Procès civil : comment agir seul devant le tribunal ?

Pour certaines procédures où l'avocat n'est pas obligatoire, une personne peut se défendre seule devant le tribunal, en tant que demandeur ou en tant que défendeur. Le tribunal peut être saisi par une requête, une requête conjointe ou une assignation. Avant l'audience, les demandes et documents doivent être communiqués à l'adversaire ; une fois le jugement rendu, il peut être contesté ou mis à exécution.

Pièces à fournir

  • Identité complète des parties
  • Désignation du tribunal saisi
  • Objet et montant de la demande
  • Motifs du litige
  • Justificatif des démarches de résolution amiable ou dispense de cette tentative
  • Liste des documents joints (facture, contrat, devis, preuve de tentative de conciliation...)
  • Timbre fiscal de 50 € (sauf bénéficiaire de l'aide juridictionnelle)
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Délais

L'assignation doit être transmise au tribunal au moins 15 jours avant l'audience, ou dans un délai de 2 mois si la date a été communiquée par voie électronique, sous peine de caducité.

Points de vigilance

  • Communiquer les pièces trop tardivement à l'adversaire expose à un renvoi de l'affaire ou à un refus du juge de les prendre en compte.
  • Le non-respect du délai de transmission de l'assignation au tribunal entraîne sa caducité et impose une nouvelle assignation.
  • Lorsque la valeur du litige ne peut pas être chiffrée, l'avocat est obligatoire, même pour une procédure habituellement accessible sans représentation.
  • La tentative de conciliation, médiation ou procédure participative préalable, obligatoire pour les litiges n'excédant pas 5 000 € ou certains litiges de voisinage, ne doit pas être omise sauf cas de dispense prévu.
  • Une simple copie certifiée conforme du jugement ne suffit pas pour en demander l'exécution ; une copie exécutoire avec formule exécutoire est nécessaire.

Questions fréquentes

Dans quels cas peut-on agir seul devant le tribunal lors d'un procès civil ?

Il est possible d'agir seul, comme demandeur ou comme défendeur, dans tous les cas où l'avocat n'est pas obligatoire, pour un litige entre deux particuliers ou entre un particulier et un professionnel.

Quand la conciliation, la médiation ou la procédure participative est-elle obligatoire avant un procès civil ?

Cette tentative est obligatoire pour les litiges dont les demandes ne dépassent pas 5 000 €, ainsi que pour certains litiges de voisinage (bornage, servitudes, plantations, distances de construction, curage de fossés, trouble anormal de voisinage), sauf exceptions prévues.

Comment le tribunal judiciaire peut-il être saisi ?

Il peut être saisi par requête lorsque les demandes n'excèdent pas 5 000 € ou dans certaines matières fixées par la loi, par requête conjointe lorsque toutes les parties sont d'accord, ou par assignation lorsque le litige est compris entre 5 000 € et 10 000 €.

Comment faire rectifier une erreur dans une décision de justice civile ?

Une requête en rectification d'erreur matérielle peut être adressée au juge en cas d'erreur matérielle constatée dans le jugement, par exemple un nom erroné ou une date inexacte.

Quel est le coût d'une procédure civile engagée seul ?

Un timbre fiscal de 50 € est dû pour introduire la demande, sauf pour les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle ; les frais de commissaire de justice sont à la charge du demandeur.

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Textes de référence

Lorsque l'avocat n'est pas obligatoire, vous pouvez vous défendre seul, en étant demandeur ou défendeur. Vous devez respecter des règles de procédure durant tout le procès au tribunal. Nous vous présentons les informations à connaître.

Dans quels cas peut-on agir seul au tribunal lors d'un procès civil ?

Il est possible d'engager seul une procédure judiciaire (en étant le demandeur) ou de se défendre seul (en étant le défendeur) dans les cas où l'avocat n'est pas obligatoire. Par exemple, pour un litige entre propriétaire et locataire.

La procédure doit concerner un litige :

  • entre 2 particuliers
  • ou entre un particulier et un professionnel (par exemple, un commerçant, un artisan...).

Attention

Lorsque la valeur du litige ne peut pas être chiffrée, l'avocat est obligatoire.

Dans quels cas doit-on faire une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative avant un procès civil ?

Une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative est obligatoire avant de saisir la justice pour les litiges dont la valeur est inférieure ou égale à 5 000 €.

Cette tentative est aussi obligatoire pour les domaines suivants :

  • Bornage
  • Certaines servitudes (droit de passage, conduite d'eau, égout...)
  • Distances des plantations ou leur élagage (arbres et haies)
  • Distances pour certaines constructions (par exemple, pour la construction ou l'installation d'une clôture...)
  • Curage des fossés et canaux servant à l'irrigation des propriétés
  • Trouble anormal de voisinage.

Cette tentative n'est pas obligatoire dans les cas suivants :

  • Une des parties demande l’homologation d'un accord, par exemple, l'homologation d'une convention parentale.
  • Un motif légitime empêche cette tentative (par exemple, le conciliateur est indisponible durant 3 mois et ne peut organiser la première réunion dans ce délai de 3 mois).
  • Le juge ou l'autorité administrative doit faire elle-même une tentative de conciliation. Par exemple, l'obligation de saisir la commission de recours amiable de la Caf avant tout procès.
  • Le créancier a engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances qui a échoué.
  • Un recours préalable obligatoire est déjà prévu dans la procédure (par exemple, pour un litige avec la sécurité sociale, un recours gracieux doit se faire à la commission médicale de recours amiable avant de saisir la justice).

La tentative de conciliation peut avoir lieu à tout moment de la procédure, même si le tribunal est déjà saisi de l’affaire.

Au cours de la procédure, le juge peut aussi obliger les parties à rencontrer un conciliateur de justice.

Comment saisir seul le tribunal lors d'un procès civil ?

Le tribunal de proximité et le tribunal judiciaire peuvent être saisis par requête, requête conjointe ou assignation.

La requête peut être utilisée lorsque le montant des demandes n'excède pas 5 000 € ou dans certaines matières fixées par la loi ou le règlement (par exemple en matière de tutelle ou d'autorité parentale).

Quand toutes les parties sont d'accord pour faire trancher le litige par le tribunal, le tribunal est saisi par une requête conjointe.

Lorsque le montant du litige est compris entre 5 000 € et 10 000 €, le tribunal judiciaire est saisi par assignation.

Pour déterminer la valeur du litige, il faut prendre en compte le montant total des demandes (remboursement de la valeur d'un bien, dommages-intérêts ...).

A savoir

Pour obtenir en urgence des mesures provisoires (par exemple, une expertise), avant le procès principal appelé procès au fond, une procédure en référé peut être engagée.

Il existe différents formulaires à compléter selon le type de litige (familial, locatif, mise sous protection judiciaire...).

La requête peut aussi être écrite sur.

Les copies des doivent être jointes à la requête (facture, contrat, devis, preuve de la tentative de conciliation...) .

Le dossier complet doit être envoyé au tribunal en Par exemple, si le dossier comprend un demandeur et un défendeur, 2 exemplaires sont nécessaires et si le dossier comprend un demandeur et 2 défendeurs, 3 exemplaires sont nécessaires.

C'est le greffier qui se charge d’envoyer les copies de la requête et des justificatifs aux autres parties.

Attention

La requête doit être transmise avec un timbre fiscal de 50 €, sauf si un demandeur est bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.

La requête doit comprendre les éléments suivants :

  • Identité complète des parties
  • Tribunal saisi
  • Objet et montant de la demande (dommages et intérêts, remise d'un bien, annulation d'un contrat...)
  • Motifs du litige
  • Démarches faites pour une tentative de résolution amiable du litige ou la justification de la dispense de cette tentative
  • Liste des pièces justificatives
  • Date et signature du demandeur qui engage la procédure.

Lorsque sont pour faire juger le litige par le tribunal, la peut être utilisée.

Les parties peuvent demander au juge de valider les points d’accord et de prendre une décision sur les points litigieux.

En cas de requête conjointe, il y a 2 et non pas un demandeur et un défendeur.

La requête conjointe est écrite sur papier libre et détaille la demande commune faite au tribunal.

doit être rédigé,

Cet écrit doit contenir les éléments suivants :

  • Noms, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance des parties
  • Objet et montant de la demande
  • Tribunal devant lequel est déposée la demande.

Les demandeurs doivent préciser les , donner leurs explications et joindre les justificatifs utiles.

La requête est . Elle doit être déposée ou envoyée au du tribunal de proximité ou du tribunal judiciaire.

Attention

La requête doit être transmise avec un timbre fiscal de 50 €, sauf si un demandeur est bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.

Lorsque le montant du litige est supérieur à et jusqu’à , le tribunal judiciaire est saisi par . Elle est remise au par un commissaire de justice.

L'assignation doit comporter des mentions obligatoires :

  • Désignation du tribunal compétent
  • Lieu, jour et heure de l'audience (informations que le demandeur doit obtenir auprès du tribunal)
  • Objet et montant de la demande (dommages et intérêts, remise d'un bien, annulation d'un contrat...)
  • Identité complète des parties
  • Motifs du litige
  • Somme correspondant aux frais engagés pour la procédure (frais de déplacement, photocopies, frais d’intervention du commissaire de justice...)
  • Liste des documents justificatifs
  • Détail des démarches entreprises pour une résolution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative
  • Conséquences en cas de non comparution de l'adversaire.

L'assignation constitue les du demandeur, c'est-à-dire ses demandes et ses arguments.

Elle peut être rédigée par le demandeur au procès, par un avocat ou un commissaire de justice.

Modèle d'assignation sans représentation obligatoire

Attention

L’assignation doit être transmise avec un timbre fiscal de 50 €, sauf si un demandeur est bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.

Lorsque l'assignation est rédigée, le demandeur doit obtenir du tribunal la et l’ ainsi que la salle dans laquelle les parties doivent se présenter. Ces informations doivent être indiquées dans l'assignation.

Le demandeur doit donner cette assignation à un commissaire de justice pour qu'il la remette au défendeur.

Le commissaire de justice remet un au demandeur ainsi qu'un de l'assignation. Ce dernier document doit être remis au tribunal, , pour que l’affaire soit enregistrée.

Si la date d'audience a été communiquée par voie électronique, l'assignation doit être déposée dans à compter de cette communication.

Le non respect des délais entraîne la de l'assignation, ce qui signifie qu'une nouvelle assignation doit être faite.

Que se passe-t-il avant l'audience lors d'un procès civil ?

Date d'audience

Si le tribunal a été saisi par , les parties reçoivent une convocation envoyée par le greffier du tribunal qui indique la date, l'heure et la salle d'audience.

Si le tribunal a été saisi par , elle est remise au défendeur par un commissaire de justice, la date, l'heure et la salle d'audience y sont indiquées.

A savoir

Une assignation peut être nécessaire si la convocation envoyée en LRAR n’a pas été remise au défendeur (absence au moment où le facteur se présente à domicile, déménagement...). Le tribunal informe le demandeur de l’obligation de faire une assignation qui doit être remise au défendeur, par un commissaire de justice.

Constitution du dossier

Lorsque le doit faire une argumentation contraire à celle du demandeur, il doit fournir des preuves, par tous moyens.

Le défendeur peut aussi faire des demandes, appelées (par exemple, demander un délai de paiement, une expertise...).

Il doit constituer un dossier comprenant toutes justificatives pour prouver ses demandes (facture, contrat, courrier, expertise...). Il peut aussi joindre des attestations de témoins.

Un modèle est disponible en ligne :

Le défendeur doit respecter le principe du contradictoire : ou à l’ s'il est représenté par lui.

Les documents (appelés doivent aussi être transmis au tribunal avant l'audience ou au plus tard le jour de l'audience.

Attention

Si les pièces sont communiquées trop tard à l'adversaire, il peut demander le renvoi du dossier à une autre date d’audience. Le juge peut aussi refuser de prendre en compte ces pièces.

Que se passe-t-il à l'audience lors d'un procès civil ?

Présence, assistance ou représentation des parties

Le est affiché devant la porte de la salle d'audience. Ce document est la liste des affaires appelées à l'audience. Il permet de vérifier que l'affaire qui concerne les parties se déroule bien dans cette salle.

Les parties peuvent être à l'audience, éventuellement assistées par un avocat.

Les parties peuvent être si elles en ont fait la demande au juge.

Les parties peuvent être , mais représentées par un avocat ou par un tiers muni d'un pouvoir de représentation.

Si une partie souhaite être représentée à l'audience par une autre personne, elle doit lui donner un .

Ce pouvoir est un document écrit qui permet à la personne désignée () de se présenter à l'audience et de prendre la parole à la place et au nom de la partie concernée ().

La personne désignée par le pouvoir doit être . Elle doit se présenter à l'audience avec le et les copies de sa et de celle du mandant.

L’une des personnes suivantes peut être désignée sur le pouvoir :

  • Époux ou épouse, concubin ou concubine, partenaire de Pacs
  • Père ou mère
  • Enfant
  • Frère ou sœur
  • Neveu ou nièce
  • Tante ou oncle
  • Personne attachée à son service personnel ou à son entreprise (par exemple, le juriste de l'entreprise ou un employé de maison).

Si la partie se présente à l'audience, ces mêmes personnes sont autorisées à l'assister à la place d'un avocat.

Le modèle suivant permet de rédiger un pouvoir :

Demande de renvoi de l’affaire à l’audience

Une demande de peut être faite au juge (par exemple, délai trop court pour préparer sa défense, demande d'aide juridictionnelle en cours de traitement, hospitalisation...).

Cette demande doit être par des documents.

Le juge peut la demande de renvoi . Dans ce cas, le juge fixe la date de la prochaine date d’audience.

Il peut aussi cette demande. Dans ce cas, l'affaire est traitée le jour de l’audience.

En cas de renvoi de l’affaire, une partie peut demander au juge à être dispensée de se présenter à la prochaine audience.

Déroulement de l'audience

Les dossiers sont appelés par le juge, selon l’ordre indiqué sur le rôle d’audience.

Les parties doivent manifester leur présence lorsque leur affaire est appelée.

La procédure est .

Le juge donne la parole au demandeur. Il peut lui poser des questions. Il peut aussi lui demander d’expliquer son litige et ses arguments.

Le juge donne ensuite la parole au qui explique sa défense et ses éventuelles demandes.

Le juge peut demander à l'une ou l'autre des parties des précisions.

Le prend des notes de ce qui est dit par les parties.

Le juge mène les débats et décide du temps de parole du demandeur et du défendeur.

Une partie ne peut prendre la parole que si le juge l’autorise.

Une fois que les parties se sont exprimées, le juge peut renvoyer l’affaire à une autre date d’audience si les débats ne sont pas terminés.

Le juge peut décider que l’affaire est prête à être jugée et clôture les débats.

Le juge donne la date du , c'est-à-dire la date à laquelle le jugement est prononcé.

A partir de ce moment, les parties ne peuvent plus donner d’autres arguments pour défendre leurs intérêts, ni faire d’autres demandes.

, les parties n'ont pas l'obligation d'être présentes.

Le jugement est c'est-à-dire que les parties peuvent le au sur présentation d'une pièce d'identité. ne peut être donnée à ce moment, c’est une simple consultation de la décision.

Le juge peut décider de rendre le jugement à une autre date que celle prévue au départ (). Un avis est adressé par tout moyen aux parties qui indique la nouvelle date ainsi que les motifs de ce report.

Que se passe-t-il après l'audience lors d'un procès civil ?

Jugement

Le jugement indique les informations suivantes :

  • Tribunal qui l'a rendu
  • Noms des juges et du greffier
  • Date du prononcé
  • Nom, prénoms ou dénomination des parties ainsi que leur domicile ou siège social
  • Nom des avocats ou de toute personne ayant représenté ou assisté les parties.

Le jugement expose les éléments suivants :

  • Litige
  • Demandes et arguments de chaque partie
  • Discussion sur les demandes et arguments
  • Motivation de la décision et raisonnement du juge
  • Dispositif.

Le jugement peut être établi sur support papier ou électronique.

Il est signé par le juge et le greffier.

Une requête en peut être faite si une erreur a été faite sur le jugement (par exemple, nom mal orthographié, date inexacte...).

Une requête en peut être faite si le juge n'a pas répondu à une demande d’une partie (par exemple, le montant d'une indemnisation demandée...). Cette demande doit être présentée dans le après que la .

Lorsque le jugement n’est pas assez clair ou précis, une requête en peut être faite pour que le juge apporte des précisions. Le juge est saisi par requête de l'une des parties ou par requête conjointe, seulement si aucun de cette décision n’a été fait.

Notification ou signification de la décision

Une fois la décision rendue, elle doit être portée à la connaissance des parties, de manière officielle.

La décision peut être par le par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).

Si ce n'est pas le cas, la décision doit être par un commissaire de justice par la partie qui a un intérêt à la faire exécuter (généralement celle qui a gagné le procès).

Attention

Le courrier du tribunal qui accompagne le jugement indique la façon dont la décision doit être portée à la connaissance des parties.

La ou la permet de contre la décision.

Le se calcule à compter d'une des dates suivantes :

  • Date de remise de la lettre recommandée
  • Date de remise de la signification à la partie ou à la personne présente au domicile du destinataire par le commissaire de justice
  • Date de l'avis de passage du commissaire de justice au cas où il n'y a personne au domicile.

Recours

La voie de recours dépend de. Le jugement est rendu en ou .

est possible quand la décision est rendue en .

Si la décision est rendue en , le recours est le .

Si le jugement a été rendu , c'est-à-dire en l'absence du défendeur parce qu'il n'a pas eu connaissance de la date de l'audience, celui-ci peut faire .

A savoir

Le type de recours qui peut être exercé est indiqué dans l’acte de signification du commissaire de justice ou dans la notification du greffe.

Exécution de la décision

La , c'est-à-dire immédiatement, même en cas de recours, sauf si la loi ou le juge en décide autrement.

La partie qui obtient gain de cause devant le tribunal peut demander à son adversaire de payer les sommes ou d'exécuter les obligations auxquelles il a été condamné.

A savoir

En cas d'appel, la partie, qui perd le procès, peut demander au 1er président de la cour d'appel la suspension de l'exécution provisoire. Elle doit justifier d'un motif sérieux (par exemple, perte d'emploi) et prouver que l'exécution entrainerait des conséquences excessives pour elle (par exemple, mise en difficulté financière).

L'exécution peut se faire à en prenant contact avec l'adversaire ou son avocat.

Si l'exécution amiable est impossible, la partie qui a gagné le procès peut faire intervenir un pour une de la décision.

L'exécution forcée peut se faire avec une saisie de somme d'argent sur le compte en banque ou sur le salaire, une saisie de biens (voiture, télévision...).

Le commissaire de justice peut demander une avance () à son client avant de faire une exécution forcée.

La partie condamnée aux doit payer les .

Attention

La décision de justice (appelée titre exécutoire) peut être exécutée pendant un délai de 10 ans. Tous les actes d'exécution forcée du commissaire de justice (par exemple, une saisie partielle de la somme qui doit être payée) font aussi démarrer un nouveau délai de 10 ans pour l’exécution du titre exécutoire. Ce dernier reste valable tant qu'un acte d’exécution forcée interrompt la prescription et que la somme totale n’est pas payée. En pratique, le titre exécutoire peut être mis à exécution forcée pendant un délai supérieur à 10 ans, par un commissaire de justice.

Pour pouvoir exécuter la décision, une simple copie certifiée conforme n'est pas suffisante.

Il est nécessaire d’avoir une copie exécutoire avec une (ou ) pour qu’un commissaire de justice fasse l'exécution forcée de la décision. La se fait au tribunal qui a rendu la décision.

Le demandeur ou le défendeur peuvent saisir, lors de l'exécution de la décision, le . Il peut échelonner les paiements ou suspendre l'exécution, par exemple.

Quel est le coût de la procédure lors d'un procès civil ?

Le demandeur doit régler un timbre fiscal de 50 € pour faire une demande en justice, sauf s’il est bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.

Les frais d'un commissaire de justice sont à la charge du demandeur, sauf s’il lui est accordé le bénéfice de l’aide juridictionnelle (AJ) totale ou partielle.

Si une partie souhaite être assistée ou représentée par un avocat, elle doit le payer en totalité sauf si elle bénéfice de l’aide juridictionnelle totale ou partielle.

Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité

Le formulaire cerfa 16042*02

Consentement au déroulement de la procédure sans audience - Procédure orale devant le tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection

Le formulaire cerfa 16037*01

Modèle d'attestation de témoin

Le formulaire cerfa 11527*03
Référence : Contenu de la requête et de l'assignation

Code de procédure civile : articles 53 à 59

Référence : Introduction de l'instance

Code de procédure civile : article 750

Référence : Obligation de tentative de conciliation

Code de procédure civile : article 750-1

Référence : Introduction de l'instance par assignation

Code de procédure civile : articles 751 à 755

Référence : Introduction de l'instance par requête

Code de procédure civile : articles 756 à 759

Référence : Personnes pouvant assister ou représenter une partie

Code de procédure civile : article 762

Référence : Procédure sans audience

Code de l'organisation judiciaire : article L212-5-1

Référence : Mandat de représentation

Code de procédure civile  : articles 411 à 420

Référence : Organisation des débats

Code de procédure civile : articles 430 à 446

Référence : Organisation des débats en procédure orale

Code de procédure civile : articles 446-1 à 446-4

Référence : Organisation des débats devant le tribunal judiciaire

Code de procédure civile : articles 817 à 833

Référence : Prononcé et contenu du jugement

Code de procédure civile  : articles 450 à 466

Référence : Notification du jugement

Code de procédure civile : articles 651 à 694

Référence : Timbre fiscal

Code général des impôts : article 1635bis Q

Définition : Demandeur (justice)

Personne engageant un procès et qui demande une réparation de son préjudice

Définition : Défendeur (justice)

Personne contre laquelle une action en justice est engagée

Définition : Conciliation

Démarche amiable de résolution d'un litige. Le conciliateur de justice tente d'établir un dialogue entre les personnes en litige pour qu'elles parviennent elles-mêmes à un accord à l'amiable.

Définition : Médiation

Démarche amiable de résolution d'un litige. Le médiateur tente d'établir un dialogue entre les personnes en litige pour qu'elles parviennent elles-mêmes à un accord.

Définition : Procédure participative

Démarche amiable de résolution d'un litige qui repose sur la signature d'un contrat écrit par lequel chacun s'engage à rechercher un accord dans un certain délai. Le recours à un avocat est obligatoire.

Définition : Servitude

Contrainte imposée sur une propriété pour l’usage et l’utilité d’un bien immobilier appartenant à un autre propriétaire (par exemple, droit de passage ou de vue sur les propriétés voisines)

Définition : Homologation

Approbation d'un acte ou d'une convention par le juge

Définition : Créancier

Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation

Définition : Requête

Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal

Définition : Assignation

Acte du commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) informant une personne qu'un procès est engagé contre elle et la convoquant devant une juridiction

Définition : Dommages et intérêts

Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi

Définition : Aide juridictionnelle

Aide financière qui permet aux personnes sans ressources ou ayant des revenus modestes d’obtenir la prise en charge de tout ou partie des frais d’un procès

Définition : Parties (au procès)

Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur

Définition : Instance

Actes de procédure accomplis au cours d'un procès, de la demande en justice jusqu'au jugement

Définition : Expressément

De manière claire, explicite et sans ambiguïté

Définition : Greffe

Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission

Définition : Conclusions

Document écrit qui présente les demandes de chaque partie au procès. Ce document peut être rédigé par une partie ou par un avocat

Définition : Siège social d'une entreprise

Le siège social d'une entreprise ou d'une personne morale est localisé à l'endroit où sont concentrés la vie juridique, les organes de direction et les principaux services de la société.

Définition : Dispositif (décision de justice)

Partie d'une décision judiciaire qui contient la décision sur les différentes demandes. Elle est située après la mention "par ces motifs".

Définition : Jugement passé en force de chose jugée

Jugement qui n'est plus susceptible de recours, soit parce que les recours ont été épuisés, soit que les délais sont expirés

Définition : Notification

Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Définition : Signification

Acte par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)

Définition : Débiteur

Personne tenue envers une autre d'exécuter une obligation (qui peut être le versement d'une somme d'argent)

Définition : Provision

Somme versée en avance en attendant le règlement global

Définition : Dépens

Sommes qui doivent être payées dans le cadre d'un procès (exemple : indemnité versée à un témoin pour qu'il se déplace au tribunal)

Définition : Prescription

Expiration d'un droit après un certain délai

Définition : Formule exécutoire

Expression apposée sur les décisions de justice ou sur les actes authentiques établis par les notaires. Elle leur donne le droit d'être appliqué par tous les moyens de droit et si nécessaire par l'aide des officiers de la force publique (police et gendarmerie).

Définition : Juge de l'exécution

Magistrat chargé de prendre les mesures nécessaires à l'exécution forcée d'un jugement rendu en matière civile

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