Quel est le délai de prescription applicable aux actions liées à un contrat d'assurance-vie ?

Le délai de prescription applicable aux actions liées à un contrat d'assurance-vie est de 2 ans en général, à compter de l'événement générateur du litige. Un délai de 10 ans s'applique lorsque le demandeur est bénéficiaire d'un contrat souscrit par un tiers et agit suite au décès de l'assuré, sans dépasser 30 ans après le décès.

Points de vigilance

  • Omission du point de départ du délai : confusion entre la date de l'événement générateur et la date à partir de laquelle le délai commence à courir
  • Non-interruption du délai de prescription faute de respecter les conditions légales (lettre recommandée avec accusé de réception, demande en justice, reconnaissance de dette)
  • Dépassement du délai de 30 ans maximum pour les bénéficiaires ne connaissant pas le décès de l'assuré
  • Absence de transmission des informations obligatoires relatives à la prescription figurant dans la police d'assurance
  • Confusion entre la qualité du demandeur (souscripteur, assuré, bénéficiaire ou tiers) et le régime de prescription applicable

Questions fréquentes

Quel est le point de départ du délai de prescription pour une action portant sur le refus de l'assureur de verser l'épargne suite au décès de l'assuré ?

Le point de départ est la date du décès de l'assuré. Le délai est de 10 ans. Toutefois, si le bénéficiaire n'a pas eu connaissance du décès, le délai débute le jour où il en a eu connaissance, dans la limite de 30 ans après le décès.

Comment interrompre le délai de prescription ?

Le délai de prescription peut être interrompu par : la reconnaissance du droit par l'assureur, une demande en justice, un commandement ou une saisie, ou l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception adressée entre l'assuré et l'assureur selon le type d'action.

Quel délai s'applique si le souscripteur et le bénéficiaire sont la même personne et demandent le versement de l'épargne à l'échéance ?

Le délai de 2 ans s'applique, à compter de la date de fin du contrat d'assurance-vie.

Y a-t-il une limite maximale à l'extension du délai de prescription pour les bénéficiaires ignorant le décès ?

Oui. L'action ne sera pas recevable si elle est introduite plus de 30 ans après le décès de l'assuré, même si le bénéficiaire n'en a pas eu connaissance.

La police d'assurance doit-elle mentionner les délais de prescription ?

Oui. Tout contrat d'assurance-vie doit rappeler les délais de prescription des actions découlant du contrat et permettre d'identifier les points de départ et les causes d'interruption.

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Textes de référence

  • Code des assurances : articles L114-1 à L114-3
  • Code des assurances : articles R112-1 à R112-7

Le délai de prescription est le temps au-delà duquel la mise en œuvre d’un droit ou une demande en justice n'est plus recevable. Par exemple, si vous introduisez une action justice après l'expiration du délai de prescription, la juridiction refusera d’examiner votre demande.

L'exécution du contrat d'assurance-vie peut donner lieu à des litiges entre la compagnie d'assurance et les personnes suivantes :

  • Souscripteur (par exemple, litige lié au refus de changement d'assuré ou de bénéficiaire)
  • Assuré (par exemple, litige lié au refus de restitution des fonds par l’assureur suite à la renonciation de l’assuré à son contrat)
  • Bénéficiaire (par exemple, litige lié au refus de l'assureur de verser l'épargne suite au décès de l'assuré)
  • Tiers (par exemple, litige lié à la contestation du statut de bénéficiaire à la personne désignée dans le contrat).

En matière d’assurance, il existe une prescription de 2 ans qui s’applique pour les actions qui découlent du contrat. On parle de la prescription biennale.

En général, les actions liées à l’exécution d’un contrat d’assurance doivent être introduites dans un délai de 2 ans à partir de l’évènement qui est la base de la demande.

Le délai de prescription est plus long lorsque vous êtes le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie qui a été souscrit par une autre personne. Dans ce cas, le délai de prescription est de 10 ans à partir de la date de décès de l'assuré.

Mais si vous êtes le bénéficiaire et que vous n'avez pas eu connaissance du décès de l'assuré au moment où il s'est produit, le délai de prescription commencera à courir le jour où vous aurez eu connaissance du décès.

Il y a une limite à ce report du point de départ du délai de prescription : votre action ne sera pas recevable si elle est introduite plus de de 30 ans après le décès de l'assuré, même si vous n'en avez pas eu connaissance plus tôt.

Le point de départ du délai de prescription est également retardé pour l'assureur lorsqu'il n'a pas eu connaissance du risque à cause de la réticence, de l'omission, ou de la fausse déclaration de l'assuré. Dans ces cas, le point de départ est fixé au jour où l'assureur a eu connaissance du risque.

Le délai de prescription peut être interrompu par l’un des évènements suivants :

  • Reconnaissance par l’assureur du droit de l’assuré ou reconnaissance de la dette
  • Demande en justice engagée
  • Envoi d’un commandement ou d’une saisie
  • Envoi d'une lettre recommandée ou recommandé électronique, avec accusé de réception, par l'assureur à l'assuré en ce qui concerne l'action en paiement de la prime
  • Envoi d'une lettre recommandée ou recommandé électronique, avec accusé de réception, par l'assuré à l'assureur en ce qui concerne le règlement de l'indemnité.

À savoir

Pour protéger l’assuré, tout contrat d’assurance-vie doit rappeler les délais de prescription des actions découlant du contrat. L’information doit permettre d’identifier les points de départ de la prescription et les causes d’interruption de la prescription.

Référence : Délai de prescription (article L114-1)

Code des assurances : articles L114-1 à L114-3

Référence : Informations contenues dans la police d'assurance

Code des assurances : articles R112-1 à R112-7

Définition : Souscripteur

Personne qui conclut le contrat avec l'assureur et qui s'engage au paiement des cotisations ou des primes.

Définition : Assuré

Personne dont la vie, les actes ou les biens sont garantis par un contrat d'assurance

Définition : Réticence

Cacher volontairement un fait ou une information qui conditionne le contrat

Définition : Omission

Oublier de donner une information déterminante pour la conclusion du contrat

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