Contrat d'apprentissage

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail qui permet de suivre par alternance des périodes de formation en entreprise et en centre de formation d’apprentis. Comment se déroule ce contrat ? Nous vous présentons les informations à retenir.

À savoir

L'apprentissage transfrontalier n'est pas traité dans cette fiche.

À quel âge peut-on être apprenti ?

Âge minimum

L'apprenti doit être âgé au de .

Mais il existe à cet âge minimum :

  • Jeune d'au moins 15 ans justifiant avoir effectué la scolarité du 1er cycle de l'enseignement secondaire (3e)
  • Jeune atteignant l'âge de 15 ans entre la rentrée scolaire et la fin de l'année civile s'il remplit l'ensemble des conditions suivantes :

Âge maximum

L'apprenti doit être âgé au de (30 ans moins 1 jour).

L'apprenti peut être âgé au maximum de (36 ans moins 1 jour) dans les cas suivants :

  • Apprenti signant un nouveau contrat pour accéder à un niveau de diplôme supérieur à celui déjà obtenu
  • Précédent contrat de l'apprenti rompu pour des raisons indépendantes de sa volonté
  • Précédent contrat de l'apprenti rompu pour inaptitude physique et temporaire.

Dans ces cas,

Dérogations à l'âge maximum

Il n'y a dans les cas suivants :

  • Apprenti reconnu travailleur handicapé
  • Apprenti envisageant de créer ou reprendre une entreprise supposant l'obtention d'un diplôme
  • Apprenti inscrit en tant que sportif de haut niveau
  • Apprenti n'ayant pas obtenu son diplôme et concluant un nouveau contrat avec un autre employeur pour se présenter de nouveau à l'examen.

Comment conclure le contrat d’apprentissage ?

Établissement du contrat

Le contrat d'apprentissage est un contrat .

Il comporte des mentions , notamment :

  • Nom et prénom de l'employeur (ou dénomination de l'entreprise)
  • Effectif de l'entreprise
  • Diplôme ou titre préparé par l'apprenti
  • Salaire dû pour chacune des années du contrat ou de la période d'apprentissage
  • Nom, prénom et date de naissance du maître d'apprentissage
  • Attestation de l'employeur précisant que le maître d'apprentissage remplit les conditions de compétence professionnelle
  • Conditions de déduction des avantages en nature.

Il est conclu au moyen du formulaire .

Le contrat est signé par et (et par son , si l'apprenti est mineur).

Un exemplaire est remis à l'apprenti, l'autre est conservé par l'employeur.

Si l'employeur est un de l'apprenti mineur, une déclaration peut remplacer le contrat. Cette déclaration est un simple document établi par l'employeur. Elle précise les engagements des parties (durée du contrat, salaire...). Elle est l'équivalent du contrat d'apprentissage. Elle devra être signée par l'apprenti et le directeur du .

Dépôt du contrat

L'employeur transmet à , au plus tard dans les 5 qui suivent le début du contrat, les documents suivants :

  • Contrat d'apprentissage (ou la déclaration)
  • Convention de formation (intitulé, objectifs, durée, lieu et coût de la formation, moyens et modalités de suivi et d'obtention du diplôme)
  • Convention tripartite lorsque la durée de la formation est réduite ou prolongée.

Cette transmission peut se faire par voie dématérialisée.

L'opérateur de compétence a 20 jours pour statuer sur la prise en charge financière du contrat. Sans réponse de l' dans ce délai, la demande est refusée.

Si le contrat n'est pas conforme (âge de l'apprenti, rémunération, âge et compétence du maitre d'apprentissage, certification de l'organisme de formation par exemple), l'OPCO refuse la prise en charge financière du contrat. Il explique les motifs de son refus dans une décision qu'il transmet à l'employeur, à l'apprenti (son , si l'apprenti est mineur) et au .

L'OPCO dépose le contrat par voie dématérialisée auprès du ministère en charge de la formation professionnelle. En cas de refus de prise en charge financière, l'OPCO l'informe également. Il explique les raisons de ce refus.

La transmission du contrat d'apprentissage est gratuite.

La transmission par voie dématérialisée à peut se faire par document numérisé (scan par exemple).

A savoir

Aucune contrepartie financière ne peut être demandée à l'apprenti ou à son représentant légal lors de la conclusion, du dépôt ou de la rupture du contrat d'apprentissage.

Quelle est la durée du contrat d’apprentissage ?

Le contrat d'apprentissage peut être à durée limitée (CDL) d'une durée de 6 mois au minimum à 3 ans au maximum. Il peut également être à durée indéterminée (CDI).

Lorsqu'il s'agit d'un CDI, il débute par une période d'apprentissage. Cette période de formation est celle que l'apprenti effectue pour obtenir la qualification prévue à son contrat (en principe, alternance entre formation pratique en entreprise et formation théorique en CFA).

La durée du contrat ou de la période d'apprentissage est égale à la durée du cycle de formation que l'apprenti prépare pour obtenir sa qualification. Cette durée est fixée en fonction du type de profession et peut varier.

Elle peut être adaptée pour tenir compte du niveau de l'apprenti, des compétences déjà acquises (prolongée ou raccourcie, par exemple). Dans ce cas, une convention tripartite entre le CFA, l'employeur et l'apprenti est conclue.

La date de début du contrat est celle de la formation théorique en CFA ou celle de la formation pratique chez l’employeur.

A savoir

La durée maximale du contrat peut être portée à 4 ans lorsque l'apprenti est un travailleur handicapé ou un sportif de haut niveau.

Quel est le salaire de l’apprenti ?

Rémunération minimum

L'apprenti perçoit une rémunération correspondant à un pourcentage du qui varie en fonction de son âge et de sa progression dans le cycle de formation.

L'apprenti préparant une bénéficie d'une rémunération correspondant à une 2 année de contrat.

Ces montants peuvent être majorés si un applicable dans l'entreprise fixe une rémunération minimale plus élevée.

Des retenues pour avantages en nature (nourriture ou logement) prévus au contrat d'apprentissage peuvent être effectuées dans la limite de du salaire.

L'apprenti a droit à la pour se rendre de son domicile à son travail.

Les conditions de rémunération des heures supplémentaires sont celles qui sont applicables au personnel de l'entreprise concernée.

Un permet d'estimer le montant de rémunération :

Majoration de salaire

Le pourcentage de rémunération prévue par le code du travail est majoré de 15 points si les conditions suivantes sont toutes remplies :

  • Contrat conclu pour une durée inférieure ou égale à 1 an
  • Préparation d’un diplôme ou un titre de même niveau que celui précédemment obtenu
  • Qualification recherchée est en rapport direct avec celle qui résulte du diplôme ou titre précédemment obtenu.

Cette majoration au salaire minimum prévu par une .

Les majorations liées au passage d'une tranche d'âge à une autre prennent effet à compter du 1 jour du mois suivant la date d'anniversaire de l'apprenti.

Rémunération en cas de réduction ou d'augmentation du cycle de formation

Le cycle de formation peut être réduit ou augmenté pour tenir compte des compétences déjà acquises par l'apprenti.

L'apprenti peut avoir précédemment validé des compétences de la certification qu'il prépare. Son cycle de formation peut alors être réduit pour tenir compte des compétences déjà acquises. Sa rémunération est celle qu'il serait en droit d'obtenir si son contrat n'avait pas été réduit.

L'apprenti peut devoir acquérir un niveau de compétences et de formation qui nécessitent une augmentation de son cycle de formation pour obtenir la certification qu'il prépare. Sa rémunération pendant la prolongation de son contrat est celle correspondant à la dernière année de son contrat.

Rémunération en cas de succession de contrats

La rémunération de l'apprenti peut changer précédemment et qu'il .

La situation varie selon que le contrat est signé avec le même employeur ou un employeur différent :

Si l'apprenti conclut un nouveau contrat d'apprentissage, sa rémunération est au minimum celle qu'il percevait lors de la dernière année du précédent contrat.

Le maintien s’applique à la rémunération contractuelle, conventionnelle ou réglementaire, en fonction de ce qui était appliqué.

Les pourcentages de rémunérations en fonction de l'âge restent applicables s'ils sont plus favorables.

Si l'apprenti conclut un nouveau contrat d'apprentissage, sa rémunération est au minimum celle à laquelle il pouvait prétendre lors de la dernière année du précédent contrat.

Le maintien concerne la rémunération conventionnelle, si l’employeur applique la même convention collective que l’employeur précédent, ou sinon, la rémunération réglementaire.

Les pourcentages de rémunérations en fonction de l'âge restent applicables s'ils sont plus favorables.

Cotisations

Les montants des exonérations diffèrent selon la date de début du contrat d'apprentissage :

Sur le plan fiscal, l'apprenti bénéficie de 3 avantages principaux :

  • Salaire de l'apprenti exonéré de cotisations salariales dans la limite de 50 % du Smic soit (911,52 €). La part du salaire mensuel brut de l'apprenti qui dépasse ce montant reste soumise à cotisations.
  • Salaire exonéré de CSG et de CRDS dans la limite de 50 % du Smic soit (911,52 €). La part du salaire mensuel brut de l'apprenti qui dépasse ce montant est soumise à la CSG et à la CRDS.
  • Salaire exonéré de l'impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du Smic.

Sur le plan fiscal, l'apprenti bénéficie de 3 avantages principaux :

  • Salaire de l'apprenti exonéré de cotisations salariales dans la limite de 79 % du Smic (soit 1 441 €). La part de rémunération au-delà de ce montant reste soumise à cotisations.
  • Salaire exonéré de CSG et de CRDS
  • Salaire exonéré de l'impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du Smic.

Comment se déroule la formation de l'apprenti ?

L'apprentissage repose sur le principe de l'alternance entre enseignement théorique en CFA et enseignement du métier chez l'employeur avec lequel l'apprenti a signé son contrat de travail.

Inscription en centre de formation d'apprentis (CFA)

L'apprenti doit entrer en formation qui suivent le début du contrat d'apprentissage.

La formation de l'apprenti en CFA doit avoir une durée minimale correspondant à de la durée totale du contrat. Ce temps est plus court que celui des formations des lycées professionnels ou technologiques, car le temps passé en entreprise est du temps de formation.

Une est délivrée à l'apprenti par le CFA.

Cette carte peut donner les avantages suivants :

  • Accès aux restaurants et hébergements universitaires
  • Bénéfice de réductions pour des activités de loisirs et sportives (sport, cinéma, théâtre, etc.)
  • Bénéfice de tarifs réduits et préférentiels accordés aux étudiants dans les transports.

A savoir

La formation peut être effectuée en tout ou partie à distance avec un suivi par le CFA. La convention de formation entre l'apprenti et le CFA doit en préciser les modalités pratiques.

Formation dans l'entreprise

L'employeur doit assurer la formation pratique de l'apprenti.

Il confie à l'apprenti des tâches ou des postes qui permettent d'accomplir des opérations ou des travaux conformes à une progression annuelle.

Cette progression est définie entre les employeurs et les CFA dans lesquels les apprentis sont inscrits.

Attention

En principe, l'employeur ne peut pas confier à un apprenti des travaux dangereux pour sa santé et sa sécurité.

Répartition des heures de formation

Le temps passé au CFA et en entreprise varie selon la formation effectuée. Par exemple, 2 jours au CFA et 3 en entreprise, ou 1 mois au CFA et 1 mois en entreprise.

Réorientation de l'apprenti au cours de la formation

Un apprenti engagé dans la préparation d'un peut, à la fin de sa 1 année, écourter sa formation. Il peut se réorienter vers la préparation d'un , un .

Lorsque le nouveau diplôme préparé est du même domaine professionnel que le , la durée du contrat ou de la période d'apprentissage est réduite d'1 an.

Fin de la formation

En cas de succès, la formation donne lieu à la délivrance d'un diplôme ou d'un titre reconnu comme étant à .

En cas d'échec à l'examen, la formation et l'apprentissage peuvent être prolongés d'

Quel est le rôle du maître d’apprentissage ?

Le maître d'apprentissage est directement responsable de la formation de l'apprenti et assume la fonction de tuteur.

Il accompagne l'apprenti dans son travail en vue de l'obtention du titre ou du diplôme préparé, en liaison avec le CFA.

L'employeur doit veiller à ce que le maître d'apprentissage bénéficie de formations qui lui permettent d'exercer sa mission.

Le maître d'apprentissage doit s'assurer que les formations dispensées à l'apprenti n'ont pas évolué. Il doit également veiller au respect de l'acquisition de la formation pour obtenir le diplôme.

Qui peut être maître d’apprentissage ?

Le maître d'apprentissage doit être salarié de l'entreprise, volontaire et majeur. Il doit également offrir toutes les garanties de moralité et détenir des compétences pédagogiques et professionnelles.

L'employeur ou son conjoint collaborateur peuvent assurer la fonction de maître d'apprentissage.

Compétence professionnelle du maître d'apprentissage

Les conditions de compétence professionnelle exigée pour être maître d'apprentissage diffèrent en fonction du titre ou du diplôme détenu :

Le maître d'apprentissage doit avoir un diplôme ou un titre professionnel du même domaine que celui préparé par l'apprenti. Il doit justifier d' en rapport avec la qualification préparée par l'apprenti.

Les stages et les périodes de professionnalisation ou d'apprentissage ne sont pas pris en compte dans le décompte de la durée d'expérience requise.

Une convention collective ou un accord de branche peut prévoir des dispositions différentes.

Le maître d'apprentissage doit justifier de en rapport avec la qualification préparée par l'apprenti.

Les stages et les périodes de professionnalisation ou d'apprentissage ne sont pas pris en compte dans le décompte de la durée d'expérience requise.

Une convention collective ou un accord de branche peut prévoir des dispositions différentes.

Nombre d'apprentis par maître d'apprentissage

Une entreprise ou un établissement peut accueillir maximum apprentis et redoublant par maître d'apprentissage.

La commission départementale de l'emploi et de l'insertion peut accorder des dérogations à ce plafond.

A savoir

Plusieurs maîtres d'apprentissage peuvent exercer leurs fonctions au sein de l'entreprise. Dans ce cas, un maître d'apprentissage référent est désigné parmi l'équipe tutorale. Il assure la coordination et la liaison avec le CFA.

Comment s’organise le temps de travail de l’apprenti ?

Les règles diffèrent selon que l'apprenti est majeur ou mineur.

Le temps de travail de l'apprenti est identique à celui des autres salariés. La effectif est fixée à 35 heures par semaine.

Le temps de formation en CFA et dans l'horaire de travail.

Il peut effectuer des heures supplémentaires.

La durée légale du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine.

Le temps de formation en CFA et dans l'horaire de travail.

Les règles suivantes s'appliquent à l'apprenti mineur :

  • 2 jours de repos consécutifs par semaine
  • Interdiction de travailler le dimanche, sauf dans certains secteurs d'activité
  • Travail de nuit interdit entre 22h et 6h pour un jeune de 16 à 18 ans et entre 20h et 6h pour un jeune de moins de 16 ans, sauf dérogations
  • 35 heures de travail par semaine
  • Exceptionnellement l'apprenti peut effectuer 5 heures supplémentaires par semaine, après accord de l'inspecteur du travail et avis du médecin du travail
  • 8 heures de travail par jour
  • Pas plus de 4 heures 30 consécutives, qui doivent être suivies d'une pause de 30 minutes consécutives
  • Interdiction de travailler un jour de fête légale.

Quels sont les congés de l’apprenti ?

Calcul des congés payés de l’apprenti

L'apprenti a droit aux légaux, c'est-à-dire L'employeur a le droit de décider de la période à laquelle l'apprenti peut prendre ses congés.

S'il a moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente, l'apprenti peut demander des , dans la limite de 30 par an. La condition d'âge est examinée au 30 avril de l'année précédant la demande.

Congé pour examen

Pour la préparation de ses épreuves, l'apprenti a droit à un congé supplémentaire de 5 dans le mois qui les précède. Ces jours

Autres congés de l’apprenti

Une apprentie peut bénéficier d'un .

Un apprenti peut aussi bénéficier d'un .

L'apprenti a droit aux mêmes congés que tout autre salarié :

  • Mariage ou Pacs
  • Décès d'un membre de la famille.

L'apprenti bénéficie d'une autorisation d'absence exceptionnelle d'1 jour pour participer à la . Cette absence n’entraîne pas de perte de salaire.

Le contrat de l’apprenti peut-il être réalisé à l’étranger ?

Oui, le contrat d'apprentissage peut être réalisé en partie à l'étranger. C'est ce que l'on appelle la mobilité à l'étranger de l'apprenti. Cette mobilité à l'étranger ne peut pas dépasser 1 an. Elle ne doit pas être, non plus, supérieure à la moitié de la durée totale du contrat.

Une convention est conclue entre l'apprenti, l'employeur en France, le CFA en France et la structure ou les structures d'accueil à l'étranger.

Cette mobilité peut être réalisée soit dans le cadre d'une mise en veille du contrat, soit dans le cadre d'une mise à disposition de l'apprenti auprès de la structure d'accueil à l'étranger.

Mise en veille du contrat

Pendant cette période, l'entreprise ou l'organisme de formation d'accueil est seul responsable des conditions de travail du salarié.

Celles-ci sont déterminées par les dispositions légales et conventionnelles en vigueur dans le pays d'accueil (santé et sécurité au travail, rémunération, durée du travail...).

La convention précise les informations suivantes :

  • Date de début et de fin de la période de mobilité
  • Objet de la formation et nature des tâches confiées à l'apprenti en lien avec la certification visée
  • Lieux de travail et éventuellement de formation
  • Coordonnées et qualité des personnes chargées de suivre le déroulement en France, au sein du CFA et dans le pays d'accueil ainsi que les conditions du suivi
  • Équipements et produits utilisés, ainsi que les engagements en matière de prévention des risques professionnels des entreprises d'accueil situées en dehors de l'Union européenne et des organismes de formation
  • Rythme de travail et congés
  • Éventuellement, les conditions de prise en charge financière des frais
  • Éventuellement, les conditions d'évaluation et de validation des compétences acquises à l'étranger
  • Règles applicables dans la ou les structures d'accueil à l'étranger, en matière de santé et sécurité au travail
  • Information sur les garanties prises en matière de responsabilité civile ou de couverture de risques équivalents dans le pays d'accueil.

A savoir

La convention peut être conclue sans l'employeur du pays d’accueil. Dans ce cas, il faut que les engagements pris par ce dernier permettent à l’apprenti de bénéficier de certaines garanties équivalentes à celles prévues par la convention de mise en veille. Ces garanties doivent figurer sur un ou plusieurs documents signés par l'employeur du pays d'accueil, l'apprenti et si nécessaire par le CFA en France. Les documents sont annexés à la convention de mise en veille.

Mise à disposition de l'apprenti

L’apprenti est mis à disposition de façon temporaire par l'entreprise établie en France auprès d'une entreprise ou d'un organisme de formation situé à l'étranger.

Le contrat de travail n'est pas rompu ou . L'employeur conserve sa responsabilité vis-à-vis de l'apprenti (rémunération, protection sociale salariée...).

La convention précise les informations suivantes :

  • Date de début et de fin et la durée de la période de mobilité
  • Objet de la formation et nature des tâches confiées à l'apprenti en lien avec la certification visée
  • Lieux de travail et éventuellement de formation
  • Coordonnées et qualité des personnes chargées de suivre le déroulement en France et dans le pays d'accueil ainsi que les conditions du suivi
  • Équipements utilisés et produits
  • Rythme de travail et congés
  • Éventuellement, les conditions de prise en charge des frais
  • Éventuellement, les conditions d'évaluation et de validation des compétences acquises à l'étranger
  • Règles applicables dans le pays d'accueil en matière de santé et sécurité au travail
  • Information sur les garanties prises en matière de responsabilité civile ou de couverture de risques équivalents dans le pays d'accueil.

A savoir

La convention peut être conclue sans l’organisme de formation d’accueil. Dans ce cas, il faut que la mobilité se déroule au sein de ce dernier et qu’il ait conclu une convention de partenariat avec l’organisme ou le centre de formation français. Elle doit mentionner certaines informations (identité de l'organisme d'accueil, domaines de formation...) et doit être tenue a disposition de l'OPCO.

L’apprenti bénéficie-t-il de visites médicales ?

Au moment de l'embauche

L'apprenti bénéficie d'une dans le cadre de son embauche. Elle doit avoir lieu dans les qui suivent l'embauche.

Lorsque l'apprenti est mineur ou lorsqu'il , cette visite d'information et de prévention doit avoir lieu

Si l'apprenti est affecté à des , un doit obligatoirement être réalisé par le médecin du travail l'affectation sur le poste.

Autres examens médicaux

L'apprenti bénéficie également des visites périodiques et de la .

L'apprenti est-il un salarié comme les autres ?

L'apprenti bénéficie des mêmes droits que les autres salariés de l'entreprise. Il ne peut pas être exclu des dispositions générales d'une convention collective, d'un accord d'entreprise, d'un usage ou d'un engagement de l'employeur, s'il en remplit les conditions d'octroi.

L'apprenti est électeur et éligible aux instances représentatives du personnel, s'il en remplit les conditions.

Comment rompre le contrat d’apprentissage ?

Le contrat d'apprentissage peut être rompu. Les conditions varient selon la durée déjà passée en entreprise.

La procédure varie selon que le contrat est rompu avant ou après les 45 premiers jours de formation pratique dans l'entreprise :

Le contrat peut être rompu par l'employeur ou par l'apprenti.

Cette rupture doit intervenir des premiers jours , même s'ils ne sont pas consécutifs.

Le contrat peut être rompu après 45 jours et par écrit dans l'un des cas suivants :

  • Accord commun entre l'employeur et l'apprenti
  • Par l'apprenti qui doit d'abord saisir le médiateur. Il informe ensuite son employeur après un délai minimal de 5 jours calendaires. La rupture du contrat a lieu après un délai minimal de 7 jours calendaires après information de l'employeur.
  • Par l'apprenti qui obtient son diplôme avant le terme fixé initialement à condition d'en informer par écrit son employeur 1 mois à l'avance. La rupture ne peut pas intervenir avant le lendemain de la date de publication des résultats.
  • Par l'employeur pour faute grave, inaptitude, force majeure et exclusion définitive de l'apprenti du CFA, en respectant la procédure de licenciement pour motif personnel
  • En cas de décès d'un employeur maître d'apprentissage d'une entreprise unipersonnelle en respectant la procédure de licenciement pour motif personnel.

À la suite de la rupture de son contrat, l'apprenti qui n'a pas trouvé un nouvel employeur peut poursuivre sa formation théorique pendant 6 mois en CFA. Dans ce cas, il bénéficie du statut de stagiaire de la formation professionnelle. Il conserve ses droits sociaux.

Lorsque le contrat d'apprentissage est rompu avant son terme, l'employeur notifie sans délai la rupture à l'opérateur de compétences, qui informe les services du ministre chargé de la formation professionnelle. La notification peut être faite par voie dématérialisée.

A savoir

En cas de liquidation judiciaire d'une entreprise sans poursuite d'activité, le contrat d'apprentissage peut être rompu par le liquidateur. L'apprenti a droit à une indemnisation au moins égale aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'à la fin du contrat.

Le contrat d’apprentissage peut-il être suspendu ?

En cas de risque sérieux d'atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou morale de l'apprenti, le contrat d'apprentissage peut être suspendu.

Il peut s'agir des situations suivantes, par exemple :

  • Brutalité
  • Violences physique ou morale
  • Insultes, humiliations
  • Non conformité des installations de l'entreprise
  • Harcèlement moral
  • Harcèlement sexuel.

Lorsque l'inspecteur du travail a connaissance d'une situation dangereuse, il procède à une enquête.

Il peut proposer une suspension du contrat de travail au directeur départemental en charge de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS ou DDETSPP). L'employeur est informé de la suspension du contrat.

Au cours de cette suspension, la rémunération de l'apprenti est maintenue par l'employeur. L'apprenti continue de suivre la formation générale en CFA.

Le directeur départemental doit statuer sur la reprise ou non de l'exécution du contrat d'apprentissage.

Cette décision doit être rendue dans les 15 jours suivant le constat de l'inspecteur du travail.

Lorsque la DDETS ou DDETSPP refuse que l'apprenti retourne dans son entreprise, le contrat d'apprentissage est rompu automatiquement. Le CFA peut l'aider à trouver un nouvel employeur.

Que se passe-t-il à la fin du contrat d'apprentissage ?

Il y a 3 situations possibles :

L'employeur doit remettre à l'apprenti les documents suivants :

  • Certificat de travail
  • Attestation France Travail (anciennement Pôle emploi)
  • Solde de tout compte
  • Eventuellement, un état récapitulatif de l'ensemble des sommes et valeurs mobilières épargnées dans le cadre de dispositifs de participation, d'intéressement ou de plans d'épargne salariale mis en place au sein de l'entreprise.

Lorsque l'apprenti poursuit son activité dans l'entreprise à la fin de son contrat d'apprentissage en signant un contrat de travail (, ou contrat de travail temporaire) les dispositions suivantes s'appliquent :

  • Aucune période d'essai ne peut être imposée (sauf clause conventionnelle contraire)
  • Durée de l'apprentissage prise en compte pour le calcul de la rémunération
  • Durée de l'apprentissage prise en compte pour les droits liés à l'ancienneté du salarié.

, le contrat peut être prolongé d'1 an au maximum pour permettre un redoublement en cas d'échec à l'obtention du diplôme ou une réorientation. Dans ce cas, le salaire minimum applicable est celui correspondant à la dernière année précédant cette prolongation.

Établir un contrat d'apprentissage

Le formulaire cerfa 10103*14

Trouver une entreprise qui recrute en alternance

Connaître les aides d'Action logement à l'alternant (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation)

Après avoir renseigné sa situation, ce simulateur permet à l'alternant de connaître les aides qu'il peut obtenir d'Action logement. Il peut ensuite savoir comment faire pour les demander.

Simulateur du coût d'embauche d'un salarié en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation

Permet de calculer le coût de l'embauche d'un salarié en apprentissage et d'identifier les aides ou réductions fiscales dont vous pouvez bénéficier. Vous pouvez aussi évaluer le coût de l'embauche d'un apprenti ou d'un alternant.

Estimer le salaire d'un salarié en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation

Modèle de rupture d'un commun accord d'un contrat d'apprentissage

Référence : Congés annuels salarié âgé de moins de 21 ans

Code du travail : article L3164-9

Référence : Formation à distance

Code du travail : article L6211-2

Référence : Définition et régime du contrat d'apprentissage

Code du travail : articles L6221-1 à L6221-2

Référence : Conditions d'âge de l'apprenti

Code du travail : articles L6222-1 à L6222-3

Référence : Conclusion du contrat d'apprentissage

Code du travail : articles L6222-4 à L6222-6

Référence : Durée du contrat (L6222-7)

Code du travail : articles L6222-7 à L6222-14

Référence : Succession de contrats d'apprentissage

Code du travail : articles L6222-15 à L6222-17

Référence : Rupture du contrat d'apprentissage

Code du travail : articles L6222-18 à L6222-22

Référence : Contrat d'apprentissage préparant au bac professionnel

Code du travail : article L6222-22-1

Référence : Durée de travail en apprentissage (conditions, exceptions)

Code du travail : articles L6222-24 à L6222-26

Référence : Salaire minimum

Code du travail : articles L6222-27 à L6222-29

Référence : Présentation, préparation aux examens, congé supplémentaire

Code du travail : articles L6222-34 à L6222-36

Référence : Mobilité internationale et européenne des apprentis

Code du travail : articles L6222-42 à L6222-44

Référence : Maître d'apprentissage

Code du travail : articles L6223-5 à L6223-8-1

Référence : Suspension du contrat d'apprentissage et interdiction de recrutement

Code du travail : articles L6225-4 à L6225-7

Référence : Entreprises de travail temporaire

Code du travail : article L6226-1

Référence : Suivi de la formation à distance

Code du travail : articles L6231-1 à L6231-7

Référence : Prime à l'apprentissage

Code du travail : articles L6243-1 à L6243-1-2

Référence : Cotisations et exonérations

Code du travail : articles L6243-2 à L6243-3

Référence : Travaux interdits et réglementés pour les jeunes de 15 ans au moins et de moins de 18 ans

Code du travail : articles D4153-15 à D4153-37

Référence : Dérogations à la limite d'âge de l'apprenti

Code du travail : article D6222-1

Référence : Salaire minimum : taux de référence par rapport au Smic

Code du travail : articles D6222-26 à D6222-33

Référence : Dépôt du contrat dans le secteur privé

Code du travail : articles D6224-1 à D6224-8

Référence : Indemnité compensatrice forfaitaire

Code du travail : articles D6243-1 à D6243-4

Référence : Exonération de charges sociales

Code du travail : article D6243-5

Référence : Dépôt du contrat dans le secteur public non industriel et commercial

Code du travail : articles D6275-1 à D6275-5

Référence : Secteurs dérogatoires à la durée du travail des jeunes travailleurs

Code du travail : article R3162-1

Référence : Examen d'embauche par la médecine du travail

Code du travail : articles R4624-10 à R4624-15

Référence : Surveillance médicale renforcée pour les mineurs

Code du travail : articles R4624-17 à R4624-21

Référence : Conclusion du contrat d'apprentissage (nombre d'exemplaires, fixation du salaire, etc.)

Code du travail : articles R6222-2 à R6222-5

Référence : Convention relative à la durée du contrat

Code du travail : articles R6222-6 à R6222-10

Référence : Rupture du contrat d'apprentissage

Code du travail : articles R6222-21 à R6222-23

Référence : Surveillance médicale renforcée

Code du travail : article R6222-36

Référence : Mobilité dans ou hors de l'Union européenne

Code du travail : articles R6222-66 à R6222-68

Référence : Maître d'apprentissage

Code du travail : articles R6223-22 à R6223-24

Référence : Suspension sur proposition de l'inspecteur du travail

Code du travail : article R6225-9

Référence : Maître d'apprentissage dans les entreprises de travail temporaire

Code du travail : article R6226-5 à R6226-6

Référence : Organisation de l'apprentissage

Code du travail : articles R6232-1 à R6232-3

Référence :

Arrêté du 30 décembre 2011 relatif à la carte d'étudiant des métiers

Référence :

Arrêté du 14 septembre 2020 portant modèle de convention tripartite de réduction ou d'allongement de la durée du contrat d'apprentissage

Définition : Année civile

Du 1er janvier au 31 décembre

Définition : Avantage en nature

Bien ou service fourni par un employeur à un salarié ou par une association à un bénévole (nourriture, logement, véhicule, téléphone mobile, micro-ordinateur, accès internet, etc.)

Définition : Représentant légal

Personne désignée par la loi pour représenter et défendre les intérêts d'une autre personne. Par exemple, le père ou la mère d'un enfant mineur ou le dirigeant d'un organisme

Définition : Ascendant

Personne dont on est issu (parent, grand-parent, arrière-grand-parent...)

Définition : Opérateur de compétences (OPCO)

Finance l'apprentissage, apporte son aide pour élaborer les certifications professionnelles et pour définir les besoins en formation des entreprises

Définition : Jour ouvrable

Correspond à tous les jours de la semaine, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise

Définition : Accord de branche

Accord collectif conclu au niveau d'une branche professionnelle

Définition : Convention collective

Accord écrit négocié entre les représentants syndicaux de salariés et des groupements d'employeurs. Il complète et adapte la législation du travail dans un secteur d'activité donné, souvent de façon plus favorable pour les salariés.

Définition : Suspension d'un contrat de travail

Situation durant laquelle le paiement du salaire par l'employeur et l'exécution d'un travail par le salarié cessent temporairement (par exemple : exercice du droit de grève, fonction de juré d'assise, maladie ou accident du travail, congé de maternité, de paternité, d'adoption ou parental, congé sabbatique, fermeture temporaire de l'entreprise, mise à pied)

Définition : Accord collectif d'entreprise

Résultat des négociations menées entre les partenaires sociaux (employeurs et salariés)

Définition : Usage professionnel ou usage local (droit du travail)

Pratique d'application générale, constante et fixe au sein d'une profession ou d'une localité et à l'origine d'une règle non écrite s'imposant à l'employeur vis-à-vis du salarié

Définition : Jour calendaire

Correspond à la totalité des jours du calendrier de l'année civile, du 1er janvier au 31 décembre, y compris les jours fériés ou chômés

Définition : Force majeure

Événement exceptionnel, imprévisible et irrésistible justifiant de s'exonérer d'une obligation, d'un engagement ou d'une responsabilité (par exemple : catastrophe naturelle pour un contrat d'assurance, décès du salarié pour un contrat de travail).