Que faire en cas d'attroupement dans son immeuble (par exemple, hall, cage d'escalier) ?
Un attroupement correspond à l'occupation des parties communes d'un immeuble par un groupe de personnes, dès lors que ce rassemblement empêche la circulation des occupants, nuit au bon fonctionnement des dispositifs de sécurité ou trouble la tranquillité des lieux. Le locataire ou le propriétaire concerné peut alerter par écrit le bailleur ou, en copropriété, le syndic, et faire intervenir la police ou la gendarmerie en cas de trouble persistant.
Pièces à fournir
- Courrier écrit (mail ou lettre recommandée) adressé au bailleur signalant la fréquence, la nature des troubles, les horaires et les éventuelles menaces ou dégradations
- Éléments de constat des troubles pour le syndic (rapports de gardien, photographies, vidéos, constats par commissaire de justice)
Points de vigilance
- Certaines mesures, comme la mise en place d'une vidéosurveillance ou l'autorisation permanente d'accès pour la police, doivent être votées en assemblée générale de copropriété et ne peuvent pas être décidées par le seul syndic.
- Les personnes coupables d'attroupement dans les parties communes s'exposent à une peine de 2 mois de prison et 3 750 euros d'amende, portée à 6 mois de prison et 7 500 euros d'amende en cas de violences ou de menaces, ou au paiement d'une amende forfaitaire de 200 euros pouvant être réduite à 150 euros ou majorée à 450 euros selon le délai de paiement.
Questions fréquentes
Qui contacter en cas d'attroupement persistant dans les parties communes ?
Le bailleur ou, en copropriété, le syndic doit être alerté par écrit. La police nationale, la gendarmerie ou la police municipale peuvent également être sollicitées pour faire cesser le trouble et constater d'éventuelles infractions.
Textes de référence
Alerter le bailleur/propriétaire
Signaler la situationpar écrit (mail, lettre recommandée, etc) au bailleur (propriétaire ou gestionnaire HLM)Il est recommandé d’indiquer dans le courrier la fréquence des rassemblements, la nature des troubles, les horaires, les menaces et dégradations éventuelles.Et demander au bailleur de prendre toutes lesmesures utiles pour mettre fin au rassemblement.
Si l’immeuble est en copropriété, informer le syndic
Faire constater lestroubles (rapports de gardien, photographies, vidéos, constats par uncommissaire de justice )Et demander lerenforcement des dispositifs decontrôle d’accès ou la mise en place d’une vidéosurveillance.
A savoir
Faire intervenir la police ou la gendarmerie
2 mois de prison et3 750 € d’amende (6 mois de prison et7 500 € d'amende lorsque l'attroupement est accompagné de violences ou menaces)Paiement d'une deamende forfaitaire 200 € . En fonction du délai de paiement de l'amende, son montant peut être réduit à150 € ou augmenté à450 € .
Définition : Parties communes d'une copropriété
Définition : Copropriété
Définition : Assemblée générale ordinaire
Définition : Infraction
Définition : Produits stupéfiants
Définition : Amende forfaitaire
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