Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) est une autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Toute personne privée de liberté, ses proches, son avocat ou des tiers peuvent le saisir pour signaler une atteinte aux droits fondamentaux. Le CGLPL dispose du pouvoir d'inspecter les établissements concernés et de mener des enquêtes.
Points de vigilance
- Saisine non recevable si elle porte sur une procédure en cours ou sur l'appréciation d'une décision judiciaire
- Absence de précision des motifs d'atteinte aux droits fondamentaux dans la demande
- Demande portant sur des faits ne concernant pas un lieu de privation de liberté au sens de la loi
- Saisine relative à des matières échappant à la compétence du CGLPL (évaluation de jugements, décisions du juge de l'application des peines)
Questions fréquentes
Quels sont les lieux considérés comme des lieux de privation de liberté ?
Il s'agit des établissements pénitentiaires, des établissements de santé en cas d'admission forcée, des cellules de garde à vue, des centres de rétention administrative ou douanière, des zones d'attente d'aéroports ou de ports, des dépôts de palais de justice, des centres éducatifs fermés et des véhicules de transport de personnes privées de liberté.
Qui peut saisir le CGLPL ?
La personne privée de liberté elle-même, un membre de sa famille, son avocat, un témoin, un membre du personnel de l'établissement, une personne morale ayant pour objet le respect des droits fondamentaux, ainsi que les ministères, députés, sénateurs et bâtonniers. Le CGLPL peut également s'auto-saisir.
Par quels moyens peut-on saisir le CGLPL ?
La saisine peut s'effectuer par voie électronique via le formulaire en ligne, par courrier postal adressé au siège du CGLPL à Montreuil, ou lors des visites qu'il organise dans les lieux de privation de liberté. Le courrier doit mentionner l'identité du requérant, son adresse postale et les motifs de la saisine.
Le CGLPL peut-il intervenir dans une procédure judiciaire en cours ?
Non, le CGLPL ne peut pas intervenir dans le cadre d'une procédure en cours ni évaluer la pertinence d'un jugement de condamnation ou d'une décision du juge de l'application des peines.
Quelles sont les mesures que peut prendre le CGLPL ?
Le CGLPL peut visiter librement les établissements, effectuer des vérifications sur place, mener des enquêtes, s'entretenir avec les personnes concernées de manière confidentielle et demander des renseignements ou documents aux responsables de l'établissement. Ces visites peuvent être programmées ou sans préavis, de jour comme de nuit.
Textes de référence
- Loi n°2007-1545 du 30 octobre 2007 instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté
Pour quels motifs est-il possible de saisir le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
Qui porte atteinte aux droits fondamentaux d'unepersonne privée de liberté ou qui a récemment été privée de libertéEt qui est liée aux conditions de détention, degarde à vue , de rétention, detransfèrement , d'hospitalisation de cette personne ou au fonctionnement d'un lieu de privation de liberté.
Les conditions de détention ou d'hospitalisation sont contraires aux droits fondamentaux des personnes privées de liberté (mauvaises conditions d'hygiène, mauvais accueil des arrivants, surpopulation en prison, etc.) La personne concernée rencontre des difficultés dans l’accès aux soins, au travail, à la formation ou aux activités culturelles La santé et/ou la sécurité de la personne privée de liberté sont menacées (menaces ou violences de la part d’autres détenus ou de la part du personnel de l'établissement) La personne privée de liberté est transférée dans un établissement éloigné du domicile de ses proches de sorte qu’ils ne peuvent lui rendre visite régulièrement.
A savoir
Qui peut saisir le contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
Un membre de votre famille Votre avocat Un témoin Un membre du personnel intervenant dans l'établissement dans lequel une atteinte (ou un risque d'atteinte) aux droits fondamentaux semble avoir été commis Une personne morale (par exemple, une association) ayant pour objet le respect des droits fondamentauxLes ministères, les députés, les sénateurs, les bâtonniers , etc.
A savoir
Comment saisir le contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
Vous pouvez saisir le contrôleur général des lieux de privation de liberté en ligne :
Saisir le contrôleur général des lieux de privation de liberté
Les informations que vous fournissez par voie électronique sont enregistrées informatiquement. Toutefois, elles ne peuvent pas être révélées par le .
Vous pouvez saisir la contrôleur général des lieux de privation de liberté en lui adressant un courrier postal.
Ce courrier doit mentionner :
Votre identité et votre adresse postale Les motifs pour lesquels, à vos yeux, une atteinte ou un risque d'atteinte aux droits fondamentaux d'unepersonne privée de liberté est constitué.
Si vous le précisez dans votre demande, le doit s’abstenir de révéler votre nom au cours de son enquête.
Où s'adresser :
Contrôleur général des lieux de privation de liberté:
Lors des visites du , les , leurs proches ou les membres du personnel de l'établissement peuvent demander à s'entretenir avec lui ou avec l'un des contrôleurs de son équipe.
Lors de cet échange, il est possible d'exposer les motifs laissant penser qu'une atteinte aux d'une personne privée de liberté a eu lieu.
Ce type d'entretien est .
Néanmoins, si le CGLPL a obtenu l'accord de la personne privée de liberté, il peut évoquer sa situation avec les autorités compétentes (exemple : chef d'un , médecin).
Quelles actions peuvent être menées par le contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
Visites
Le contrôleur général des lieux de privations de liberté peut choisir librement les établissement qu'il visite, en tenant compte des signalements d'atteinte aux qui lui ont été transmis.
Les visites peuvent intervenir dans tous les lieux de privation de liberté situés sur le territoire français (y compris à Mayotte, dans les îles Wallis et Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie).
Ces visites peuvent être faites de jour comme de nuit, la semaine ou le week-end.
Elles peuvent être programmées ou, au contraire, avoir lieu .
Il est impossible de s'opposer à une visite du sauf pour un motif lié à la , à la sécurité publique ou à une catastrophe naturelle.
Dans ces cas, les responsables du lieu de privation de liberté doivent organiser une autre visite.
Enquête
Lors de ces visites, le peut s'entretenir avec toute personne capable de lui apporter des informations sur l'atteinte (ou le risque d'atteinte) aux droits fondamentaux qui lui a été signalé.
Ces échanges ont lieu de manière .
Le CGLPL peut également demander des renseignements et des documents aux responsables de l'établissement ou à toute personne en capacité de l'éclairer sur la situation.
En principe, ces informations et justificatifs doivent lui être remis dans un délai qu'il fixe.
Toutefois, les responsables de l'établissement privatif de liberté peuvent refuser de communiquer ces renseignements et documents s'ils justifient d'un motif grave (exemple : secret lié à la , secret professionnel de , secret de l'enquête ou de ).
A savoir
Quelles est l'issue des actions menées par le contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
A savoir
Définition : Autorité administrative indépendante
Définition : Personne privée de liberté
Définition : Transfèrement
Définition : Établissement pénitentiaire
Définition : Maison d'arrêt
Définition : Dépôt (palais de justice)
Définition : Juge de l'application des peines
Définition : Personne morale
Définition : Bâtonnier
Définition : Défense nationale
Définition : Instruction
Définition : Infraction
Définition : Procureur de la République
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