Indemnisation en cas de surbooking (surréservation)

Lorsqu'une compagnie aérienne refuse d'embarquer un passager par manque de places du fait d'une surréservation, elle doit lui verser une indemnité, sauf si le passager a accepté volontairement de ne pas embarquer. Le montant de l'indemnisation varie selon la longueur du trajet et peut être réduit de moitié selon la durée du retard subi.

Pièces à fournir

  • Document remis par la compagnie aérienne indiquant les modalités de réclamation d'une indemnisation
  • Lettre de réclamation envoyée par recommandé avec accusé de réception (RAR) au service clientèle de la compagnie aérienne
  • Formulaire en ligne de signalement à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), en cas de refus d'indemnisation ou d'indemnisation jugée insuffisante
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Délais

En cas de refus d'embarquement, la compagnie doit rembourser le billet dans un délai de 7 jours francs lorsque le passager ne souhaite pas ou ne peut pas attendre le prochain vol.

Points de vigilance

  • Un passager qui accepte volontairement de ne pas embarquer, en échange d'un accord de compensation propre à la compagnie, n'est pas indemnisé au titre du surbooking.
  • Une personne voyageant gratuitement, par exemple un enfant sur les genoux de son parent, n'a pas droit à une indemnisation.
  • L'indemnité est due même lorsque la compagnie a par ailleurs remboursé le billet du passager.

Questions fréquentes

Montant de l'indemnisation selon la distance du trajet

L'indemnisation s'élève à 250 € pour un trajet jusqu'à 1 500 km (125 € si le retard à l'arrivée est de 2 heures au plus), à 400 € pour un trajet de 1 500 à 3 500 km (200 € si le retard est de 3 heures au plus), et au-delà de 3 500 km à 400 € pour un trajet dans l'Union européenne (200 € si le retard est de 3 heures au plus) ou à 600 € pour un trajet entre l'Union européenne et un pays hors UE (300 € si le retard est de 4 heures au plus).

Prise en charge par la compagnie en attendant le prochain vol

Si le passager a droit à une assistance, la compagnie doit prendre en charge gratuitement des rafraîchissements, la restauration, deux communications, ainsi que les frais d'hôtel et de transfert si le départ ne peut avoir lieu avant le lendemain.

Recours en cas de refus d'indemnisation par la compagnie

Un signalement peut être adressé à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) au moyen d'un formulaire en ligne, si la compagnie refuse d'indemniser le passager ou si l'indemnisation proposée est jugée insuffisante.

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Textes de référence

La compagnie qui doit vous transporter refuse de vous embarquer car elle a vendu plus de billets que de places disponibles dans l'avion ? Vous êtes victime de surbooking (ou surréservation). La compagnie doit vous indemniser. Nous vous indiquons les informations à connaître.

Qu'est-ce que le surbooking (surréservation) ?

On parle de surbooking ou surréservation lorsqu'une compagnie aérienne vend plus de billets que le nombre de places disponibles dans l'avion.

Cela permet à la compagnie de remplir l'avion même en cas de désistement de passagers.

Lorsque trop de passagers se présentent pour le vol, la compagnie peut demander des volontaires.

Si vous acceptez alors de ne pas embarquer, vous ne serez pas indemnisé pour du surbooking.

Il s'agit d'un accord avec la compagnie. Chacune propose ses propres conditions d'indemnisation.

Si aucun passager ne se désiste, la compagnie peut refuser de vous embarquer.

Cette pratique n'est pas interdite, mais la compagnie doit vous indemniser.

L'obligation pèse sur la compagnie aérienne qui effectue le vol.

C'est le cas si elle vous a vendu directement votre billet.

C'est aussi le cas si vous l'avez acheté auprès d'un intermédiaire (agence de voyage par exemple).

A savoir

Des règles spécifiques s'appliquent si vous êtes en voyage organisé (aussi appelé voyage à forfait).

Quels sont les vols concernés par une indemnisation en cas de refus d'embarquement ?

Le vol doit respecter certaines conditions.

Elles varient selon le pays d'où décolle l'avion et la nationalité de la compagnie aérienne.

Le vol est concerné, quelle que soit la compagnie.

L'indemnisation s'applique même en cas d'escale ou de correspondance.

Les vols entre la métropole et la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte ou la partie française de l'île de Saint Martin sont concernés.

Si vous venez d'un pays européen (, Norvège, Islande ou Suisse), le vol est , quelle que soit la compagnie.

L'indemnisation s'applique même en cas d'escale ou de correspondance.

Les vols entre la métropole et la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte ou la partie française de l'île de Saint Martin sont concernés.

Le vol est si vous remplissez les suivantes :

  • Vous voyagez avec une compagnie de l'Union européenne
  • Votre vol est à destination d'un aéroport situé dans l'Union européenne, en Norvège, Islande ou Suisse.

L'assistance s'applique même en cas d'escale ou de correspondance dans un autre pays.

Votre vol n'est .

Toutefois, vous pouvez exiger le remboursement de votre billet en cas de vol annulé sans proposition de réacheminement.

Si vous subissez un préjudice du fait de l'annulation de votre vol, vous pouvez à la compagnie aérienne.

La compagnie doit-elle proposer un autre vol en cas de refus d'embarquement ?

Si la compagnie refuse de vous embarquer, elle doit vous proposer un autre vol vers la même destination.

La compagnie aérienne doit .

Si vous avez droit à une assistance, la compagnie doit prendre en charge en attendant le prochain vol les services suivants :

  • Rafraîchissements
  • Restauration
  • 2 communications (appels téléphoniques, SMS, mails)
  • Frais d'hôtel et de transfert entre l'hôtel et l'aéroport si le départ ne peut avoir lieu avant le lendemain.

La compagnie doit vous si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas attendre le prochain vol.

Elle doit vous rembourser dans un délai de 7 .

À quelle indemnisation a-t-on droit en cas de refus d'embarquement ?

La compagnie aérienne vous doit une indemnité.

Elle vous est due même si la compagnie vous a remboursé votre billet.

Le montant de l'indemnisation varie selon la longueur du trajet.

( si le retard est de 2 heures au plus)

( si le retard est de 3 heures au plus)

  • Trajet dans l'Union européenne (UE) : 400 € (200 € si le retard est de 3 heures au plus)
  • Trajet entre l'UE et un pays hors UE : 600 € (300 € si le retard est de 4 heures au plus)

A savoir

Une personne qui voyage gratuitement (par exemple un enfant sur les genoux de son parent) n'a pas droit à une indemnisation.

La compagnie aérienne doit vous donner un document indiquant comment réclamer une indemnisation.

Vous devez adresser votre réclamation (par lettre RAR) au service clientèle de la compagnie aérienne.

Ses coordonnées sont indiquées sur le document remis par la compagnie aérienne.

Un modèle de lettre est disponible :

Vous pouvez faire un signalement auprès de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) dans les cas suivants :

  • La compagnie refuse de vous indemniser
  • Vous trouvez que l'indemnisation est insuffisante.

Vous devez remplir un formulaire en ligne :

Signaler à la DGAC un litige suite à un refus d'embarquement, un retard ou une annulation de vol

Formulaire à compléter si la compagnie aérienne a refusé de vous indemniser ou si elle ne vous a pas répondu.
Référence :

Règlement européen du 11 février 2004 relatif à l'indemnisation et l'assistance des passagers en cas de refus d'embarquement et d'annulation ou de retard important d'un vol

Définition : Union européenne (UE)

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

Définition : Jour franc

Jour qui dure de 0h à 24h. Un délai ainsi calculé ne tient pas compte du jour de la décision à l'origine du délai, ni du jour de l'échéance. Si le délai s'achève un samedi ou un dimanche, il est reporté au lundi. Si le délai s'achève un jour férié, il est reporté d'un jour. Ainsi, par exemple, si un délai s'achève un samedi et le lundi suivant est un jour férié, il est reporté au mardi.

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