Discrimination

La discrimination constitue un délit consistant à défavoriser une personne en raison de critères interdits par la loi, tels que l'origine, le sexe, le handicap ou la religion. Elle peut être commise par un particulier, un agent public ou une personne chargée d'une mission de service public, et peut intervenir dans les domaines du travail, du logement, de l'accès aux services ou de l'éducation. Des dispositifs permettent aux victimes ou témoins de signaler ces faits et d'obtenir réparation.

Pièces à fournir

  • Identité et coordonnées de l'auteur des faits (nom, prénom, adresse mail, numéro de téléphone)
  • Captures d'écran (SMS, messages, images)
  • Copies de courriers électroniques
  • Enregistrements audios ou vidéos
  • Résultats de testing
  • Attestations de témoins avec identité complète
  • Certificat médical
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Délais

Délai de saisine du Défenseur des droits : aucune limite fixée ; délai de prescription de 6 ans pour déposer plainte après saisine du Défenseur des droits ; médiation : 3 mois renouvelable une fois.

Points de vigilance

  • Absence de preuves datées pour démontrer les faits discriminatoires
  • Confusion entre différence de traitement justifiée légalement et discrimination
  • Oubli de documenter l'identité complète des témoins
  • Non-conservation des éléments de preuve (messages, captures d'écran, enregistrements)
  • Dépassement du délai de prescription de 6 ans après saisine du Défenseur des droits

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui constitue une discrimination indirecte ?

Une discrimination indirecte survient lorsqu'une décision apparemment neutre désavantage certaines personnes par rapport à d'autres en raison d'un critère interdit. Par exemple, exiger une carte d'identité française comme unique justificatif d'identité discrimine les résidents français de nationalité étrangère.

Peut-on signaler une discrimination de manière confidentielle ?

Oui, le signalement auprès du Défenseur des droits ou des missions d'égalité et diversité dans les établissements d'enseignement supérieur est confidentiel.

Quelles sont les trois issues possibles d'une saisine du Défenseur des droits ?

Une médiation entre les parties (maximum 3 mois renouvelable une fois), une transaction proposant des sanctions à l'auteur des faits (versement d'amende, indemnisation de la victime), ou une action en justice saisie par le Défenseur des droits auprès du procureur de la République.

Une association peut-elle se constituer partie civile pour défendre une victime de discrimination ?

Oui, une association régulièrement déclarée depuis plus de 5 ans peut se constituer partie civile à condition qu'elle ait reçu l'accord de la victime et qu'elle poursuive un objectif précis : combattre le racisme, les discriminations fondées sur le sexe ou les mœurs, ou défendre les personnes malades, handicapées ou âgées.

Comment contacter le Défenseur des droits ?

Par téléphone au 3928 du lundi au samedi de 9h30 à 19 heures (hors jours fériés), par messagerie instantanée sur le site du Défenseur des droits, ou par un dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes.

📝 Besoin d'un courrier pour cette démarche ? Modèles gratuits à télécharger ou personnaliser en ligne.

Textes de référence

  • Code pénal : articles 225-1 à 225-4
  • Code pénal : article 131-39
  • Code pénal : article 432-7
  • Code pénal : article 432-17

Vous avez subi une différence de traitement en raison de vos origines, de votre sexe ou d’un handicap ? Il s’agit d’une discrimination. Ce délit est reconnu qu’il soit commis par un particulier (personne physique ou morale), par un agent dépositaire de l'autorité publique ou par une personne chargée d'une mission de service public. Des dispositifs vous permettent de signaler ces faits et de faire en sorte que leur auteur soit puni. Nous vous présentons les informations à connaître.

Par un particulier

Dans quels contextes une discrimination peut-elle avoir lieu ?

La plupart des cas de discrimination ont lieu dans les domaines suivants :

  • Travail (refus d’embauche, sanction, licenciement)
  • Accès au logement
  • Accès aux services (boîte de nuit, restaurant, taxi, crédit bancaire, avion, etc.)
  • Éducation (conditions d'inscription, d'admission, d'évaluation, etc.)
  • Activités économiques (par exemple, le fait de boycotter tous les produits venant d'un pays entraîne une discrimination envers les entreprises productrices et les fournisseurs de ces produits en raison de leur appartenance à une nation déterminée).

La discrimination peut être directe ou indirecte :

  • La discrimination est directe lorsqu'elle est nettement visible. L'auteur des faits a conscience qu'il prend une décision en fonction d'un critère interdit par la loi et il l'affiche ouvertement. Par exemple, le fait de refuser l'accès aux jeunes enfants dans un restaurant.
  • La discrimination est indirecte lorsque l'auteur prend intentionnellement une décision qui paraît neutre mais qui, finalement, désavantage certaines personnes par rapport à d'autres. Par exemple, une banque n'accepte que la carte d'identité française comme justificatif d'identité. Cela discrimine les résidents français de nationalité étrangère.

Quels sont les critères de discrimination interdits par la loi ?

La discrimination est constituée si une personne justifie une différence de traitement en se fondant intentionnellement sur l'un des critères suivants :

  • Origine
  • Sexe
  • Situation de famille
  • Grossesse
  • Apparence physique
  • Vulnérabilité particulière liée à la situation économique
  • Nom
  • Lieu de résidence
  • État de santé
  • Perte d'autonomie
  • Handicap
  • Caractéristiques génétiques
  • Mœurs
  • Orientation sexuelle
  • Identité de genre
  • Âge
  • Opinions politiques
  • Activités syndicales
  • Qualité de lanceur d'alerte
  • Qualité de facilitateur de lanceur d'alerte ou de personne en lien avec un lanceur d'alerte
  • Langue parlée (capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français)
  • Ethnie
  • Nation
  • Race prétendue
  • Religion 

Attention

Dans certaines situations, un motif précis peut justifier une discrimination ou une différence de traitement. Par exemple, un poste de mannequin peut être réservé à un homme ou à une femme.

Comment réagir face à une discrimination ?

Si vous êtes victime ou témoin d’une discrimination, vous pouvez signaler ces faits. Préalablement, il est conseillé de réunir un maximum de preuves permettant de démontrer cette infraction.

A savoir

Il existe des dispositifs spécifiques pour signaler une discrimination commise au travail.

Quels éléments permettent de démontrer une discrimination ?

Vous pouvez prouver une discrimination notamment en utilisant les éléments suivants :

  • Identité et coordonnées de l'auteur des faits (nom, prénom, adresse mail, numéro de téléphone, etc.)
  • Captures d'écran (SMS, images envoyées par messages, etc.)
  • Copie de mails
  • Enregistrements audios ou vidéos
  • Résultat d'un testing
  • Attestation de témoins (avec leur identité complète)
  • Certificat médical.

Tous ces documents doivent être .

Ces preuves sont indispensables si vous les faits ou si vous déposez .

Comment signaler une discrimination aux forces de l’ordre ?

En tant que victime ou témoin d'une discrimination, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée. Ce permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme formé pour ce type .

A savoir

À tout moment, l'historique de discussion peut être effacé.

Peut-on faire appel à une association de lutte contre la discrimination ?

En tant que victime, vous pouvez contacter une association de lutte contre les discriminations. Cette association peut vous aider dans vos démarches, notamment auprès du Défenseur des droits (par exemple, l'association peut se joindre à vous lorsque vous saisissez le Défenseur des droits).

Certaines associations peuvent se constituer partie civile à votre place, à condition que vous leur ayez donné votre accord. Cette constitution de partie civile a pour objectif de défendre vos droits pour que vous soyez indemnisé.

Les associations régulièrement déclarées depuis plus de 5 ans peuvent se constituer partie civile lorsqu’elles poursuivent un objectif précis :

  • Elles combattent le racisme ou assistent les victimes de discrimination fondée sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse
  • Elles combattent les discriminations fondées sur le sexe, sur les mœurs, sur l'orientation sexuelle ou sur l'identité de genre
  • Elles ont pour objet de défendre ou d'assister les personnes malades, handicapées ou âgées.

Comment saisir le Défenseur des droits d’un cas de discrimination ?

Si vous êtes victime ou témoin d'une discrimination, vous pouvez saisir gratuitement le Défenseur des droits par téléphone ou en ligne.

Vous pouvez contacter le Défenseur des droits au du lundi au samedi, de 9h30 à 19 heures (hors jours fériés).

Vous pouvez contacter les juristes du Défenseur des droits par messagerie instantanée (tchat) :

Saisir le Défenseur des droits d’un cas de discrimination par messagerie instantanée

Un accès est prévu pour les personnes sourdes ou malentendantes :

Signaler une discrimination au Défenseur des droits (dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes)

La saisine du Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

  • Une médiation : désigné par le Défenseur des droits, le médiateur entend les personnes concernées. La médiation ne peut pas excéder 3 mois, renouvelable 1 fois.
  • Une transaction : le Défenseur des droits propose à l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicité des faits). En cas d'accord, la transaction doit être validée par le procureur de la République.
  • Une action en justice : si le Défenseur des droits a connaissance de faits de nature à constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le Défenseur des droits saisit le procureur de la République.

A savoir

Si vous saisissez le Défenseur des droits, vous pouvez également déposer plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. Ainsi, le Défenseur des droits pourra intervenir devant les juridictions pénales pour présenter son analyse du dossier.

Peut-on porter plainte contre l’auteur d’une discrimination ?

Si vous êtes victime de discrimination, vous pouvez déposer plainte contre l'auteur des faits.

Si l'auteur des faits représente une personne morale (exemple : un gérant de boîte de nuit), vous pouvez également la mettre en cause.

Le délai pour porter plainte est de 6 ans à compter des faits.

La plainte peut être déposée auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de votre choix. Elle peut aussi être adressée par courrier au procureur de la République.

A savoir

Dès le dépôt de plainte, vous pouvez faire appel à un avocat. Si vos revenus ne vous permettent pas de régler ses honoraires, vous pouvez éventuellement demander l’aide juridictionnelle.

Pour déposer plainte, vous devez vous rendre au ou à la de votre choix.

Où s'adresser : Commissariat

Où s'adresser : Brigade de gendarmerie

Les services de police ou de gendarmerie si vous êtes victime d'une .

C'est le qui décide de la suite à donner à la plainte (enquête, ...).

Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au .

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre état civil et vos coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone)
  • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
  • Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
  • Vos documents de preuve : certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, vidéos, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modèle de courrier suivant :

Porter plainte auprès du procureur de la République

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

A savoir

En cas de discrimination au travail, vous pouvez également saisir le conseil des prud’hommes pour obtenir réparation de votre préjudice (exemple : la réintégration dans votre emploi).

Quelles sont les sanctions encourues par l'auteur d'une discrimination ?

Par principe, seul l'auteur des faits peut être jugé et condamné par le tribunal correctionnel.

Néanmoins, si le représentant d'une personne morale commet une discrimination, la responsabilité pénale de la personne morale peut être engagée.

Les personnes physiques risquent des peines différentes de celles encourues par les personnes morales.

L'auteur d'une discrimination risque une peine pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et d'amende.

Il peut également être condamné à une (exemple : diffusion de la condamnation prononcée contre lui).

Si la discrimination est commise dans un lieu accueillant du public ou pour empêcher l'accès à un tel lieu, l'auteur encourt une peine de 5 ans d'emprisonnement et de d'amende.

Il peut également être condamné à une (exemple : diffusion de la condamnation prononcée contre lui, fermeture provisoire ou définitive de l’un de ses établissements).

La encourt une amende égale à .

Elle risque également des , notamment la publication de la décision de justice dans la presse écrite.

Si la discrimination est commise dans un lieu accueillant du public ou pour empêcher l'accès à un tel lieu, la encourt une amende dont le montant s'élève à .

Elle risque également des , notamment la publication de la décision de justice dans la presse écrite.

Par un agent public

Dans quels contextes se manifeste la discrimination ?

La discrimination peut viser une personne physique ou une personne morale. Cette infraction se manifeste lorsqu'un agent dépositaire de l'autorité publique (exemple : un policier) ou une personne chargée d'une mission de service public (exemple : un chauffeur de bus) s'appuie sur un critère discriminatoire pour :

  • Refuser le bénéfice d'un droit accordé par la loi. Par exemple, un agent de préfecture refuse de remettre un titre de séjour à une personne alors que la loi l'autorise à en bénéficier
  • Ou freiner l'exercice normal d'une activité économique (activité industrielle et/ou commerciale). Par exemple, une administration refuse l’accès d’une entreprise à un appel d’offres pour un marché public sous prétexte que son dirigeant est d’origine étrangère.

La discrimination peut être directe ou indirecte :

  • La discrimination est directe lorsqu'elle est nettement visible. L'auteur des faits a conscience qu'il prend une décision en fonction d'un critère interdit par la loi et il l'affiche ouvertement
  • La discrimination est indirecte lorsque l'auteur prend intentionnellement une décision qui paraît neutre mais qui, finalement, désavantage certaines personnes par rapport à d'autres. Par exemple, un commandant rédige une note de service selon laquelle seuls les candidats d'une certaine commune peuvent postuler à un poste de sapeur-pompier. Dans ce cas, il y a une discrimination indirecte fondée sur le lieu de résidence.

Quels sont les critères de discrimination interdits par la loi ?

La discrimination est retenue si l'agent dépositaire de l'autorité public ou chargé d'une mission de service public prend sa décision en se fondant intentionnellement sur l'un des critères suivants :

  • Origine
  • Sexe
  • Situation de famille
  • Grossesse
  • Apparence physique
  • Vulnérabilité particulière liée à la situation économique
  • Nom
  • Lieu de résidence
  • État de santé
  • Perte d'autonomie
  • Handicap
  • Caractéristiques génétiques
  • Mœurs
  • Orientation sexuelle
  • Identité de genre
  • Âge
  • Opinions politiques
  • Activités syndicales
  • Qualité de lanceur d'alerte
  • Qualité de facilitateur de lanceur d'alerte ou de personne en lien avec un lanceur d'alerte
  • Langue parlée (capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français)
  • Ethnie
  • Nation
  • Race prétendue
  • Religion 

Comment réagir face à un acte de discrimination ?

Si vous êtes victime ou témoin d’une discrimination, vous pouvez signaler ces faits. Préalablement, il est conseillé de réunir un maximum de preuves permettant de démontrer cette infraction.

Quels éléments permettent de démontrer une discrimination ?

Vous pouvez prouver une discrimination notamment en utilisant les éléments suivants :

  • Identité et coordonnées de l'auteur des faits (nom, prénom, adresse mail, numéro de téléphone, etc.)
  • Captures d'écran (SMS, images envoyées par messages, etc.)
  • Copie de mails
  • Enregistrements audios ou vidéos
  • Résultat d'un testing
  • Attestation de témoins (avec leur identité complète)
  • Certificat médical.

Tous ces documents doivent être .

Ces preuves sont indispensables si vous les faits ou si vous déposez .

Comment signaler un acte de discrimination aux autorités compétentes ?

Les dispositifs pour signaler une discrimination diffèrent en fonction de l’auteur de cette infraction.

En tant que victime ou témoin d'une discrimination, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée. Ce permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme formé pour ce type .

À tout moment, l'historique de discussion peut être effacé.

Signaler un cas de discrimination aux forces de l’ordre

Si vous êtes victime ou témoin d’une discrimination commise par un , vous pouvez faire un signalement à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) :

Signaler le comportement d’un agent à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN)

Si l’auteur de la discrimination est un , vous pouvez faire un signalement à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) :

Signaler le comportement d’un agent à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN)

Votre signalement est étudié par un service de l’IGPN ou de l’IGGN. Si ce service constate qu’une discrimination a été commise, il peut transmettre votre signalement au .

Peut-on faire appel à une association de lutte contre la discrimination ?

En tant que victime, vous pouvez contacter une association de lutte contre les discriminations. Cette association peut vous aider dans vos démarches, notamment auprès du Défenseur des droits (par exemple, l'association peut se joindre à vous lorsque vous saisissez le Défenseur des droits).

Certaines associations peuvent se constituer partie civile à votre place, à condition que vous leur ayez donné votre accord. Cette constitution de partie civile a pour objectif de défendre vos droits pour que vous soyez indemnisé.

Les associations régulièrement déclarées depuis plus de 5 ans peuvent se constituer partie civile lorsqu’elles poursuivent un objectif précis :

  • Elles combattent le racisme ou assistent les victimes de discrimination fondée sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse
  • Elles combattent les discriminations fondées sur le sexe, sur les mœurs, sur l'orientation sexuelle ou sur l'identité de genre
  • Elles ont pour objet de défendre ou d'assister les personnes malades, handicapées ou âgées.

Comment saisir le Défenseur des droits d’un cas de discrimination ?

Si vous êtes victime ou témoin d'une discrimination, vous pouvez saisir gratuitement le Défenseur des droits par téléphone ou en ligne.

Vous pouvez contacter le Défenseur des droits au du lundi au samedi, de 9h30 à 19 heures (hors jours fériés).

Vous pouvez contacter les juristes du Défenseur des droits par messagerie instantanée (tchat) :

Saisir le Défenseur des droits d’un cas de discrimination par messagerie instantanée

Un accès est prévu pour les personnes sourdes ou malentendantes :

Signaler une discrimination au Défenseur des droits (dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes)

La saisine du Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

  • Une médiation : désigné par le Défenseur des droits, le médiateur entend les personnes concernées. La médiation ne peut pas excéder 3 mois, renouvelable 1 fois.
  • Une transaction : le Défenseur des droits propose à l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicité des faits). En cas d'accord, la transaction doit être validée par le procureur de la République.
  • Une action en justice : si le Défenseur des droits a connaissance de faits de nature à constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le Défenseur des droits saisit le procureur de la République.

A savoir

Si vous saisissez le Défenseur des droits, vous pouvez également déposer plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. Ainsi, le Défenseur des droits pourra intervenir devant les juridictions pénales pour présenter son analyse du dossier.

Peut-on porter plainte contre l’auteur d’une discrimination ?

Si vous êtes victime de discrimination, vous pouvez déposer plainte contre l'auteur des faits.

Le délai pour porter plainte est de 6 ans à compter des faits.

La plainte peut être déposée auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de votre choix. Elle peut aussi être adressée par courrier au procureur de la République.

A savoir

Dès le dépôt de plainte, vous pouvez faire appel à un avocat. Si vos revenus ne vous permettent pas de régler ses honoraires, vous pouvez éventuellement demander l’aide juridictionnelle.

Pour déposer plainte, vous devez vous rendre au ou à la de votre choix.

Où s'adresser : Commissariat

Où s'adresser : Brigade de gendarmerie

Les services de police ou de gendarmerie si vous êtes victime d'une .

C'est le qui décide de la suite à donner à la plainte (enquête, ...).

Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au .

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre état civil et vos coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone)
  • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
  • Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
  • Vos documents de preuve : certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, vidéos, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modèle de courrier suivant :

Porter plainte auprès du procureur de la République

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

A savoir

En cas de discrimination au travail, vous pouvez également saisir le tribunal administratif pour obtenir réparation de votre préjudice (exemple : une indemnisation de la part de l’administration employeuse).

Quelles sont les sanctions encourues par l'auteur d'une discrimination ?

L'agent dépositaire de l'autorité publique ou chargé d'une mission de service public qui commet une discrimination encourt des sanctions disciplinaires et des sanctions pénales.

A savoir

Si les faits ont été commis par un agent dépositaire de l'autorité publique ou chargé d'une mission de service public, il est impossible de déposer plainte contre l'administration qui l'emploie. Seul l'agent qui a commis une discrimination dans l'exercice de ses fonctions ou de sa mission peut être reconnu pénalement responsable.

Toute discrimination commise par un agent public dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une .

L'agent public qui commet une discrimination dans le cadre de ses fonctions ou de sa mission encourt une peine de :

  • 5 ans de prison
  • Et 75 000 € d'amende.

Il risque également des telles que l'interdiction d'exercer l'activité professionnelle au cours de laquelle il a commis une discrimination.

Référence : Définition et sanctions des discriminations commises par un particulier

Code pénal : articles 225-1 à 225-4

Référence : Peines complémentaires pour une personne morale

Code pénal : article 131-39

Référence : Définition et sanctions des discriminations commises par un agent public

Code pénal : article 432-7

Référence : Peines complémentaires pour un agent public

Code pénal : article 432-17

Définition : Délit

Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

Définition : Personne physique (versus personne morale)

Individu, être humain

Définition : Personne morale

Groupement de personnes physiques réunies pour accomplir quelque chose en commun (entreprises, sociétés civiles, associations, État, collectivités territoriales, etc.). Ce groupe peut aussi réunir des personnes physiques et des personnes morales. Il peut aussi n'être constitué que d'un seul membre (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée - EURL - par exemple).

Définition : Dépositaire de l'autorité publique

Personne qui a reçu un pouvoir de sanction et/ou de contrainte de la part des pouvoirs publics

Définition : Infraction

Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Définition : Testing

Action qui consiste à soumettre deux profils comparables pour une même demande en ne modifiant que la caractéristique (origine, handicap, sexe, orientation sexuelle, etc.) qui peut entraîner une discrimination. Par exemple, pour tester un employeur, 2 personnes envoient 2 candidatures similaires à une offre d’emploi, ne différant que par le prénom et le nom (qui évoquent une origine différente).

Définition : Signalement aux autorités

Informer les autorités compétentes (police, gendarmerie, procureur de la République, etc.) de faits qui pourraient constituer une infraction. Attention : le signalement n'est pas une plainte.

Définition : Plainte

Acte par lequel une personne qui estime avoir subi un préjudice du fait d'une infraction porte celle-ci à la connaissance du Procureur de la République directement ou par l'intermédiaire d'un service de police ou de gendarmerie

Définition : Racisme

Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, selon la nationalité, une prétendue race, la couleur de peau, la religion ou l'origine nationale ou ethnique

Définition : Procureur de la République

Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Définition : Personne mise en cause

Personne soupçonnée d'avoir participé à la commission d'une infraction (crime, délit, contravention)

Définition : Classement sans suite

Décision prise par le procureur de la République de ne pas donner de suite à une affaire pénale

Définition : Responsabilité pénale

Obligation de répondre de ses actes délictueux en subissant une sanction dans les conditions et selon les formes prescrites par la loi

Définition : Titre de séjour

Document sécurisé assurant la reconnaissance par l'autorité publique du droit à séjourner sur le territoire national pour un ressortissant étranger majeur

Information officielle issue de Service-Public.fr. Guide-Administratif.fr en facilite l'accès et vous oriente vers les organismes près de chez vous.