Congé de mobilité d'un salarié

Le congé de mobilité est un mode de rupture amiable du contrat de travail à durée indéterminée proposé par l'employeur dans le cadre d'un accord collectif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ou d'une rupture conventionnelle collective (RCC). Il permet au salarié de préparer sa reconversion professionnelle grâce à des mesures d'accompagnement, des actions de formation et des périodes de travail, avant la rupture du contrat à l'issue du congé.

Pièces à fournir

  • Accord collectif sur la GPEC ou accord de rupture conventionnelle collective proposant le congé de mobilité
  • Convention individuelle de rupture d'un commun accord signée par le salarié
  • Justificatif d'adhésion écrite du salarié au congé de mobilité
  • Document de présentation des mesures d'accompagnement et actions de formation prévues
  • Attestation de rémunération des 12 derniers mois précédant l'entrée en congé
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Délais

Non précisé par la réglementation. La durée du congé de mobilité est déterminée librement par l'accord collectif.

Points de vigilance

  • Absence d'accord collectif de GPEC ou de RCC : le congé de mobilité ne peut être proposé que dans ce cadre
  • Indemnités de rupture inférieures aux indemnités légales de licenciement pour motif économique
  • Rémunération des périodes non travaillées inférieure à 65 % de la rémunération brute moyenne des 12 derniers mois
  • Absence de consentement écrit du salarié exprimé selon les conditions fixées par l'accord collectif
  • Omission de l'autorisation de l'inspecteur du travail pour un salarié protégé

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui distingue le congé de mobilité de la mobilité volontaire sécurisée ?

Le congé de mobilité est un mode de rupture amiable du contrat de travail proposé dans le cadre d'un accord collectif de GPEC ou de RCC. La mobilité volontaire sécurisée est un dispositif différent régi par des règles distinctes.

Quelles entreprises sont tenues de proposer un congé de mobilité ?

Toute entreprise ayant conclu un accord collectif de GPEC ou de RCC peut proposer un congé de mobilité. Les entreprises de 300 salariés minimum (ou groupe de dimension communautaire avec au moins 150 salariés en France) sont soumises à l'obligation de négocier un accord de GPEC.

Quel est le montant minimum de rémunération pendant les périodes non travaillées ?

La rémunération doit correspondre au minimum à 65 % de la rémunération brute moyenne des 12 derniers mois précédant l'entrée en congé, sans être inférieure à 10,46 € par heure multiplié par la durée collective de travail de l'entreprise (soit 1 586,96 € pour 35 heures).

Que devient le salarié à la fin du congé de mobilité s'il n'a pas retrouvé d'emploi ?

Le contrat de travail est rompu d'un commun accord. Le salarié perçoit les indemnités de rupture prévues par l'accord collectif et peut prétendre à l'allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), sous conditions.

Que se passe-t-il si le salarié signe un CDD pendant le congé de mobilité ?

Le congé de mobilité est suspendu pendant la durée du CDD et reprend ensuite pour la période restant à courir.

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Textes de référence

  • Code du travail : article L1237-17
  • Code du travail : articles L1237-18 à L1237-18-5
  • Code du travail : articles L2242-20 à L2242-21
  • Code du travail : articles L2341-1 et L2341-2
  • Code du travail : articles D1237-4 à D1237-5

Le congé de mobilité est un mode de rupture d’un commun accord du contrat de travail à durée indéterminée (CDI). L’employeur peut le proposer dans le cadre d'un accord collectif sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ou d'une rupture conventionnelle collective (RCC). Ce congé favorise le retour à un emploi stable pour le salarié, par des mesures d'accompagnement, des actions de formation et des périodes de travail en ou en CDD . Quelles sont les caractéristiques d'un congé de mobilité ? Nous faisons le point sur la réglementation.

Qu'est-ce qu'un congé de mobilité pour un salarié ?

Le congé de mobilité permet au salarié qui le souhaite et qui remplit les conditions pour en bénéficier, de préparer une reconversion professionnelle. Il a pour objet de favoriser le retour à un emploi stable à l'issue du congé.

Des mesures d'accompagnement, des actions de formation et des périodes de travail au sein ou hors de l'entreprise sont proposées au salarié pendant le congé.

Il peut être proposé dans le cadre d'un accord sur la GPEC ou d'un accord de RCC.

Pour l'employeur, le congé de mobilité permet d'anticiper l'impact des mutations économiques sur la gestion du personnel en dehors de toutes difficultés économiques.

Attention

Le congé de mobilité ne doit pas être confondu avec la mobilité volontaire sécurisée.

Quelles entreprises peuvent proposer un congé de mobilité ?

Un congé de mobilité peut être proposé par toute entreprise ayant conclu un accord collectif sur la rupture conventionnelle collective.

Il peut également être proposé par une entreprise ayant conclu un accord collectif de GPEC.

A savoir

L'obligation de négocier un accord de GPEC concerne les entreprises suivantes :

Comment l'employeur propose-t-il un congé de mobilité au salarié ?

Les conditions d'adhésion du salarié au congé de mobilité sont précisées dans l'accord collectif qui le propose.

Dans le cadre d'un accord GPEC, l'employeur doit transmettre tous les 6 mois, le bilan des ruptures prononcées dans le cadre du congé de mobilité à la Dreets.

Pour cela, il doit utiliser le portail des ruptures collectives de contrats de travail :

Quelle est la durée du congé de mobilité d'un salarié ?

La durée du congé est précisée par l'accord collectif sur la GPEC ou de RCC qui le met en place.

Elle correspond à la période de maintien du contrat de travail avant sa rupture.

Elle est laissée au libre choix des négociateurs.

Comment se déroule le congé de mobilité d'un salarié ?

L'organisation des périodes de travail, les mesures d'accompagnement et les actions de formation envisagées, sont précisées dans l'accord collectif sur la GPEC ou de RCC qui le propose.

Les périodes de travail proposées aux salariés peuvent être accomplies au sein ou en dehors de l'entreprise, dans le cadre d'un nouveau CDI ou d'un CDD.

Lorsque le salarié a signé un CDD, le congé de mobilité est suspendu. Il reprend à l'issue du CDD pour la durée restant à courir.

Quelle est la rémunération perçue par le salarié pendant un congé de mobilité ?

La rémunération versée pendant le congé de mobilité est fixée par l'accord collectif relatif à la GPEC ou de RCC.

Elle varie selon les périodes travaillées ou non travaillées pendant ce congé :

Le salarié en congé de mobilité doit percevoir la rémunération correspondant au travail qu'il effectue, selon les règles applicables dans l'entreprise d'accueil.

Elle ne peut pas être inférieure à celle perçue lors des périodes non travaillées.

Elle correspond au minimum à de la rémunération brute moyenne des 12 derniers mois précédant l'entrée en congé.

Au minimum, le montant de l'allocation doit atteindre par heure, multipliée par la durée collective de travail fixée dans l'entreprise (soit si l'entreprise applique les 35 heures).

La rémunération versée est exonérée de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois du congé. Cette durée peut être portée à 24 mois en cas de formation de reconversion professionnelle.

Elle reste soumise à la et la .

Que se passe-t-il pour le salarié à la fin du congé de mobilité ?

À la fin du congé de mobilité, le contrat de travail du salarié est rompu d'un commun accord.

Le salarié perçoit les indemnités de rupture prévues par l'accord collectif.

Le salarié qui n'a pas retrouvé d'emploi à la fin du congé de mobilité peut prétendre à l'allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), sous conditions.

A savoir

La rupture amiable dans le cadre du congé mobilité pour un salarié protégé est soumise à l'autorisation de l'inspecteur du travail.

Portail de gestion dématérialisée des ruptures collectives de contrats de travail (RUPCO)

Modèle de convention individuelle de rupture d’un commun accord dans le cadre de l’accord collectif relatif au congé de mobilité

Référence : Rupture d'un commun accord dans le cadre d'un accord collectif

Code du travail : article L1237-17

Référence : Congé de mobilité

Code du travail : articles L1237-18 à L1237-18-5

Référence : Gestion des emplois et des parcours professionnels

Code du travail : articles L2242-20 à L2242-21

Référence : Entreprise de dimension communautaire

Code du travail : articles L2341-1 et L2341-2

Référence : Information DREETS congé de mobilité

Code du travail : articles D1237-4 à D1237-5

Définition : Accord collectif d'entreprise

Résultat des négociations menées entre les partenaires sociaux (employeurs et salariés)

Définition : Entreprise de dimension communautaire

Entreprise qui emploie au moins 1 000 salariés dans les États de l'Union européenne ou de l'EEE et qui comporte au moins 1 établissement employant au moins 150 salariés dans au moins 2 de ces États.

Définition : Suspension d'un contrat de travail

Situation durant laquelle le paiement du salaire par l'employeur et l'exécution d'un travail par le salarié cessent temporairement (par exemple : exercice du droit de grève, fonction de juré d'assise, maladie ou accident du travail, congé de maternité, de paternité, d'adoption ou parental, congé sabbatique, fermeture temporaire de l'entreprise, mise à pied)

Définition : Salarié protégé

Salarié investi d'un mandat syndical ou de représentant du personnel bénéficiant de mesures particulières notamment en cas de licenciement, de rupture conventionnelle ou de mise à la retraite. L’inspection du travail doit donner son accord en cas de licenciement d'un membre du comité économique et social (CSE), d'un délégué syndical, d'un défenseur syndical ou d'un conseiller prud'homal.

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