Droits de succession - Évaluation de la succession et calcul des droits

Le calcul des droits de succession suppose d'établir l'actif net taxable, en évaluant les biens du défunt puis en déduisant les dettes. Un abattement, qui dépend du lien de l'héritier avec le défunt, est ensuite appliqué, avant un barème progressif. L'époux et le partenaire de Pacs survivants sont exonérés.

Pièces à fournir

  • Inventaire des biens et des dettes du défunt
  • Justificatifs de la valeur des biens : comptes bancaires arrêtés à la date du décès, estimation des biens immobiliers, etc.
  • Justificatifs des dettes déductibles (factures, contrats, écrits) à joindre à la déclaration de succession
  • Le cas échéant, inventaire notarié, obligatoire notamment en présence d'un bien immobilier ou d'une personne à protéger
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Points de vigilance

  • Oublier de déduire les dettes déductibles existant au jour du décès et pouvant être prouvées
  • Sous-évaluer les biens, alors que l'administration fiscale peut contrôler la déclaration
  • Ignorer le rapport fiscal des donations reçues du défunt depuis moins de 15 ans
  • Confondre l'abattement lié au lien de parenté et l'abattement spécifique de 159 325 € accordé en cas de handicap, qui se cumulent

Questions fréquentes

L'époux ou le partenaire de Pacs paie-t-il des droits de succession ?

Non. L'époux survivant et le partenaire de Pacs survivant sont exonérés de droits de succession.

Quel abattement s'applique à un enfant du défunt ?

Un abattement de 100 000 € s'applique sur la part de chaque enfant, au décès de chacun de ses deux parents. En cas de handicap, un abattement supplémentaire de 159 325 € se cumule avec cet abattement.

Comment sont évalués les meubles du logement ?

Les meubles sont évalués selon l'inventaire notarié lorsqu'il a été établi. À défaut, ils sont estimés à un forfait de 5 % de la valeur des autres biens de la succession.

La résidence principale bénéficie-t-elle d'un avantage ?

La résidence principale du défunt peut bénéficier, sous conditions, d'un abattement de 20 % de sa valeur, notamment lorsqu'elle reste la résidence principale de l'époux, du partenaire de Pacs ou, sous conditions, d'un enfant.

Le recours à un notaire est-il obligatoire ?

Le recours au notaire est obligatoire dans certaines situations, notamment en présence d'un bien immobilier ou d'une personne à protéger, comme un mineur ou un majeur sous tutelle.

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Textes de référence

Vous souhaitez estimer le montant des droits de succession à payer ? Si votre situation est simple, vous pouvez le faire en suivant plusieurs étapes. L'abattement et le barème applicables tiennent compte de votre lien avec le défunt. Mieux vaut le plus souvent faire appel à un notaire. Nous vous indiquons les informations à connaître selon qu'il y a un seul ou plusieurs héritiers.

Plusieurs héritiers

Faire l'inventaire et déterminer la valeur de la succession

Pour calculer le montant taxable de la succession, vous devez passer par les étapes suivantes :

  • Faire l'inventaire des biens et des dettes du défunt
  • Estimer la valeur des biens du défunt (l'actif brut)
  • Soustraire les dettes (le passif).

Vous obtenez le montant de l'actif net taxable (actif brut - passif).

A savoir

La notice du formulaire de déclaration de succession détaille chaque étape du calcul des droits de succession et donne des exemples de calcul.

Certaines successions sont exonérées de droits de succession, sous de strictes conditions. C'est notamment le cas pour les successions de victimes de guerre ou d'actes de terrorisme.

Faire l'inventaire des biens et des dettes du défunt

Vous devez du défunt. C'est un bilan complet de son patrimoine.

Si la personne décédée était mariée, il faut au préalable identifier et des 2 époux (on parle de du ).

Si les époux étaient mariés sous le , la succession comprend les biens propres du défunt et la moitié des biens communs.

Vous pouvez lister vous-même les biens et les dettes du défunt, ou recourir à un notaire.

Le recours au notaire est obligatoire uniquement dans certaines situations, par exemple en présence d'une personne à protéger (mineur, , etc.).

Estimer la valeur des biens

Vous devez estimer la valeur des biens de la succession.

L'administration fiscale pourra contrôler votre déclaration.

Le calcul de la valeur des biens dépend des biens concernés.

Des s'appliquent pour certains biens, notamment les suivants :

Les montants des comptes bancaires du défunt sont , qu’il s’agisse de comptes courants ou de (, compte titres, , etc.).

Les véhicules sont estimés selon la .

Les informations nécessaires figurent sur la (certificat d'immatriculation).

Pour l’administration fiscale, les meubles (aussi appelés ) sont les biens mobiliers qui servent à l'usage et à l'ornement d’un logement.

Par exemple : lits, sièges, tables, miroirs, horloges, électroménager, etc.

La valeur des meubles est fixée en fonction de l'inventaire notarié s'il a été dressé.

En l'absence d'inventaire notarié, les sont évalués à un de de la valeur des autres biens de la succession.

Ce forfait couvre tous les objets et équipements du lieu de vie (ou des lieux de vie, par exemple dans une résidence secondaire).

La valeur des ne peut pas être inférieure à celle fixée dans les contrats d'assurance qui les protègent.

Les et sont évaluées selon des règles spécifiques.

Les biens sont estimés à leur au jour du décès.

Vous pouvez demander une estimation, par exemple à un agent immobilier.

Vous pouvez aussi de l'administration fiscale.

La au jour du décès, maison ou appartement, peut bénéficier, sous condition, d'un de de sa valeur.

Le logement doit aussi être la résidence principale, au jour du décès, de l'une des personnes suivantes :

  • Épouse ou époux du défunt
  • Partenaire de Pacs du défunt
  • Enfant (mineur ou majeur protégé) du défunt, de son époux (ou épouse) ou partenaire de Pacs
  • Enfant majeur du défunt, de son époux (ou épouse) ou partenaire de Pacs dont l'infirmité physique ou mentale ne lui permet pas d'avoir un revenu suffisant.

En cas de , la valeur imposable de et de la des biens transmis est évaluée selon un barème.

Vous pouvez connaître la répartition entre et en utilisant un simulateur :

Connaître les valeurs fiscales d’un usufruit et d’une nue-propriété

Déduire les dettes

Pour calculer la valeur de la succession (), vous devez déduire les dettes de la personne décédée exigibles au moment du décès.

Pour que la dette soit déductible, il faut que les suivantes soient remplies :

  • La dette existe au jour du décès
  • Elle peut être prouvée.

Les sont notamment les dettes suivantes :

  • Frais de santé (hôpital, par exemple)
  • Frais d'accueil et de soins en maison de retraite ou Ehpad
  • Emprunts (capital et intérêts) dus au jour du décès
  • Impôts dus par le défunt
  • Frais funéraires dans la limite de 1 500 €
  • Loyers à rembourser à l'époux ou au partenaire pacsé survivant pour son droit temporaire au logement.

A savoir

Pour les emprunts que le défunt devait rembourser, vérifiez au préalable s'ils étaient couverts par une assurance décès.

Certains , bien que dus en partie pour une période postérieure au décès, sont en totalité.

C’est notamment le cas des impôts suivants :

  • Taxe d'habitation sur les résidences secondaires due au titre de l'année du décès
  • Taxe foncière.

L'impôt sur le revenu dû par les héritiers du fait du défunt peut , lorsque son montant est connu (on parle de ). Les droits de succession versés en trop sont restitués.

Certaines dettes ne sont , par exemple les dettes suivantes :

  • Dettes reconnues par testament
  • Dettes arrivées à échéance depuis plus de 3 mois avant le décès. Elles sont présumées remboursées, sauf preuve contraire apportée par le créancier.

Elles doivent néanmoins être réglées au créancier concerné.

Les dettes dont vous demandez la déduction doivent être détaillées dans la .

Les justificatifs sont à conserver (facture, contrat, tout écrit).

Vous devez en joindre une copie à la déclaration.

Calculer la part de chaque héritier

Vous devez déterminer la part de chaque héritier en fonction de l'ordre des héritiers.

Il faut tenir compte des éventuelles donations antérieures. Le rapport civil permet de vérifier que les donations réalisées respectent les droits des héritiers.

Pour déterminer votre part de la succession, vous devez prendre en compte les éléments suivants :

  • Règles de la dévolution légale (ordre et droits des héritiers fixés par la loi)
  • Donations déjà reçues, si c'est le cas
  • Donation au dernier vivant, si votre époux (ou épouse) en avait effectuée une (devant notaire)
  • Testament du défunt, s'il en a rédigé un.

Appliquer les abattements et les tarifs selon le lien avec le défunt

Vous pouvez bénéficier d'abattements sur votre part d'héritage, notamment selon votre lien de parenté avec le défunt.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, les éventuels droits à payer sont calculés selon un barème progressif, selon les tarifs en vigueur au jour du décès.

Pour calculer le montant de votre abattement, l'administration fiscale tient compte des donations que le défunt vous avait consenties de son vivant.

Elles sont ajoutées à votre part de la succession, c'est le rapport fiscal.

Toutefois, ce rapport fiscal ne s'applique pas aux donations suivantes :

  • Donations que le défunt vous a consenties depuis plus de 15 ans
  • Dons familiaux de sommes d'argent déclarés dans le mois suivant la date du don.

Vous pouvez bénéficier, sous conditions, d'un abattement en cas de don de tout ou partie de votre part de la succession.

On parle de don sur succession.

Vous pouvez estimer le montant des droits de succession que vous devez payer en utilisant un simulateur :

L'administration fiscale applique un barème sur votre part de succession, après déduction de l'abattement dont vous pouvez bénéficier.

Vous bénéficiez d'un ou plusieurs abattements et d'un barème qui dépendent de votre situation et de votre lien avec le défunt :

Vous êtes .

Vous bénéficiez de qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

L'abattement s'applique au décès de chacun des 2 parents, pour chaque enfant.

Pour l'appliquer, il est que vous avez déjà reçues, si c'est le cas.

Une fois les abattements appliqués sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous avez été adopté dans le cadre d'une , vos droits sont les mêmes que ceux d'un enfant biologique.

Si le lien de parenté provient d'une , les mêmes règles peuvent s'appliquer au décès de l'adoptant, notamment dans les cas suivants :

  • Enfant mineur
  • Enfant d'un 1er mariage de l'époux (épouse)
  • Enfant majeur adopté quand il était mineur et à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 5 ans (sans interruption)
  • Enfant majeur adopté à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 10 ans (sans interruption).

Vous bénéficiez de qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois les abattements appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Vous bénéficiez d’un abattement du fait de votre handicap, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté. L’abattement s’ajoute à celui de dont vous bénéficiez du fait de votre handicap.

Vous bénéficiez d’un abattement du fait de votre handicap, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté. L’abattement s’ajoute à celui de dont vous bénéficiez du fait de votre handicap.

Vous êtes du paiement des droits de succession si vous remplissez les suivantes  :

  • Avoir été constamment domicilié avec le défunt durant les 5 années ayant précédé son décès
  • Être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps
  • Avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité ne vous permettant pas de travailler.

Vous devez de votre situation.

Si , vous avez droit à qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois les abattements appliqués sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementBarème d'imposition
Inférieure à 24 430 €35 %
Supérieure à 24 430 €45 %

Au sens fiscal, vous êtes considéré comme neveu ou nièce uniquement si le défunt est le frère ou la sœur de l'un de vos parents.

Vous bénéficiez de qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois les abattements appliqués sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %

Si vous , vous devez prendre en compte le barème et l'abattement applicable à l'héritier représenté. L’abattement s’ajoute à celui de dont vous bénéficiez du fait de votre handicap.

Le neveu ou la nièce qui hérite en lieu et place de l'un de ses parents (déjà décédé ou qui a renoncé à la succession) peut bénéficier, sous conditions, d'un abattement de (partagé s'ils sont 2 ou plus) et des taux suivants :

  • 35 % jusqu'à 24 430 €
  • 45 % au-delà de 24 430 €.

Si vous êtes du défunt, donc sans lien de parenté avec lui, vous êtes considéré comme un étranger du point de vue fiscal. C'est le cas, par exemple, si le défunt était le mari de votre tante, sœur de votre père.

Vous devrez payer des droits de succession au taux de , après un abattement de du fait de votre handicap.

Vous bénéficiez d’un abattement du fait de votre handicap, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %
Succession entre parents au-delà du 4e degré ou entre personnes non parentes60 %

Vous pouvez être dans certaines situations.

Vous êtes .

L'abattement s'applique au décès de chacun des 2 parents, pour chaque enfant.

Pour l'appliquer, il est que vous avez déjà reçues, si c'est le cas.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous avez été adopté dans le cadre d'une , vos droits sont les mêmes que ceux d'un enfant biologique.

Si le lien de parenté provient d'une , les mêmes règles peuvent s'appliquer au décès de l'adoptant, notamment dans les cas suivants :

  • Enfant mineur
  • Enfant d'un 1er mariage de l'époux (épouse)
  • Enfant majeur adopté quand il était mineur et à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 5 ans (sans interruption)
  • Enfant majeur adopté à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 10 ans (sans interruption).

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

si votre parent (père/mère) est vivant, sauf si un autre abattement s'applique.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté.

si vos parent et grand-parent sont vivants, sauf si un autre abattement s'applique.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté.

Vous êtes du paiement des droits de succession si vous remplissez les suivantes  :

  • Avoir été constamment domicilié avec le défunt durant les 5 années ayant précédé son décès
  • Être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps
  • Avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité ne vous permettant pas de travailler.

Vous devez de votre situation.

Si , vous avez droit à un abattement, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementBarème d'imposition
Inférieure à 24 430 €35 %
Supérieure à 24 430 €45 %

Au sens fiscal, vous êtes considéré comme neveu ou nièce uniquement si le défunt est le frère ou la sœur de l'un de vos parents.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %

Si vous , vous devez prendre en compte le barème et l'abattement applicable à l'héritier représenté.

Le neveu ou la nièce qui hérite en lieu et place de l'un de ses parents (déjà décédé ou qui a renoncé à la succession) peut bénéficier sous conditions d'un abattement de (partagé s'ils sont 2 ou plus) et des taux suivants :

  • 35 % jusqu'à 24 430 €
  • 45 % au-delà de 24 430 €.

Si vous êtes du défunt, donc sans lien de parenté avec lui, vous êtes considéré comme un étranger du point de vue fiscal. C'est le cas, par exemple, si le défunt était le mari de votre tante, sœur de votre père.

Vous devrez payer des droits de succession au taux de , après un abattement de .

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %
Succession entre parents au-delà du 4e degré ou entre personnes non parentes60 %

Vous pouvez être dans certaines situations.

Retrancher une éventuelle réduction des droits

Les services fiscaux vérifient si vous pouvez bénéficier d'une réduction de droits.

Si vous êtes mutilé de guerre et atteint d'une invalidité d'au moins 50 %, vous avez droit à une réduction maximale de 305 € sur les droits à payer.

Vous devez justifier de votre situation pour en bénéficier.

Un seul héritier

Faire l'inventaire et déterminer le montant de la succession

Pour calculer le montant taxable de la succession, vous devez passer par les étapes suivantes :

  • Faire l'inventaire des biens et des dettes du défunt
  • Estimer la valeur des biens du défunt (l'actif brut)
  • Soustraire les dettes (le passif).

Vous obtenez le montant de l'actif net taxable.

A savoir

La notice du formulaire de déclaration de succession détaille chaque étape du calcul des droits de succession et donne des exemples de calcul.

Certaines successions sont exonérées de droits de succession, sous de strictes conditions.

C'est notamment le cas pour les successions de victimes de guerre ou d'actes de terrorisme.

Faire l'inventaire des biens et des dettes du défunt

Vous devez du défunt. C'est un bilan complet de son patrimoine.

Si la personne décédée était mariée, il faut au préalable identifier et des 2 époux (on parle de du ).

Si les époux étaient mariés sous le , la succession comprend les biens propres du défunt et la moitié des biens communs.

Vous pouvez lister vous-même les biens et les dettes du défunt, ou recourir à un notaire.

Le recours au notaire est obligatoire uniquement dans certaines situations, par exemple en présence d'une personne à protéger (mineur, , etc.).

Estimer la valeur des biens

Vous devez estimer la valeur des biens de la succession.

L'administration fiscale pourra contrôler votre déclaration.

Le calcul de la valeur des biens dépend des biens concernés.

Des s'appliquent pour certains biens, notamment les suivants :

Les montants des comptes bancaires du défunt sont , qu’il s’agisse de comptes courants ou de (, compte titres, , etc.).

Les véhicules sont estimés selon la .

Les informations nécessaires figurent sur la (certificat d'immatriculation).

Pour l’administration fiscale, les meubles (aussi appelés ) sont les biens mobiliers qui servent à l'usage et à l'ornement d’un logement.

Par exemple : lits, sièges, tables, miroirs, horloges, électroménager, etc.

La valeur des meubles est fixée en fonction de l'inventaire notarié s'il a été dressé.

En l'absence d'inventaire notarié, les sont évalués à un de de la valeur des autres biens de la succession.

Ce forfait couvre tous les objets et équipements du lieu de vie (ou des lieux de vie, par exemple dans une résidence secondaire).

La valeur des ne peut pas être inférieure à celle fixée dans les contrats d'assurance qui les protègent.

Les et sont évaluées selon des règles spécifiques.

Les biens sont estimés à leur au jour du décès.

Vous pouvez demander une estimation, par exemple à un agent immobilier.

Vous pouvez aussi de l'administration fiscale.

La au jour du décès, maison ou appartement, peut bénéficier, sous condition, d'un de de sa valeur.

Le logement doit aussi être la résidence principale, au jour du décès, de l'une des personnes suivantes :

  • Épouse ou époux du défunt
  • Partenaire de Pacs du défunt
  • Enfant (mineur ou majeur protégé) du défunt, de son époux (ou épouse) ou partenaire de Pacs
  • Enfant majeur du défunt, de son époux (ou épouse) ou partenaire de Pacs dont l'infirmité physique ou mentale ne lui permet pas d'avoir un revenu suffisant.

En cas de , la valeur imposable de et de la des biens transmis est évaluée selon un barème.

Vous pouvez connaître la répartition entre et en utilisant un simulateur :

Connaître les valeurs fiscales d’un usufruit et d’une nue-propriété

Déduire les dettes

Pour calculer la valeur de la succession (), vous devez déduire les dettes de la personne décédée exigibles au moment du décès.

Pour que la dette soit déductible, il faut que les suivantes soient remplies :

  • La dette existe au jour du décès
  • Elle peut être prouvée.

Les sont notamment les dettes suivantes :

  • Frais de santé (hôpital, par exemple)
  • Frais d'accueil et de soins en maison de retraite ou Ehpad
  • Emprunts (capital et intérêts) dus au jour du décès
  • Impôts dus par le défunt
  • Frais funéraires dans la limite de 1 500 €
  • Loyers à rembourser à l'époux ou au partenaire pacsé survivant pour son droit temporaire au logement.

A savoir

Pour les emprunts que le défunt devait rembourser, vérifiez au préalable s'ils étaient couverts par une assurance décès.

Certains , bien que dus en partie pour une période postérieure au décès, sont en totalité.

C’est notamment le cas des impôts suivants :

  • Taxe d'habitation sur les résidences secondaires due au titre de l'année du décès
  • Taxe foncière.

L'impôt sur le revenu dû par les héritiers du fait du défunt peut , lorsque son montant est connu (on parle de ). Les droits de succession versés en trop sont restitués.

Certaines dettes ne sont , par exemple les dettes suivantes :

  • Dettes reconnues par testament
  • Dettes arrivées à échéance depuis plus de 3 mois avant le décès. Elles sont présumées remboursées, sauf preuve contraire apportée par le créancier.

Elles doivent néanmoins être réglées au créancier concerné.

Les dettes dont vous demandez la déduction doivent être détaillées dans la .

Les justificatifs sont à conserver (facture, contrat, tout écrit).

Vous devez en joindre une copie à la déclaration.

Appliquer les abattements et le barème selon le lien avec le défunt

Vous pouvez bénéficier d'abattements sur votre héritage, notamment selon votre lien de parenté avec le défunt.

Une fois l'abattement appliqué, les éventuels droits à payer sont calculés selon un barème progressif, selon les tarifs en vigueur au jour du décès.

Pour calculer le montant de votre abattement, l'administration fiscale tient compte des donations que le défunt vous avait consenties de son vivant.

Elles sont ajoutées à votre part de la succession, c'est le rapport fiscal.

Toutefois, ce rapport fiscal ne s'applique pas aux donations suivantes :

  • Donations que le défunt vous a consenties depuis plus de 15 ans
  • Dons familiaux de sommes d'argent déclarés dans le mois suivant la date du don.

Vous pouvez bénéficier, sous conditions, d'un abattement en cas de don de tout ou partie de votre héritage. On parle de don sur succession.

Vous pouvez estimer le montant des droits de succession que vous devez payer en utilisant un simulateur :

L'administration fiscale applique un barème sur votre héritage, après déduction de l'abattement dont vous pouvez bénéficier.

Vous bénéficiez d'un ou plusieurs abattements et d'un barème qui dépendent de votre situation et de votre lien avec le défunt :

Vous êtes .

Vous bénéficiez de qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

L'abattement s'applique au décès de chacun des 2 parents, pour chaque enfant.

Pour l'appliquer, il est que vous avez déjà reçues, si c'est le cas.

Une fois les abattements appliqués sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous avez été adopté dans le cadre d'une , vos droits sont les mêmes que ceux d'un enfant biologique.

Si le lien de parenté provient d'une , les mêmes règles peuvent s'appliquer au décès de l'adoptant, notamment dans les cas suivants :

  • Enfant mineur
  • Enfant d'un 1er mariage de l'époux (épouse)
  • Enfant majeur adopté quand il était mineur et à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 5 ans (sans interruption)
  • Enfant majeur adopté à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 10 ans (sans interruption).

Vous bénéficiez de qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois les abattements appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Vous bénéficiez d’un abattement du fait de votre handicap, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté. L’abattement s’ajoute à celui de dont vous bénéficiez du fait de votre handicap.

Vous bénéficiez d’un abattement du fait de votre handicap, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté. L’abattement s’ajoute à celui de dont vous bénéficiez du fait de votre handicap.

Vous êtes du paiement des droits de succession si vous remplissez les suivantes  :

  • Avoir été constamment domicilié avec le défunt durant les 5 années ayant précédé son décès
  • Être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps
  • Avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité ne vous permettant pas de travailler.

Vous devez de votre situation.

Si , vous avez droit à qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois les abattements appliqués sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementBarème d'imposition
Inférieure à 24 430 €35 %
Supérieure à 24 430 €45 %

Au sens fiscal, vous êtes considéré comme neveu ou nièce uniquement si le défunt est le frère ou la sœur de l'un de vos parents.

Vous bénéficiez de qui se cumulent, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois les abattements appliqués sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %

Si vous , vous devez prendre en compte le barème et l'abattement applicable à l'héritier représenté. L’abattement s’ajoute à celui de dont vous bénéficiez du fait de votre handicap.

Le neveu ou la nièce qui hérite en lieu et place de l'un de ses parents (déjà décédé ou qui a renoncé à la succession) peut bénéficier, sous conditions, d'un abattement de (partagé s'ils sont 2 ou plus) et des taux suivants :

  • 35 % jusqu'à 24 430 €
  • 45 % au-delà de 24 430 €.

Si vous êtes du défunt, donc sans lien de parenté avec lui, vous êtes considéré comme un étranger du point de vue fiscal. C'est le cas, par exemple, si le défunt était le mari de votre tante, sœur de votre père.

Vous devrez payer des droits de succession au taux de , après un abattement de du fait de votre handicap.

Vous bénéficiez d’un abattement du fait de votre handicap, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %
Succession entre parents au-delà du 4e degré ou entre personnes non parentes60 %

Vous pouvez être dans certaines situations.

Vous êtes .

L'abattement s'applique au décès de chacun des 2 parents, pour chaque enfant.

Pour l'appliquer, il est que vous avez déjà reçues, si c'est le cas.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous avez été adopté dans le cadre d'une , vos droits sont les mêmes que ceux d'un enfant biologique.

Si le lien de parenté provient d'une , les mêmes règles peuvent s'appliquer au décès de l'adoptant, notamment dans les cas suivants :

  • Enfant mineur
  • Enfant d'un 1er mariage de l'époux (épouse)
  • Enfant majeur adopté quand il était mineur et à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 5 ans (sans interruption)
  • Enfant majeur adopté à la charge de l'adoptant pendant une période d'au moins 10 ans (sans interruption).

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

si votre parent (père/mère) est vivant, sauf si un autre abattement s'applique.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté.

si vos parent et grand-parent sont vivants, sauf si un autre abattement s'applique.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementTaux d'imposition
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 073 € à 12 109 €10 %
De 12 110 € à 15 932 €15 %
De 15 933 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 839 € à 1 805 677 €40 %
Plus de 1 805 677 €45 %

Si vous , vous devez prendre en compte l'abattement (partagé si vous êtes 2 ou plus) et le barème applicables à l'héritier représenté.

Vous êtes du paiement des droits de succession si vous remplissez les suivantes  :

  • Avoir été constamment domicilié avec le défunt durant les 5 années ayant précédé son décès
  • Être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps
  • Avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité ne vous permettant pas de travailler.

Vous devez de votre situation.

Si , vous avez droit à un abattement, avant l'application du barème progressif pour le calcul des droits à payer.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Part taxable après abattementBarème d'imposition
Inférieure à 24 430 €35 %
Supérieure à 24 430 €45 %

Au sens fiscal, vous êtes considéré comme neveu ou nièce uniquement si le défunt est le frère ou la sœur de l'un de vos parents.

Une fois l'abattement appliqué sur votre part de la succession, on détermine le tarif des droits à payer selon un barème progressif.

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %

Si vous , vous devez prendre en compte le barème et l'abattement applicable à l'héritier représenté.

Le neveu ou la nièce qui hérite en lieu et place de l'un de ses parents (déjà décédé ou qui a renoncé à la succession) peut bénéficier sous conditions d'un abattement de (partagé s'ils sont 2 ou plus) et des taux suivants :

  • 35 % jusqu'à 24 430 €
  • 45 % au-delà de 24 430 €.

Si vous êtes du défunt, donc sans lien de parenté avec lui, vous êtes considéré comme un étranger du point de vue fiscal. C'est le cas, par exemple, si le défunt était le mari de votre tante, sœur de votre père.

Vous devrez payer des droits de succession au taux de , après un abattement de .

Situation où les montants sont taxables après abattementBarème d'imposition
Succession entre parents jusqu'au 4e degré inclus55 %
Succession entre parents au-delà du 4e degré ou entre personnes non parentes60 %

Vous pouvez être dans certaines situations.

Retrancher une éventuelle réduction des droits

Les services fiscaux vérifient si vous pouvez bénéficier d'une réduction de droits.

Si vous êtes mutilé de guerre et atteint d'une invalidité d'au moins 50 %, vous avez droit à une réduction maximale de 305 € sur les droits à payer.

Vous devez justifier de votre situation pour en bénéficier.

Déclaration de succession

Le formulaire cerfa 11277, 12322 et 12321 Formulaires disponibles uniquement en français
  • Feuille de suite n° 2705-S-SD
  • Notice n° 2705-NOT-SD (cerfa n°50916)
  • Déclaration partielle de succession Assurance vie (formulaire 2705-A-SD, cerfa n°12321) et sa notice.

Estimer le montant des droits de succession

Connaître les valeurs fiscales d’un usufruit et d’une nue-propriété

Référence : Dettes du défunt (articles 768 à 1772), dettes non déductibles (article 773)

Code général des impôts : articles 768 à 774

Référence : Déduction des dettes : frais funéraires

Code général des impôts : article 775

Référence : Déduction des dettes : rentes et indemnités versées en réparation de dommages corporels

Code général des impôts : article 775 bis

Référence : Tarifs des droits de succession

Code général des impôts : articles 777 à 778 bis

Référence : Abattement (article 779), réduction pour les mutilés de guerre (article 782), rappel des donations antérieures (article 784),

Code général des impôts : articles 779 à 787 C

Référence : Abattement en cas de dons à certains organismes, montant de l'abattement par défaut (article 788)

Code général des impôts : articles 788 à 789

Référence :

Arrêté du 28 janvier 2021 portant création du service national de l'enregistrement

Référence :

Bofip-Impôts n°BOI-ENR-DMTG-10-50 relatif au calcul des droits de succession

Référence :

Bofip-Impôts n°BOI-ENR-DMTG-20-30-20-20 relatif aux abattements communs aux donations et aux successions et à ceux applicables uniquement aux donations

Définition : Abattement

Réduction forfaitaire ou proportionnelle appliquée sur la base de calcul (revenus, valeur d'un bien, etc.) d'un impôt

Définition : Régime matrimonial

Règles qui déterminent les rapports d'argent entre les époux et le sort de leurs biens. Elles sont fixées par la loi et, éventuellement, par un contrat de mariage.

Définition : Récompense

Indemnité due lors de la liquidation de la communauté entre époux. Elle est due par un époux à la communauté, lorsque son patrimoine personnel s’est enrichi au détriment de la communauté. Inversement, la récompense est due par la communauté à un époux, lorsque les biens propres de celui-ci ont servi à augmenter les biens communs.

Définition : Reprise

Opération réalisée à la liquidation de la communauté et par laquelle un époux reprend (en nature ou en argent) un bien qui lui était propre

Définition : Valeurs mobilières

Actions, obligations, titres de créances négociables, parts d'OPCVM (Sicav et FCP), bons de souscription, certificats d'investissement (liste non exhaustive)

Définition : Créance

Droit permettant à une personne d'exiger quelque chose d'une autre personne, en général le paiement d'une somme d'argent. Terme souvent utilisé pour désigner la somme due.

Définition : Valeur vénale

Montant estimé du prix qui pourrait être obtenu pour un bien, en cas de vente dans les conditions normales de marché. Permet d'enregistrer comptablement des biens entrant dans un patrimoine (succession, donation, transmission d'entreprise, etc.).

Définition : Démembrement du droit de propriété

Situation lorsque les pouvoirs liés au droit de propriété (occuper un bien, le vendre, en percevoir les revenus) sont répartis entre l'usufruitier et le nu-propriétaire

Définition : Usufruitier

Personne qui bénéficie d'un droit qui lui permet d'utiliser un bien et d'en percevoir des revenus locatifs, sans pouvoir en disposer, notamment le vendre

Définition : Nu-propriétaire

Propriétaire d'un bien dont il peut disposer sans pouvoir l'utiliser, ni en avoir la jouissance attribuée à un usufruitier, ni en tirer un revenu locatif. Le nu-propriétaire peut vendre son droit de propriété, sans vendre la jouissance du bien.

Définition : Actif successoral

Valeur totale des biens de la succession (actif brut) dont on retranche les dettes du défunt pour obtenir l'actif net

Définition : Créancier

Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation

Définition : Héritier

Personne désignée par la loi ou par un testament pour recueillir la succession d'une personne décédée

Définition : Héritier en ligne directe

Ascendants et descendants directs du défunt : ses enfants et petits-enfants, ses parents et grands-parents...

Définition : Réduction de droits

Réduction forfaitaire ou proportionnelle appliquée au montant d'un impôt dû (par exemple aux droits de donation ou de succession)

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