Vie en prison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus
Un détenu condamné dispose de droits familiaux (mariage, Pacs, autorité parentale), civiques (droit de vote), sociaux et sanitaires malgré sa privation de liberté. Les conditions d'exercice de ces droits et les démarches varient selon le statut (condamné ou en détention provisoire) et la situation personnelle du détenu.
Pièces à fournir
- Pièce d'identité du détenu (carte d'identité ou passeport)
- Pièce d'identité du futur conjoint ou partenaire de Pacs
- Pièce d'identité de chaque témoin (pour mariage)
- Acte de naissance mentionnant la filiation de chaque partie (pour mariage)
- Justificatif de domicile pour les deux parties (ou attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire si absence de domicile externe)
Points de vigilance
- Absence de documents justificatifs de domicile ou fourniture d'une attestation non conforme
- Demande de mariage ou de Pacs adressée à une autorité autre que le chef d'établissement pénitentiaire ou le directeur du SPIP
- Tentative de célébration hors de la prison sans autorisation préalable du juge de l'application des peines
- Non-obtention du permis de visite par le futur conjoint ou les témoins avant leur entrée en prison
- Demande de permission de sortie ne respectant pas les conditions d'éligibilité relatives à la durée de peine exécutée
Questions fréquentes
Un détenu peut-il se marier en prison ?
Un détenu condamné a le droit de se marier. Il doit soumettre une demande écrite au chef d'établissement pénitentiaire ou au directeur du SPIP, accompagnée des documents requis. Le procureur de la République autorise le mariage, qui est célébré en prison par un agent de mairie.
Peut-on conclure un Pacs en détention ?
Un détenu peut conclure un Pacs. La demande écrite est adressée au chef d'établissement pénitentiaire ou au directeur du SPIP avec les documents justificatifs. L'officier d'état civil de la mairie se déplace en prison pour enregistrer le Pacs. Un notaire peut également intervenir, aux frais du détenu.
Un détenu conserve-t-il l'autorité parentale sur ses enfants ?
L'incarcération n'entraîne pas automatiquement le retrait de l'autorité parentale. Le détenu continue d'exercer cette autorité et reste responsable de l'éducation et des décisions importantes concernant ses enfants, sauf déchéance prononcée par le juge en cas de crime ou délit commis contre l'enfant ou le conjoint.
Une mère incarcérée peut-elle garder son jeune enfant avec elle ?
Les femmes incarcérées peuvent garder leurs enfants jusqu'à l'âge de 18 mois dans des espaces spécialement aménagés. Au-delà de cet âge, un maintien est possible sur demande écrite, après avis d'une commission consultative.
Un détenu peut-il sortir temporairement pour un mariage à l'extérieur ?
Certains détenus condamnés peuvent demander une permission de sortie au juge de l'application des peines pour se marier à l'extérieur, selon leur durée de peine et le temps exécuté. En cas de refus, un recours auprès de la chambre de l'application des peines est possible dans les 24 heures.
Textes de référence
- Code pénitentiaire : article D343-1
- Code pénitentiaire : articles D216-21 à D216-24
- Code pénitentiaire : article R322-34
- Code pénitentiaire : articles D424-22 à D424-30
- Code de procédure pénale : article D147
- Code de procédure pénale : article 723-6
- Code de procédure pénale : article 148-5
- Code pénitentiaire : articles D333-1 à D333-3
- Code pénitentiaire : article R324-1
- Code électoral : article L12-1
Attention
Condamné
Quels droits familiaux un détenu condamné peut-il exercer en prison ?
Un détenu peut-il se marier ou se pacser en prison ?
Un détenu condamné a le droit de .
Les démarches pour se marier diffèrent de celles permettant de conclure un Pacs.
Le détenu qui souhaite se marier en prison doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur des de la prison.
La demande doit être écrite et être accompagnée des documents suivants :
Pièce d'identité (carte d'identité, passeport, etc.) Pièce d'identité de sa future femme ou de son futur époux Pièce d'identité de chaque témoin Acte de naissance mentionnant la filiation de chaque futur mariéJustificatif de domiciles pour les 2 parties . S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le condamné peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.
La demande est transmise au qui autorise le mariage.
S'il estime que cet évènement est impossible, il peut s'y opposer (par exemple, c'est le cas si l'un des futurs époux est mineur).
Le mariage est célébré en prison par un agent de mairie.
Le futur époux (ou la future épouse) de la personne détenue et les témoins de mariage doivent tous solliciter un pour pouvoir entrer dans la prison.
Le détenu qui souhaite conclure un doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur du de la prison.
Cette demande doit être et être accompagnée des documents suivants :
Pièce d'identité du détenu (carte d'identité, passeport) Pièce d'identité du futur partenaire de Pacs Justificatif de domicile pour les 2 parties . S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le détenu peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.
Le dossier est ensuite transmis au et à la mairie de la commune dans laquelle se trouve l'établissement pénitentiaire.
se déplace dans la prison pour enregistrer le Pacs. Pour participer à cet évènement, le partenaire de la personne incarcérée doit obtenir un .
Un détenu peut-il garder l’autorité parentale sur son enfant mineur ?
En principe, l'incarcération d'une personne n'entraîne pas le retrait de .
La personne incarcérée continue d'exercer l'autorité parentale sur ses enfants.
Ainsi, elle reste responsable de leur éducation et peut prendre des décisions importantes les concernant (exemple : décisions concernant les soins médicaux apportés à l'enfant).
Néanmoins, le détenu peut être , notamment s'il est ou condamné pour avoir commis un ou de sur son enfant, sur son époux, son concubin ou son partenaire de Pacs.
A savoir
Quels sont les droits d’une mère détenue sur son jeune enfant ?
Les femmes incarcérées peuvent garder leurs enfants auprès d'elles
Les mères et leurs enfants sont accueillis dans des espaces spécialement aménagés dans la prison.
A savoir
Si une mère souhaite garder son enfant avec elle, elle doit en faire la demande
La mère incarcérée peut donner la demande à son pour qu'il la transmette au directeur interrégional des services pénitentiaires.
Le directeur interrégional des services pénitentiaires prend une décision après avoir recueilli l'avis d'une commission consultative.
Avant d'émettre son avis, la commission doit auditionner la mère ou son avocat et, si possible, toute autre ou son avocat.
Un détenu peut-il sortir de prison pour un motif familial ?
Sous certaines conditions, un détenu peut obtenir une permission de sortir de prison pour maintenir ses liens familiaux (exemple : passer du temps avec sa femme enceinte) ou pour assister à un évènement familial important.
Dans le cas où une permission de sortir ne lui serait pas accordée, le détenu peut demander une autorisation de sortie sous escorte.
Pour bénéficier d’une permission de sortir, la personne condamnée doit remplir les conditions suivantes :
Elle doit démontrer que sa demande est justifiée par la maladie grave ou le décès de l’un des membres de sa famille ou par la naissance de son enfant Elle doit avoir été condamnée à une peine inférieure ou égale à 5 ans de prison ou avoir exécuté la moitié de sa peine (si elle est supérieure à 5 ans).
La demande de permission de sortir doit préciser les dates, les lieux, les motifs de la sortie sollicitée et l’établissement pénitentiaire dans lequel se déroule l’incarcération. Elle doit également être accompagnée de documents permettant de justifier la sortie (exemple : un certificat d’hébergement, un certificat de décès, etc.).
La demande doit être adressée :
Au greffe du juge de l’application des peines qui suit lecondamné majeur Ou au greffe du juge des enfants qui suit lecondamné mineur .
Elle peut être faite par déclaration écrite au chef de l’établissement pénitentiaire (qui la transmettra au juge compétent). Sinon, elle peut être transmise au juge compétent, par lettre .
Où s'adresser :
Le juge rend sa décision après avoir examiné la situation du condamné et avoir obtenu l’avis de la .
Cette décision peut être remise en main propre au détenu ou à son avocat. Elle peut aussi être notifiée au détenu par le biais du chef de l’établissement pénitentiaire.
Une permission de sortir peut être accordée pour une ou plusieurs sorties.
Chaque sortie dure 3 jours au maximum.
La demande de sortie sous escorte prend la forme d'une . Elle doit être adressée au greffe du.
Où s'adresser :
Le Jap rend sa décision .
S'il accorde cette sortie sous escorte, le juge fixe un délai pendant lequel le condamné peut sortir de prison. En général, ce délai est de quelques heures.
Durant la sortie, le détenu est surveillé par une escorte composée de membres du personnel de surveillance de la prison, de policiers ou de gendarmes. Il peut également être menotté.
En cas de refus du Jap ou en l'absence de réponse, la personne détenue peut faire un recours dans les 24 heures suivant la de la décision. Le recours doit être transmis au président de la .
Où s'adresser :
Quels sont les droits sociaux d’un détenu condamné ?
A savoir
De quelles prestations sociales peut bénéficier un détenu ?
Une personne détenue peut bénéficier des mêmes prestations sociales que toute autre personne.
Cependant, le versement de ces prestations répond à des .
Pour percevoir ces aides, le détenu doit signaler son incarcération à la . S'il ne le fait pas, il peut lui être demandé de rembourser les sommes qui lui ont été versées durant son emprisonnement.
A savoir
Pour accomplir les démarches nécessaires, le détenu condamné peut
A savoir
Quelles aides peuvent être attribuées à un détenu par l’administration pénitentiaire ?
Un détenu qui n'a pas de ressource financière peut bénéficier de différentes aides attribuées par l'administration pénitentiaire.
Avant de verser ces aides, une commission examine la situation du détenu : elle vérifie notamment les sommes que la personne détenue a reçues de la part de ses proches ou de tout organisme public (exemple : la ).
Puis, le chef de l’établissement pénitentiaire rend une décision qui indique si le détenu a le droit, ou non, aux aides accordées par l’administration pénitentiaire. Cette décision est au détenu.
Les aides peuvent prendre 2 formes : aides en nature, aide financière.
Si le détenu n'a pas les ressources financières suffisantes pour subvenir à ses besoins, l'administration pénitentiaire peut notamment lui fournir :
Un kit d’hygiène (savon, dentifrice, rasoir, etc.) par mois Des vêtements de rechange Un accès à la télévision Un réfrigérateur Du matériel pour écrire (papier, stylo, enveloppes, timbres).
Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :
La part disponible de soncompte nominatif pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à100 € La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à 100 € Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à 100 € .
Si le détenu n'a pas d'argent, l'administration pénitentiaire peut lui verser une aide financière dont le montant s'élève à :
20 € lors de son entrée en prison30 € par mois durant sa détention.
A savoir
Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :
La part disponible de son compte nominatif pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à60 € La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à 60 € Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à 60 € .
Un détenu peut-il bénéficier d’un hébergement d’urgence après sa sortie de prison ?
Le SPIP de chaque prison peut conclure une convention avec un service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) dans le but d'apporter un hébergement (ou un logement) provisoire aux sortants de prison.
Ainsi, avant la fin de sa peine, le condamné détenu peut faire une demande d'hébergement d'urgence s'il n'a pas trouvé de solution pour être logé après sa sortie de prison.
Cette demande est adressée au SPIP de la prison. Le SPIP la transmet au SIAO qu'il estime le plus approprié aux besoins de la personne détenue.
Le SIAO choisi détermine le mode d'hébergement le plus adapté à la personne condamnée, en fonction de sa situation.
Les anciens détenus peuvent être accueillis au sein d'hébergements collectifs (foyers) ou de .
Ce type d'hébergement est temporaire : il permet à l'ancien détenu de préparer sa réinsertion dans la société (trouver un travail, un logement, etc.).
Le personnel du SIAO suit l'ancien détenu jusqu'à ce que sa situation se soit stabilisée.
Un détenu condamné peut-il obtenir des soins médicaux ?
Comment obtenir un rendez-vous médical en prison ?
Au sein de chaque établissement pénitentiaire, il existe une unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP).
Cette unité travaille avec les hôpitaux publics. Elle est composée de médecins généralistes, de spécialistes (exemple : gynécologues), de dentistes, de psychologues, d'infirmiers, etc.
Lorsqu'une personne entre en prison, une visite médicale est organisée. À ce moment, la personne peut indiquer les problèmes de santé qu'elle rencontre et/ou les traitements qu'elle suit.
Par la suite, la personne détenue peut prendre un rendez-vous médical en adressant un courrier au personnel de l'USMP. Une boîte aux lettres dédiée est placée dans chaque établissement pénitentiaire. Les courriers sont uniquement lus par le personnel soignant. Il est tenu au secret médical.
A savoir
Chaque consultation avec le personnel de l’USMP est gratuite et les médicaments nécessaires sont fournis par l'administration pénitentiaire.
Le règlement intérieur de chaque prison indique les horaires d'ouverture de l'USMP.
Lorsqu’elle fait une demande de consultation, la personne détenue est tenue informée de la date et de l’heure de ce rendez-vous. Elle doit s’y rendre et être ponctuelle.
Si son état le nécessite, elle peut être conduite à l'hôpital public dont dépend l'USMP.
A savoir
Les frais de santé d’un détenu sont-ils à sa charge ?
Un détenu est rattaché au régime général de la sécurité sociale. Il bénéficie donc d'une prise en charge de ses frais de santé à partir du moment où il est .
Le détenu n'a pas de démarche à effectuer auprès de l'Assurance Maladie. C'est l'établissement pénitentiaire qui effectue les formalités nécessaires à partir des éléments qui lui ont été communiqués lors de la mise sous écrou.
La personne écrouée bénéficie du : elle n'a donc aucun frais de santé à avancer.
Elle peut demander à bénéficier de la .
A savoir
Un détenu condamné a-t-il le droit de voter ?
Détention provisoire
Quels droits familiaux un prévenu (ou accusé) peut-il exercer en prison ?
Un détenu peut-il se marier ou se pacser en prison ?
Une personne en détention provisoire a le droit de .
Le détenu qui souhaite se marier en prison doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur des de la prison.
La demande doit être écrite et être accompagnée des documents suivants :
Pièce d'identité (carte d'identité, passeport, etc.) Pièce d'identité de sa future femme ou de son futur époux Pièce d'identité de chaque témoin Acte de naissance mentionnant la filiation de chaque futur mariéJustificatif de domiciles pour les 2 parties . S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le condamné peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.
La demande est transmise au qui autorise le mariage.
S'il estime que cet évènement est impossible, il peut s'y opposer (par exemple, c'est le cas si l'un des futurs époux est mineur).
Le mariage est célébré en prison par un agent de mairie.
Le futur époux (ou la future épouse) de la personne détenue et les témoins de mariage doivent tous solliciter un pour pouvoir entrer dans la prison.
Le détenu qui souhaite conclure un doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur du de la prison.
Cette demande doit être et être accompagnée des documents suivants :
Pièce d'identité du détenu (carte d'identité, passeport) Pièce d'identité du futur partenaire de Pacs Justificatif de domicile pour les 2 parties . S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le détenu peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.
Le dossier est ensuite transmis au et à la mairie de la commune dans laquelle se trouve l'établissement pénitentiaire.
se déplace dans la prison pour enregistrer le Pacs. Pour participer à cet évènement, le partenaire de la personne incarcérée doit obtenir un .
Un détenu peut-il garder l’autorité parentale sur son enfant mineur ?
En principe, l'incarcération d'une personne n'entraîne pas le retrait de .
La personne incarcérée continue d'exercer l'autorité parentale sur ses enfants.
Ainsi, elle reste responsable de leur éducation et peut prendre des décisions importantes les concernant (exemple : décisions concernant les soins médicaux apportés à l'enfant).
Néanmoins, le détenu peut être , notamment s'il est ou condamné pour avoir commis un ou de sur son enfant, sur son époux, son concubin ou son partenaire de Pacs.
A savoir
Quels sont les droits d’une mère détenue sur son jeune enfant ?
Les femmes incarcérées peuvent garder leurs enfants auprès d'elles
Les mères et leurs enfants sont accueillis dans des espaces spécialement aménagés dans la prison.
A savoir
Si une mère souhaite garder son enfant avec elle, elle doit en faire la demande
La mère incarcérée peut donner la demande à son pour qu'il la transmette au directeur interrégional des services pénitentiaires.
Le directeur interrégional des services pénitentiaires prend une décision après avoir recueilli l'avis d'une commission consultative.
Avant d'émettre son avis, la commission doit auditionner la mère ou son avocat et, si possible, toute autre ou son avocat.
Un détenu peut-il sortir de prison en cas d'évènement familial important ?
En cas d'évènement familial important (exemple : maladie grave, décès d'un proche ou naissance d'un enfant), le (ou ) peut demander une .
La demande de sortie sous escorte prend la forme d'une . Elle doit être adressée au greffe du chargé de l'affaire.
Où s'adresser :
S'il accorde cette sortie sous escorte, le juge fixe un délai pendant lequel le prévenu (ou l'accusé) peut sortir de prison. En général, ce délai est de quelques heures.
Durant la sortie, cette personne est surveillée par une escorte composée de membres du personnel de surveillance de la prison, de policiers ou de gendarmes. Elle peut également être menottée.
A savoir
Un détenu peut-il demander à changer de prison pour se rapprocher de sa famille ?
Une personne en qui souhaite se rapprocher géographiquement de sa famille, peut demander à être transférée dans un autre établissement pénitentiaire. Le transfert peut uniquement avoir lieu si est terminée.
Pour être transféré, le détenu doit adresser une lettre écrite au directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP), par le biais du personnel de l’établissement pénitentiaire dans lequel il se trouve.
Cette lettre doit expliquer les difficultés que l'éloignement entraîne pour les visites et le maintien des liens familiaux.
Elle doit aussi préciser certaines informations telles que le lieu de résidence de la famille, les liens familiaux avec les personnes concernées, le secteur géographique dans lequel le détenu souhaite être transféré, etc.
Cette lettre doit être accompagnée de tous documents permettant de justifier le transfert (exemple : livret de famille, acte de mariage, titres de transport utilisés par la famille, etc.)
La demande est examinée par le juge chargé de l’affaire et le directeur interrégional des services pénitentiaires.
A savoir
Si le juge et le DISP donnent un avis favorable au transfert, le détenu change d’établissement pénitentiaire jusqu’à son jugement.
Si le juge chargé de l’affaire rend un avis défavorable, le détenu peut contester cette décision devant le président de la .
Quels sont les droits sociaux d’une personne en détention provisoire ?
A savoir
De quelles prestations sociales peut bénéficier le détenu ?
Une personne détenue peut bénéficier des mêmes prestations sociales que toute autre personne.
Cependant, le versement de ces prestations répond à des .
Pour percevoir ces aides, le détenu doit signaler son incarcération à la . S'il ne le fait pas, il peut lui être demandé de rembourser les sommes qui lui ont été versées durant son emprisonnement.
A savoir
Pour accomplir les démarches nécessaires, le détenu condamné peut
A savoir
Quelles aides peuvent être attribuées au détenu par l’administration pénitentiaire ?
Un détenu qui n'a pas de ressource financière peut bénéficier de différentes aides attribuées par l'administration pénitentiaire.
Avant de verser ces aides, une commission examine la situation du détenu : elle vérifie notamment les sommes que la personne détenue a reçues de la part de ses proches ou de tout organisme public (exemple : la ).
Puis, le chef de l’établissement pénitentiaire rend une décision qui indique si le détenu a le droit, ou non, aux aides accordées par l’administration pénitentiaire. Cette décision est au détenu.
Les aides peuvent prendre 2 formes : aides en nature, aide financière.
Si le détenu n'a pas les ressources financières suffisantes pour subvenir à ses besoins, l'administration pénitentiaire peut notamment lui fournir :
Un kit d’hygiène (savon, dentifrice, rasoir, etc.) par mois Des vêtements de rechange Un accès à la télévision Un réfrigérateur Du matériel pour écrire (papier, stylo, enveloppes, timbres).
Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :
La part disponible de soncompte nominatif pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à100 € La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à 100 € Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à 100 € .
Si le détenu n'a pas d'argent, l'administration pénitentiaire peut lui verser une aide financière dont le montant s'élève à :
20 € lors de son entrée en prison30 € par mois durant sa détention.
A savoir
Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :
La part disponible de son compte nominatif pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à60 € La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à 60 € Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à 60 € .
Une personne détention provisoire peut-elle obtenir des soins médicaux ?
Comment obtenir un rendez-vous médical en prison ?
Au sein de chaque établissement pénitentiaire, il existe une unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP).
Cette unité travaille avec les hôpitaux publics. Elle est composée de médecins généralistes, de spécialistes (exemple : gynécologues), de dentistes, de psychologues, d'infirmiers, etc.
Lorsqu'une personne entre en prison, une visite médicale est organisée. À ce moment, la personne peut indiquer les problèmes de santé qu'elle rencontre et/ou les traitements qu'elle suit.
Par la suite, la personne détenue peut prendre un rendez-vous médical en adressant un courrier au personnel de l'USMP. Une boîte aux lettres dédiée est placée dans chaque établissement pénitentiaire. Les courriers sont uniquement lus par le personnel soignant. Il est tenu au secret médical.
A savoir
Chaque consultation avec le personnel de l’USMP est gratuite et les médicaments nécessaires sont fournis par l'administration pénitentiaire.
Le règlement intérieur de chaque prison indique les horaires d'ouverture de l'USMP.
Lorsqu’elle fait une demande de consultation, la personne détenue est tenue informée de la date et de l’heure de ce rendez-vous. Elle doit s’y rendre et être ponctuelle.
Si son état le nécessite, elle peut être conduite à l'hôpital public dont dépend l'USMP.
A savoir
Les frais de santé du détenu sont-ils pris en charge ?
Un détenu est rattaché au régime général de la sécurité sociale. Il bénéficie donc d'une prise en charge de ses frais de santé à partir du moment où il est .
Le détenu n'a pas de démarche à effectuer auprès de l'Assurance Maladie. C'est l'établissement pénitentiaire qui effectue les formalités nécessaires à partir des éléments qui lui ont été communiqués lors de la mise sous écrou.
La personne écrouée bénéficie du : elle n'a donc aucun frais de santé à avancer.
Elle peut demander à bénéficier de la .
A savoir
Une personne en détention provisoire a-t-elle le droit de voter ?
Définition : Prévenu
Définition : Accusé
Définition : Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)
Définition : Partie (à un acte)
Définition : Certificat de coutume
Définition : Procureur de la République
Définition : Officier de l'état civil
Définition : Autorité parentale
Définition : Personne mise en cause
Définition : Crime
Définition : Délit
Définition : Juge aux affaires familiales
Définition : Retrait de l'exercice de l'autorité parentale
Définition : Juge d'instruction
Définition : Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation
Définition : Infraction
Définition : Juge de l'application des peines
Définition : Commission de l'application des peines
Définition : Chambre de l'application des peines
Définition : Requête
Définition : Notification
Définition : Prestation sociale
Définition : Part disponible - compte nominatif détenu
Définition : Unité de vie familiale
Définition : Logement adapté
Définition : Cellule disciplinaire
Définition : Mise sous écrou
Définition : Droits civiques
Définition : Chambre de l'instruction
Définition : Déclaration d'appel
Définition : Détention provisoire
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