Peut-on contester une décision prise en assemblée générale des copropriétaires ?
Un copropriétaire titulaire d'un droit réel sur un lot peut contester une décision d'assemblée générale s'il était opposant ou défaillant au moment du vote. La contestation doit être exercée dans un délai de 2 mois suivant la notification du procès-verbal, ou 5 ans si aucune notification n'a été adressée. Le recours obligatoire devant le tribunal judiciaire requiert le ministère d'un avocat.
Pièces à fournir
- Procès-verbal de l'assemblée générale
- Titre de propriété ou justificatif du droit réel sur le lot
- Preuve de la notification du procès-verbal
- Document établissant la qualité d'opposant ou de défaillant
Délais
2 mois à compter de la notification du procès-verbal par le syndic ; 5 ans si aucune notification n'a été effectuée
Points de vigilance
- Absence de qualité requise : ne pas être titulaire d'un droit réel sur un lot au moment de l'assemblée générale
- Non-respect du délai de contestation : agir après les 2 mois ou 5 ans selon le cas
- Absence de statut d'opposant ou de défaillant au moment du vote de la résolution concernée
- Omission de représentation par un avocat lors du recours en justice
- Contestation portant sur une question ne relevant pas de l'assemblée générale ou non soumise aux votes des copropriétaires
Questions fréquentes
Quels sont les motifs valides de contestation d'une décision d'assemblée générale ?
Les motifs incluent notamment les irrégularités de convocation, les irrégularités de composition de l'assemblée, la violation des règles de majorité, ou le vote d'une question non inscrite à l'ordre du jour. Il suffit de démontrer que les règles légales concernant l'organisation, le fonctionnement ou la décision n'ont pas été respectées.
Un copropriétaire absent et non représenté peut-il contester une décision ?
Oui, le copropriétaire défaillant, c'est-à-dire absent et non représenté lors du vote, dispose du droit de contester dans le délai prescrit. Cette qualité de défaillant s'apprécie résolution par résolution.
Quel tribunal est compétent pour connaître d'une contestation ?
Le tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble est compétent pour traiter le recours en contestation d'une décision d'assemblée générale.
Quels sont les effets de l'annulation d'une décision d'assemblée générale ?
L'annulation rend la décision nulle rétroactivement ; elle s'impose à tous les copropriétaires. Toutefois, l'annulation n'affecte pas l'obligation de règlement des charges. En cas d'annulation de la désignation du syndic, les actes passés avec des tiers de bonne foi conservent leur validité.
Est-il nécessaire de justifier d'un préjudice pour contester une décision prise en méconnaissance de la loi ?
Non, aucune justification de préjudice particulier n'est requise pour contester une décision adoptée en violation des règles légales applicables.
Textes de référence
- Loi n°65-557 du 10 juillet 1965 : article 42
- Décret n°67-223 du 17 mars 1967 : article 18
Être titulaire d’un droit réel sur unlot au moment de la tenue de l’assemblée générale (propriétaire,usufruitier , etc.)Être opposant (c’est-à-dire avoir voté « contre » la résolution adoptée ou « pour » une résolution qui a été rejetée) ou défaillant (c’est-à-dire être absent et non représenté lors du vote de la résolution). Le fait d’être opposant s’apprécie résolution par résolution. Le copropriétaire qui était défaillant ou opposant à l’ensemble des résolutions peut demander l’annulation de l’assemblée générale dans son entier .Agir en justice dans le délai de 2 mois à partir de lanotification duprocès-verbal d’assemblée générale par lesyndic. Si le syndic n’a jamais envoyé le procès-verbal, le délai de contestation est de5 ans . Dans tous les cas, le recours est effectuédevant le tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble . L’accompagnement par un avocat est obligatoire. Il fera délivrer uneassignation à l’encontre auprès dusyndicat des copropriétaires représenté par le syndic.Contester une question soumise à la délibération de l’assemblée générale et aux votes des copropriétaires.
À savoir
Irrégularités de convocation de l’assemblée générale (délai, contenu, auteur incompétent etc.)Irrégularités de composition de l’assemblée générale (personnes sans qualité ayant voté, absence de désignation du président de séance etc.) Violation des règles de majorité applicables à la résolutionVote d’une question non inscrite à l’ ordre du jour de l’assemblée générale.
À savoir
Définition : Droit réel immobilier
Définition : Lot de copropriété
Définition : Usufruitier
Définition : Résolution
Définition : Notification
Définition : Assignation
Définition : Ordre du jour
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