée dans le après que la .

Lorsque les parties ne s'entendent pas sur l'interprétation d'un jugement, une requête en peut être adressée au juge afin qu'il apporte des précisions. Il ne faut pas que cette décision soit frappée d'appel. Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties ou par requête commune.

Notification ou signification de la décision

Une fois la décision rendue, elle doit être portée à la connaissance des parties.

La décision peut être par le par lettre recommandée avec accusé de réception.

Si ce n'est pas le cas, la décision doit être par un commissaire de justice par la partie qui a un intérêt à la faire exécuter (généralement celle qui a gagné le procès).

Attention

Le courrier du tribunal qui accompagne le jugement indique la façon dont la décision doit être portée à la connaissance des parties.

La ou la permet de contre la décision.

Le se calcule à compter d'une des dates suivantes :

  • Date de remise de la lettre recommandée
  • Date de remise de la signification à la partie ou à la personne présente au domicile du destinataire par le commissaire de justice
  • Date de l'avis de passage du commissaire de justice au cas où il n'y a personne au domicile.

Recours

La voie de recours dépend de. Le jugement est rendu en ou en .

est possible quand la décision est rendue en .

Si la décision est rendue en , le seul recours est le .

Si le jugement a été rendu , c'est-à-dire en l'absence du défendeur parce qu'il n'a pas eu connaissance de la date de l'audience, celui-ci peut faire .

A savoir

Le type de recours qui peut être exercé est indiqué dans la signification du commissaire de justice ou dans la notification du greffe.

Exécution de la décision

La , c'est-à-dire immédiatement, même en cas de recours, sauf si la loi ou le juge en décide autrement.

La partie qui obtient gain de cause devant le tribunal peut demander à son adversaire de payer les sommes ou d'exécuter les obligations auxquelles il a été condamnées.

A savoir

En cas d'appel, la partie contre laquelle la décision s'exécute peut demander au premier président de la cour d'appel la suspension de l'exécution provisoire. Elle doit justifier d'un motif sérieux (par exemple, perte d'emploi) et démontrer que l'exécution entrainerait des conséquences manifestement excessives (par exemple, mise en difficulté financière du débiteur).

L'exécution peut se faire à en prenant contact avec l'adversaire ou son avocat.

Si l'exécution amiable n'est pas possible, la partie qui a gagné le procès peut faire appel à un pour une de la décision.

L'exécution forcée se pratique par la saisie de somme d'argent sur le compte en banque ou sur le salaire ou par la saisie de biens (voiture, télévision...).

Le commissaire de justice peut demander une avance () à son client avant la réalisation des actes.

La partie condamnée aux doit assumer les .

Attention

La décision de justice peut être exécutée pendant un délai de 10 ans. Tous les actes d'exécution fait par un commissaire de justice (une saisie partielle par exemple) font démarrer un nouveau délai de 10 ans pour continuer l'exécution.

Pour pouvoir exécuter la décision, une simple copie certifiée conforme n'est pas suffisante.

sur laquelle est ajoutée une (ou ) permet au commissaire de justice de procéder à l'exécution de la décision. La se fait au tribunal qui a rendu la décision.

Lorsque le demandeur ou le défendeur rencontre une difficulté lors de l'exécution de la décision, le peut être saisi. Il peut échelonner les paiements ou suspendre l'exécution.

Quel est le coût de la procédure lors d'un procès civil ?

La procédure au tribunal est en elle-même gratuite.

Les frais d'un commissaire de justice sont à la charge du demandeur. Si une partie souhaite être assistée ou représentée par un avocat, elle doit en assumer les frais.

Si les ressources de la partie ne lui permettent pas de les payer, elle peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie de ces frais.

Où s'adresser : Permanence juridique

Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité

Le formulaire cerfa 16042*02

Consentement au déroulement de la procédure sans audience - Procédure orale devant le tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection

Le formulaire cerfa 16037*01 Pour consentir au traitement de la procédure sans audience lorsque vous êtes demandeur ou défendeur à une instance

Modèle d'attestation de témoin

Le formulaire cerfa 11527*03
Référence : Contenu de la requête et de l'assignation

Code de procédure civile : articles 53 à 59

Référence : Introduction de l'instance

Code de procédure civile : article 750

Référence : Obligation de la conciliation

Code de procédure civile : article 750-1

Référence : Introduction de l'instance par assignation

Code de procédure civile : articles 751 à 755

Référence : Introduction de l'instance par requête

Code de procédure civile : articles 756 à 759

Référence : Personnes pouvant assister ou représenter une partie

Code de procédure civile : article 762

Référence : Procédure sans audience

Code de l'organisation judiciaire : article L212-5-1

Référence : Mandat de représentation

Code de procédure civile  : articles 411 à 420

Référence : Organisation des débats

Code de procédure civile : articles 430 à 446

Référence : Organisation des débats en procédure orale

Code de procédure civile : articles 446-1 à 446-4

Référence : Organisation des débats devant le tribunal judiciaire

Code de procédure civile  : articles 828 à 833

Référence : Prononcé et contenu du jugement

Code de procédure civile  : articles 450 à 466

Référence : Notification du jugement

Code de procédure civile : articles 651 à 694

Définition : Demandeur (justice)

Personne engageant un procès et qui demande une réparation de son préjudice

Définition : Défendeur (justice)

Personne contre laquelle une action en justice est engagée

Définition : Requête

Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal

Définition : Assignation

Acte du commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) informant une personne qu'un procès est engagé contre elle et la convoquant devant une juridiction

Définition : Exécution d'une décision de justice

Mise en application des mesures ou condamnations rendues par un juge dans une décision judiciaire

Définition : Conciliation

Démarche amiable de résolution d'un litige. Le conciliateur de justice tente d'établir un dialogue entre les personnes en litige pour qu'elles parviennent elles-mêmes à un accord à l'amiable.

Définition : Médiation

Démarche amiable de résolution d'un litige. Le médiateur tente d'établir un dialogue entre les personnes en litige pour qu'elles parviennent elles-mêmes à un accord.

Définition : Procédure participative

Démarche amiable de résolution d'un litige qui repose sur la signature d'un contrat écrit par lequel chacun s'engage à rechercher un accord dans un certain délai. Le recours à un avocat est obligatoire.

Définition : Servitude

Contrainte imposée sur une propriété pour l’usage et l’utilité d’un bien immobilier appartenant à un autre propriétaire (par exemple, droit de passage ou de vue sur les propriétés voisines)

Définition : Homologation

Approbation d'un acte ou d'une convention par le juge

Définition : Créancier

Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation

Définition : Dommages et intérêts

Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi

Définition : Parties (au procès)

Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur

Définition : Greffe

Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission

Définition : Conclusions

Document écrit qui présente les demandes de chaque partie au procès. Ce document peut être rédigé par une partie ou par un avocat.

Définition : Siège social d'une entreprise

Le siège social d'une entreprise ou d'une personne morale est localisé à l'endroit où sont concentrés la vie juridique, les organes de direction et les principaux services de la société.

Définition : Dispositif (décision de justice)

Partie d'une décision judiciaire qui contient la décision sur les différentes demandes. Elle est située après la mention "par ces motifs".

Définition : Jugement passé en force de chose jugée

Jugement qui n'est plus susceptible de recours, soit parce que les recours ont été épuisés, soit que les délais sont expirés

Définition : Notification

Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Définition : Signification

Acte par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)

Définition : Débiteur

Personne tenue envers une autre d'exécuter une obligation (qui peut être le versement d'une somme d'argent)

Définition : Provision

Somme versée en avance en attendant le règlement global

Définition : Dépens

Sommes qui doivent être payées dans le cadre d'un procès (exemple : indemnité versée à un témoin pour qu'il se déplace au tribunal)

Définition : Formule exécutoire

Expression apposée sur les décisions de justice ou sur les actes authentiques établis par les notaires. Elle leur donne le droit d'être appliqué par tous les moyens de droit et si nécessaire par l'aide des officiers de la force publique (police et gendarmerie).

Définition : Juge de l'exécution

Magistrat chargé de prendre les mesures nécessaires à l'exécution forcée d'un jugement rendu en matière civile

Définition : Aide juridictionnelle

Aide financière qui permet aux personnes sans ressources ou ayant des revenus modestes d’obtenir la prise en charge de tout ou partie des frais d’un procès