Habilitation familiale

L'habilitation familiale est une mesure de protection permettant à un membre de la famille d'assister ou de représenter un majeur incapable de protéger ses intérêts en raison d'une altération physique, mentale ou psychiatrique. La mise en place requiert une demande auprès du juge des tutelles accompagnée d'un certificat médical obligatoire.

Pièces à fournir

  • Certificat médical circonstancié établi par un médecin agréé par le procureur de la République
  • Copie intégrale de l'acte de naissance de la personne à protéger
  • Copie recto-verso de la pièce d'identité de la personne à protéger
  • Copie recto-verso de la pièce d'identité de la personne qui demande l'habilitation
  • Documents relatifs à la situation personnelle et financière de la personne à protéger
  • Copie du contrat de mariage ou convention de Pacs le cas échéant
  • Copie du livret de famille le cas échéant
  • Lettres des membres de la famille acceptant la nomination
Préparer mon dossier

Délais

Le délai de traitement n'est pas précisé par la source officielle.

Points de vigilance

  • Absence de certificat médical circonstancié rédigé par un médecin inscrit sur la liste du procureur, motif d'irrecevabilité
  • Identification incomplète de la personne à protéger ou de la personne demandant l'habilitation dans la requête
  • Demande présentée par une personne non habilitée à la saisine (notamment neveu, nièce, beau-frère, belle-sœur)
  • Documentation insuffisante sur la situation personnelle et financière de la personne à protéger
  • Non-transmission du dossier au tribunal compétent de la résidence de la personne à protéger

Questions fréquentes

Quel est le coût du certificat médical obligatoire?

Le certificat médical coûte 192 euros.

Un avocat est-il obligatoire pour la procédure?

Non, l'avocat n'est pas obligatoire. Toutefois, si le demandeur dispose de faibles ressources, l'aide juridictionnelle peut être demandée, ou un avocat commis d'office peut être désigné dans les 8 jours suivant la demande.

Qui peut être habilité parmi les proches?

Un parent, grand-parent, arrière grand-parent, enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant, frère, sœur, époux, partenaire de Pacs ou concubin(e) peut être habilité, sauf en cas de cessation de communauté de vie pour le conjoint ou partenaire.

À quel moment la demande peut-elle être introduite pour un mineur?

La demande peut être introduite et mise en place dans l'année précédant la majorité, mais elle ne prendra effet qu'à partir des 18 ans.

Le juge peut-il décider de ne pas auditionner la personne à protéger?

Oui, après avis du médecin agréé, le juge peut décider de ne pas auditionner la personne à protéger si cette audition risquerait de nuire à sa santé ou si elle ne peut pas s'exprimer.

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Textes de référence

  • Code civil : articles 494-1 à 494-12
  • Code de procédure civile : articles 1217 à 1219-1
  • Code de procédure civile : articles 1220 à 1221-2
  • Code de procédure civile : articles 1222 à 1224
  • Code de procédure civile : article 1225
  • Code de procédure civile : articles 1226 à 1229
  • Code de procédure civile : articles 1230 à 1231
  • Code de procédure civile : article 1233
  • Code de procédure civile : articles 1239 à 1247
  • Code de procédure pénale : article R217-1

Un de vos proches (père, mère, frère, grand-parent..) n'est plus en mesure d'exprimer sa volonté et de prendre des décisions ? Vous pouvez demander une habilitation familiale. Elle permet à un ou plusieurs membres de la famille d’assister ou de représenter cette personne. Nous vous présentons les informations à connaître.

Qu’est-ce qu’une habilitation familiale ?

L’habilitation familiale est destinée à protéger un majeur qui n’est plus en capacité de protéger ses intérêts, du fait d’une maladie, d’un handicap, de troubles psychiatriques, d’une dépendance liée à l’âge, etc.

L’habilitation familiale est une mesure qui permet de le représenter ou de l’assister dans les cas suivants :

  • Diminution des facultés mentales ou physiques
  • Impossibilité de pourvoir seul à ses intérêts en raison d’une altération qui l’empêche d’exprimer sa volonté
  • Impossibilité de faire ou de comprendre les actes de la vie courante.

Cette mesure permet à un membre de la famille qui entretient des liens étroits et stables avec le majeur de saisir le juge pour être autorisé à agir en son nom.

C’est une mesure de protection comme la sauvegarde de justice, la curatelle ou à la tutelle, Elle peut être mise en place lorsque les membres de la famille sont d’accord sur la mesure et sur la personne à désigner, ou tout au moins ne s’y opposent pas.

Elle peut être ordonnée uniquement en cas de nécessité lorsqu’il n’existe pas d’autre solution pour protéger un proche. C’est le cas lorsque les représentations habituelles (procuration, mandat de protection future, régime matrimonial...) ne permettent pas suffisamment de protéger les intérêts de la personne.

Elle peut être générale ou limitée à un ou plusieurs actes (vente du logement, donation au nom du majeur protégé...).

La demande peut être introduite et mise en place dans l’année qui précède la majorité de la personne à protéger, mais elle ne prendra effet qu’à ses 18 ans.

Quelles sont les personnes qui peuvent être habilitées ?

Une ou plusieurs personnes, parmi les proches suivants, peuvent demander à être habilitées :

  • Parent, grand-parent, arrière grand-parent
  • Enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant
  • Frère, sœur
  • Époux(se), partenaire de Pacs ou concubin(e), sauf en cas de cessation de communauté de vie.

A savoir

Un neveu, une nièce, un beau-frère, une belle-sœur, un gendre, une belle-fille ne peut pas être habilité.

Qui peut demander une habilitation familiale ?

Une demande d’habilitation familiale peut être faite par les personnes suivantes :

  • Personne à protéger
  • Ascendant, descendant, frère et sœur
  • Époux(se), partenaire de Pacs, concubin(e) sauf en cas de cessation de communauté de vie
  • Procureur de la République, saisi à la demande de ces personnes.

A savoir

Une ou plusieurs personnes peuvent demander à être habilitées.

Comment l’habilitation familiale est-elle mise en place ?

Le juge des tutelles doit être saisi par une requête. Elle doit être accompagnée d’un certificat médical rédigé par un médecin inscrit sur une liste établie par le procureur de la République. Le juge procède à des auditions et des mesures d’instruction (exemple : enquête sociale...). Il prend ensuite un jugement.

A savoir

L’avocat n’est pas obligatoire dans cette procédure.

Obtenir le certificat médical

Il faut au préalable faire constater l’état des facultés de la personne à protéger par un .

Le du médecin agréé est sinon la demande est irrecevable.

A savoir

Le coût du certificat médical est de 192 €.

La liste des médecins compétents peut être obtenue auprès du greffe du tribunal de la résidence .

A savoir

Certains tribunaux diffusent la liste des médecins habilités sur leur site internet.

Préparer et déposer la requête

Le juge des tutelles est saisi par une . Elle doit comprendre l’identité de la personne à protéger et de ses proches ainsi que l’objet de la demande et le nom de son médecin traitant s’il est connu.

Le formulaire suivant peut être utilisé :

La requête doit être accompagnée des documents suivants :

  • Certificat médical circonstancié
  • Copie intégrale de l’acte de naissance de la personne à protéger
  • Copie (recto-verso) de la pièce d’identité de la personne à protéger
  • Copie (recto-verso) de la pièce d’identité de la personne qui fait la demande
  • Documents ou renseignements, dont le demandeur à connaissance, sur la situation personnelle et financière de la personne à protéger.

Des peuvent être demandés afin de renseigner le juge sur la santé de la personne à protéger, sa situation familiale (mariage, enfant...), ou sur un acte urgent (par exemple en cas de vente d’un bien immobilier). Ces documents peuvent être les suivants :

  • Copie du contrat de mariage ou de la convention de Pacs de la personne à protéger
  • Copie du livret de famille de la personne à protéger
  • Certificat médical établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République attestant de l'impossibilité pour l’intéressée de s'entretenir avec le juge
  • Copie de la pièce d’identité et d’un justificatif de domicile de la personne désireuse de remplir les fonctions de personne habilitée
  • En cas de volonté de vendre un bien immobilier, au moins 2 avis de valeur de ce bien
  • Lettres des membres de la famille acceptant cette nomination (un modèle de lettre est disponible).

Le dossier doit être transmis au juge des tutelles auprès du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité de la .

Être auditionné par le juge

Le juge entend les personnes suivantes :

  • Personne à protéger. Toutefois, le juge peut, après avis du médecin agréé, décider de ne pas l’auditionner si cela peut nuire à sa santé ou si elle ne peut pas s'exprimer.
  • Personne qui demande à être habilitée (son audition est automatique)
  • Proche(s) de la personne à protéger, si le juge l’estime opportun. Il peut aussi recueillir l’avis des membre de la famille en leur adressant un questionnaire.
  • Avocat(s)
  • Procureur de la République, si nécessaire.

L’audition par le juge des tutelles a lieu dans un des lieux suivants :

  • Tribunal
  • Lieu de résidence habituelle de la personne à protéger
  • Tout autre lieu approprié.

Elle se déroule en c’est-à-dire sans public. Toutefois, la personne à protéger peut .

Le juge peut entendre la personne à protéger en ou de toute autre personne si cela lui paraît nécessaire.

Pour son audition, la personne à protéger a Elle peut choisir son avocat ou . Dans ce cas, la désignation de l’avocat commis d’office doit intervenir dans les de la demande.

Un est dressé et classé dans le dossier.

A savoir

En plus des auditions, le juge peut décider d’une mesure d’instruction soit à son initiative, soit à la demande des parties comme une enquête sociale ou des constatations par toute personne de son choix (par exemple un acte de commissaire de justice).

Le juge s'assure dedes proches ou, au moins à cette mesure. Il étudie la situation au vu des pièces et informations du dossier sans pouvoir procéder à des investigations pour rechercher des membres de la famille.

Accès au dossier

Le dossier peut être(ou leurs avocats).

Si la demande émane du majeur à protéger, le juge peut décider d’exclure des pièces si elles peuvent nuire à son état psychique (certificat médical, courrier...).

Il peut aussi être consulté par les proches et leurs avocats. Dans ce cas, la consultation est possible sur et en justifiant d'un (un frère ou une soeur qui n’aurait pas été consulté par exemple).

Il n’y a pas de recours en cas de refus de consultation.

L’avocat de la personne à protéger peut demander copie de tout ou partie de la procédure. Il ne peut pas communiquer ces pièces à la personne à protéger, ni à un tiers.

A savoir

À compter de la décision, une copie d’une ou plusieurs pièces du dossier peut être délivrée à la personne protégée ou à la personne habilitée sur autorisation du juge. Il faut justifier d'un intérêt légitime. Il n’y a pas de recours en cas de refus.

Prendre connaissance de la décision du juge

Le juge doit prendre sa décision dans un à compter de sa .

Une audience en est prévue à laquelle les personnes suivantes sont convoquées :

  • Personne à protéger si son état de santé le permet
  • Demandeur
  • Avocat(s)
  • Procureur de la République, si nécessaire.

Le juge peut décider de prononcer sa décision le jour de la convocation à cette même audience ou à une date ultérieure.

Le juge peut décider de rendre une des décisions suivantes :

  • Décision accordant l’habilitation familiale générale ou spéciale (limitée à un ou plusieurs actes) avec désignation de la ou des personne(s) habilitée(s), l'étendue et la durée de l'habilitation familiale
  • Rejet de la demande d’habilitation familiale
  • Mesure de protection judiciaire (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle) si l’habilitation familiale ne lui parait pas suffisante.

La décision est aux personnes suivantes :

  • Personne protégée ainsi qu’à son avocat (si elle en a un), sauf si le juge indique par décision motivée que cette notification peut nuire à sa santé.
  • Personne habilitée
  • Membres de la famille (ascendant, un descendant, frère, sœur, conjoint, partenaire de Pacs, concubin) , si le juge l’estime nécessaire.
  • Procureur de la République sous forme d’avis adressé par le greffe.

Comment contester la décision ?

L'appel se fait par au greffe du tribunal qui a pris la décision.

L’avocat n’est pas obligatoire.

Il doit être formé dans les qui suivent sa .

Le point de départ du délai d’appel varie selon les situations suivantes :

  • Pour les personnes à qui le jugement doit être notifié, le délai court à partir de la date à laquelle elles reçoivent la notification.
  • Pour les autres personnes, le délai débute à partir du jour où le jugement a été rendu, même si elles ne reçoivent pas de notification officielle.
  • Pour le procureur de la République, le délai court à compter de l’avis qu’il reçoit du greffe.

Attention

Seul le demandeur peut faire appel d’une décision refusant la mise en place de l’habilitation familiale.

La décision , même en cas d’appel.

Quels sont les effets d’une habilitation familiale ?

L’habilitation familiale produit des effets à l’égard de la personne protégée et des tiers.

L’habilitation familiale permet à la personne habilitée d’agir pour la personne protégée.

Pour la personne habilitée

La mission de la personne habilitée va dépendre de l’étendue de l’habilitation qui peut être ou . Elle peut avoir pour objet de ou la personne protégée. Elle peut porter sur le (biens, argent...) et sur la (santé...).

L'habilitation générale permet à la personne habilitée de ou la personne protégée.

Le choix entre missions de représentation ou d’assistance dépend notamment des (biens immobiliers, argent placé, revenus...) et à (santé, lieu de vie...) à protéger.

Si le juge confie à la personne habilitée une, elle prend de la personne protégée, sans autorisation du juge, les décisions qui portent sur son patrimoine et sa personne.

La personne habilitée peut faire des , des et des . Par exemple, la personne habilitée peut, sauf décision contraire du juge, agir seule sur les comptes et livrets bancaires du majeur protégé. Elle peut clôturer des comptes ouverts avant le prononcé de la décision ou ouvrir des comptes auprès d’une nouvelle banque.

Toutefois, notamment pour les actes suivants :

  • Actes de disposition à titre gratuit (par exemple, donation)
  • Actes de disposition qui concernent la vente de la résidence principale et secondaire de la personne protégée
  • Toute action en nullité au nom de la personne protégée
  • Acquiescement au divorce ou au changement de régime matrimonial de la personne protégée
  • En cas d’opposition d’intérêts entre la personne protégée et la personne habilitée (par exemple accepter une succession lorsque la personne habilitée est également héritière)
  • Certains contrats d’assurance-vie. Par exemple, la personne habilitée peut agir seule pour la souscription d’une assurance-vie sans désignation d’un bénéficiaire, mais doit être autorisé par le juge si un bénéficiaire est désigné ou s’il faut le modifier.

Si le juge confie à la personne habilitée une, celle-ci doit accompagner le majeur protégé dans l’accomplissement des actes dans les mêmes conditions que la .

Elle doit le majeur protégé sur l’utilité, l’urgence, les effets, et les conséquences de ses actes.

La personne protégée a besoin d’être dans les actes de la vie civile, mais elle peut encore agir seule ou avec l’aide de la personne habilitée.

L’assistance peut porter sur des (divorce, logement, santé...). La mission d’assistance dépend du degré d’autonomie du majeur protégé.

L’habilitation familiale spéciale permet d’assister ou de représenter la personne protégée pour un ou plusieurs actes relatifs aux biens ou à la personne du majeur protégé. Le juge va définir de la personne habilitée.

La mission peut porter sur les actes suivants :

  • Actes d'administration (entretien d'un bien immobilier, suivi d'un compte bancaire...)
  • Actes de disposition des biens (vente d'un bien immobilier...)
  • Actes concernant la personne elle-même (par exemple, décider d'une opération médicale).

Pour le majeur protégé

Dans le cadre d’une habilitation familiale générale, le majeur protégé conserve certains droits (notamment pour les . Certains actes nécessitent l’autorisation du juge, d’autres lui sont interdits.

Lorsqu’une habilitation familiale spéciale est accordée pour un ou plusieurs actes, le majeur protégé conserve l’exercice des droits qui n’ont pas été prévus dans le cadre de la décision.

L’autorisation du juge doit être demandée notamment pour les décisions suivantes :

  • Désaccord avec la personne habilitée sur des actes personnels (lieu de résidence, intervention médicale...)
  • Acte de disposition à titre gratuit (par exemple, donation)
  • Opposition d’intérêt entre le majeur protégé et la personne habilitée (par exemple, héritiers dans une même succession)
  • Vente de la résidence principale ou secondaire et des meubles meublants de la personne protégée
  • Acquiescement au divorce ou au changement de régime matrimonial de la personne protégée.

La personne protégée peut prendrenotamment les décisions suivantes :

  • Choisir son lieu de résidence et ses relations personnelles avec tout tiers
  • Déclarer la naissance ou reconnaitre un enfant
  • Accomplir les actes concernant l’autorité parentale
  • Faire une déclaration de choix de nom ou de changement de nom de son enfant
  • Consentir à sa propre adoption ou à celle de son enfant
  • Se marier ou se pacser (après en avoir informé la personne habilitée)
  • Voter.

A savoir

La personne protégée doit informer la personne habilitée de son projet de mariage. Si un contrat de mariage a été établi, la personne habilitée doit assister le majeur protégé pour sa signature. Elle doit aussi l’assister pour la signature d’une convention de Pacs.

La personne protégée ne peut pas accomplir notamment les actes suivants :

  • Rédiger un mandat de protection future pour elle-même ou pour quelqu'un d'autre
  • Etablir, sur ses comptes bancaires, une procuration pour une autre personne
  • Conclure seule des actes de disposition.

Pour les tiers

Les tiers peuvent être informés de la mise en place d’une en demandant de la personne protégée. Une est apposée sur cet acte. Des copies des extraits conservés au peuvent être délivrées à tout intéressé.

A savoir

En cas d’habilitation limitée à un ou plusieurs actes, les tiers ne sont pas informés. Il n’y a pas de mention en marge de l’acte de naissance de la personne protégé.

Quelle est la durée de l’habilitation familiale ?

L’habilitation familiale générale est limitée dans le temps. Elle peut être renouvelée.

L'habilitation spéciale, pour un ou plusieurs actes, n’est encadrée par aucun délai. Elle dure le temps nécessaire à l’accomplissement du ou des actes. Elle prend fin lorsque le ou les actes ont été réalisés.

Initiale

Le juge fixe la durée de l’habilitation familiale générale. La durée de la mesure ne peut pas excéder une durée maximum de .

Renouvellement

Le renouvellement peut être décidé pour une période de même durée que la durée initiale.

La mesure peut être renouvelée à plusieurs reprises. Si l’état de santé de la personne protégée ne peut pas s’améliorer, le juge peut, par et après, renouveler la mesure pour une période de maximum .

La demande peut être faite par les personnes suivantes :

  • Personne protégée
  • Ascendant, descendant, frère et sœur
  • Époux(se), partenaire de Pacs, concubin(e) sauf en cas de cessation de communauté de vie
  • Procureur de la République, saisi à la demande de l’une d’elles.

A savoir

L'assistance d'un avocat est facultative.

La demande de renouvellement peut être faite au moyen du formulaire suivant :

Elle doit être accompagnée d’une ayant désigné la personne habilitée.

Elle est adressée au juge des tutelles du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité du majeur protégé.

A savoir

L’avis de la personne habilité doit être recueilli par le juge.

Quand prend fin la mesure d’habilitation familiale ?

L’habilitation familiale générale prend fin dans les cas suivants :

  • Décès de la personne protégée
  • Décès de la personne habilitée (dans le cas où aucun des proches ne souhaite ou ne peut être habilité)
  • Décision de mainlevée (fin anticipée), par exemple en cas de rétablissement de la personne protégée
  • Décision de sauvegarde de justice, tutelle ou curatelle (si l’habilitation familiale ne lui parait pas suffisante)

L’habilitation familiale spéciale prend fin lorsque le ou les actes ont été réalisés.

A savoir

La fin de l’habilitation familiale générale est mentionnée en marge de l’acte de naissance de la personne protégée.

Requête en vue d'une protection juridique d'un majeur (habilitation familiale ou protection judiciaire)

Le formulaire cerfa 15891*03

Requête au juge des tutelles - Nouvel examen d'une mesure de protection judiciaire d'un majeur

Le formulaire cerfa 14919*05

Modèle d'acceptation des membres de la famille acceptant l'habilitation ou la nomination du tuteur ou curateur

Référence : Effets de l'habilitation

Code civil : articles 494-1 à 494-12

Référence : Demande

Code de procédure civile : articles 1217 à 1219-1

Référence : Instruction de la demande

Code de procédure civile : articles 1220 à 1221-2

Référence : Consultation du dossier et délivrance de copies

Code de procédure civile : articles 1222 à 1224

Référence : Communication du dossier au procureur de la République

Code de procédure civile : article 1225

Référence : Décision du juge des contentieux de la protection

Code de procédure civile : articles 1226 à 1229

Référence : Notification de la décision du juge

Code de procédure civile : articles 1230 à 1231

Référence : Exécution de la décision

Code de procédure civile : article 1233

Référence : Appel de la décision du juge des contentieux de la protection et de la délibération du conseil de famille

Code de procédure civile : articles 1239 à 1247

Référence : Coût du certificat circonstancié

Code de procédure pénale : article R217-1

Définition : Ascendant

Personne dont on est issu (parent, grand-parent, arrière-grand-parent...)

Définition : Descendant

Enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant

Définition : Procureur de la République

Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Définition : Requête

Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal

Définition : Parties (au procès)

Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur

Définition : Acte d'huissier (à présent appelé commissaire de justice)

Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...

Définition : Saisine

Formalité faite par une personne pour demander à un tribunal de trancher un différend, un litige, ou d'exercer un droit. La formalité peut se faire de différentes façons : citation, assignation, requête simple ou conjointe, déclaration au greffe.

Définition : Audience en chambre du Conseil

Audience qui se tient dans le bureau du juge ou dans une petite salle du tribunal. Le public n'est pas autorisé. Seuls les parties ou leurs représentants, les avocats et dans les affaires nécessitant la présence du Parquet sont admis à ces audiences.

Définition : Notification

Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Définition : Décision motivée (justice)

Obligation pour le juge d'expliquer les raisons pour lesquelles il a pris cette décision

Définition : Acte conservatoire

Acte effectué par nécessité ou par urgence afin de sauvegarder un droit (par exemple, renouvellement d'une inscription hypothécaire) ou empêcher la perte d'un bien (par exemple, réparation d'un bâtiment dégradé)

Définition : Acte d'administration

Acte de gestion courante. Par exemple : conclusion d'un bail d'habitation ou ouverture d'un compte de dépôt. Il s'oppose aux actes de vente, de cession gratuite, de perte ou de destruction.

Définition : Acte de disposition

Acte qui engage le patrimoine d'une personne, pour le présent ou l'avenir (exemples : vente d'un immeuble, conclusion d'un emprunt, donation). Il entraîne une transmission de droits qui peut diminuer la valeur du patrimoine.

Définition : À titre gratuit

Qui accorde un avantage sans attendre ni recevoir de contrepartie

Définition : Nullité

Annulation d'un acte ou d'une procédure

Définition : Acquiescement

Acte par lequel une partie au procès déclare accepter la décision et renoncer à tout recours

Définition : Préjudice

Atteinte subie par une personne envers ses biens (exemple : somme d'argent), son corps, son état psychologique ou son honneur

Définition : Caution

Engagement à rembourser une dette (loyer, échéance de prêt...) à la place du débiteur si celui-ci ne la paie pas

Définition : Meubles meublants

Objets destinés à l'usage et à l'ornement des appartements, comme les tapisseries, lits, sièges, glaces, pendules, tables, porcelaines et autres objets de cette nature. Les tableaux et les statues en font partie, sauf les collections de tableaux qui peuvent être dans les galeries ou pièces particulières.

Définition : Autorité parentale

Ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents ou à une tierce personne sur décision du juge, jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant. Elle sert à protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.

Définition : Répertoire civil

Registre qui permet d’assurer la publicité de certaines décisions judiciaires, en particulier celles concernant les tutelles et curatelles des majeurs. Il est tenu par les greffes des tribunaux judiciaires. Une mention RC est appliquée en marge de l’acte de naissance de la personne concernée.

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