Apologie du terrorisme - Provocation au terrorisme
La provocation au terrorisme et l'apologie du terrorisme constituent des délits passibles de sanctions pénales. Tout contenu incitant à commettre des actes terroristes ou en faisant l'apologie peut être signalé aux autorités et demander le retrait ou le blocage du contenu.
Délais
Retrait du contenu dans un délai d'une heure suivant l'injonction de retrait ; blocage du site dans un délai de 24 heures suivant la demande de retrait à l'hébergeur ; délai de prescription de 6 ans pour le dépôt de plainte à compter de la publication.
Points de vigilance
- Signalement malveillant : risque d'une peine d'un an de prison et de 15 000 € d'amende si le contenu signalé est connu comme non illicite.
- Confusion entre provocation et apologie : la provocation incite directement à commettre des actes terroristes, tandis que l'apologie présente favorablement le terrorisme ou un acte terroriste commis.
- Apologie en dehors d'un cadre public : les actes d'apologie doivent avoir lieu publiquement (lieu public, réunion publique ou par voie électronique) pour être constitutifs de l'infraction.
- Non-signalement via la plateforme adaptée : les contenus terroristes doivent être signalés via PHAROS pour les cas non urgents ou directement à la police/gendarmerie (17) en cas d'urgence.
- Dépassement du délai de contestation : l'hébergeur ou l'auteur dispose de 48 heures pour contester une injonction de retrait auprès du tribunal administratif.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la provocation au terrorisme ?
Il s'agit de l'incitation directe à commettre des délits ou crimes de terrorisme, par la parole, l'image ou l'écrit. L'incitation n'a pas besoin d'être suivie d'effet ni prononcée devant un large public pour être sanctionnée.
Qu'est-ce que l'apologie du terrorisme ?
L'apologie du terrorisme consiste à présenter ou commenter favorablement le terrorisme en général ou des actes terroristes spécifiques, y compris le soutien à l'auteur d'un acte terroriste. Cette infraction doit avoir lieu publiquement.
Comment signaler un contenu terroriste ?
Tout contenu terroriste peut être signalé via la plateforme PHAROS pour les cas non urgents, à l'hébergeur ou responsable de la plateforme en ligne, ou directement à la police/gendarmerie au 17 en cas d'urgence imminente.
Quels délais s'appliquent pour le retrait des contenus ?
Suite à une injonction de retrait, le délai est d'une heure. Pour une simple demande de retrait adressée à l'hébergeur, le délai est de 24 heures ; passé ce délai, les fournisseurs d'accès internet bloquent l'accès au contenu.
Quel est le délai pour déposer plainte ?
La plainte peut être déposée auprès de n'importe quel commissariat de police ou gendarmerie dans un délai de 6 ans à compter de la publication du contenu à caractère terroriste.
Textes de référence
- Code pénal : article 421-2-5
- Loi n°82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle : article 93-3
- Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique : article 6
- Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 :article 6-1-3
- Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique : article 6-1
Identifier un cas d’apologie ou de provocation au terrorisme
Apologie du terrorisme
L'apologie du terrorisme consiste à présenter ou commenter favorablement sur le terrorisme en général ou sur des actes terroristes (par exemple : une personne qui porte un tee-shirt affichant l'inscription « né le 11 septembre, je suis une bombe » peut être condamnée pour apologie du terrorisme).
Le fait de soutenir l'auteur d'un acte terroriste revient à faire l'apologie du terrorisme. Il en est de même lorsqu'une personne manifeste une égale considération pour les victimes et les auteurs d'actes terroristes.
Cette est constituée lorsque les propos sont tenus : ils peuvent être entendus ou lus par un nombre indéterminé de personnes (propos tenus dans un lieu public, dans les médias, sur les réseaux sociaux, etc.). L'auteur doit s'exprimer par l’un des moyens suivants :
Discours, cris ou menaces Écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images Tout autre support de l'écrit, de la parole ou de l'image Placards ou affiches Tout moyen de communication par voie électronique.
Par exemple, une personne qui justifie ou glorifie la commission d'un attentat sur un réseau social peut être poursuivie pour apologie du terrorisme.
Provocation au terrorisme
La provocation au terrorisme est l à commettre des actes de .
L'auteur des faits (par ses propos, la diffusion d'images ou de vidéos, la publication d'écrits, etc.) appelle d'autres personnes à commettre un acte de terrorisme, peu importe que cette provocation soit suivie d'effet ou non.
Par ailleurs, que l'incitation ait été commise devant un large public. Des propos prononcés lors d'une réunion privée ou accessibles à quelques amis sur un réseau social peuvent être sanctionnés.
Signaler un cas d’apologie ou de provocation au terrorisme
Signalement aux forces de l’ordre
Toute personne (victime, témoin, majeur, mineur) peut signaler incitant à commettre un acte de terrorisme ou en faisant l'apologie.
À titre d'exemple, il est possible de signaler :
Un lien internet reçu par SMS dès lors qu'il mène à un site à caractère terroriste Une image publiée sur les réseaux sociaux Une vidéo ou un message publié sur un blog, un forum ou un tchat
Ce signalement peut être effectué en ligne, depuis . Cette plateforme est intégrée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC).
Ce signalement peut notamment permettre à l' de prendre les mesures nécessaires pour retirer ou bloquer l'accès au contenu à caractère terroriste.
Attention
Signalement à l'hébergeur ou au responsable d'une plateforme en ligne
Les doivent proposer aux internautes des mécanismes leur permettant de signaler un contenu publié sur un site ou une , lorsqu’ils le considèrent comme .
Ces mécanismes doivent être facilement accessibles à toute personne qui souhaite signaler une donnée illégale. Elle doit pouvoir émettre un signalement
Les réseaux sociaux ( , etc.) ont des systèmes de signalement élaborés qui permettent d’expliquer la situation et de dénoncer le contenu illicite de manière précise.
Lorsqu’il s’agit de sites internet indépendants (exemple : le site internet d’une entreprise), la personne qui souhaite faire un signalement doit rechercher les coordonnées de l’hébergeur (exemple : adresse mail).
A savoir
Le signalement doit contenir les informations suivantes :
Description du contenu illicite Localisation du contenu (par exemple, l’adresse URL) Coordonnées du signalant (nom, prénom, adresse mail, etc.) Déclaration de bonne foi .
A savoir
Si une personne signale un contenu comme étant illicite en étant conscient qu'il ne l'est pas, elle risque une peine d'un an de prison et de d'amende.
Obtenir le retrait ou le blocage d'un contenu à caractère terroriste
Retrait par les forces de l’ordre
Il existe 2 procédures complémentaires utilisées par les forces de l’ordre.
L' peut ordonner aux de retirer un contenu à caractère terroriste ou d'en bloquer l'accès . On parle alors d'une . Elle s’exerce sous le contrôle de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).
L'hébergeur ou le a pour retirer ou bloquer l'accès au contenu à caractère terroriste.
Ils peuvent néanmoins contester cette injonction devant le président du .
Pour cela, ils disposent d'un délai de 48 heures :
À compter de la réception de l'injonction de retrait, pour l'hébergeur À compter du moment où il est informé de cette injonction, pour le fournisseur de contenus.
Le juge administratif peut maintenir l'injonction de retrait ou ordonner son annulation. Il doit rendre sa décision dans un délai de 72 heures à compter du moment où il est saisi.
L', qui est informée d'un cas de provocation ou d'apologie du terrorisme, peut demander à ou à l' d'un service de communication en ligne (exemple : réseaux sociaux, site internet, forum, blog) de retirer le contenu . Dans ce cas, la personne à laquelle la demande a été adressée dispose d'un délai de pour retirer le contenu à caractère terroriste.
Ce délai court à compter de la demande de retrait adressée à l'hébergeur ou à l'éditeur de la page web.
Si le contenu n'a pas été retiré dans les 24 heures, l'Ofac doit transmettre aux fournisseurs d'accès internet (exemple : Orange, SFR, etc.), toutes les adresses internet (URL) des services de communication en ligne contenant des informations à caractère terroriste. Les fournisseurs doivent immédiatement empêcher l'accès à ces adresses.
Retrait par l’hébergeur du site internet
Après avoir reçu un signalement, envoie un accusé de réception au signalant. Il l’informe de sa décision concernant le contenu signalé, dans les meilleurs délais.
Si le contenu est illicite, l’hébergeur doit immédiatement le retirer du site sur lequel elle apparaît.
Porter plainte contre l’auteur d’un acte d’apologie ou de provocation au terrorisme
A savoir
Où s'adresser :
Où s'adresser :
A savoir
Obtenir la condamnation de l’auteur d’un acte d’apologie ou de provocation au terrorisme
A savoir
La personne qui incite à commettre des actes terroristes ou qui en fait l'apologie encourt une peine de :
5 ans de prison Et 75 000 € d'amende.
Lorsque l’apologie ou la provocation au terrorisme a été commise sur internet, l’auteur des faits encourt une peine de :
7 ans de prison Et 100 000 € d'amende.
Il risque également une qui consiste à le bannir de la à partir de laquelle il a commis l'.
Dès qu'ils sont informés de cette condamnation, les fournisseurs d'accès au service en ligne concerné doivent bloquer les comptes de l'auteur des faits et veiller à ce qu'il ne puisse pas en créer de nouveaux.
Ce est valable pour une durée maximale de . Cette période peut être portée à en cas de .
Signaler un contenu internet illégal (internet-signalement : Pharos)
Référence : Peine encourue pour provocation ou apologie du terrorismeDéfinition : Délit
Définition : Illicite
Définition : Infraction
Définition : Terrorisme
Définition : Hébergeur internet
Définition : Plateforme en ligne
Définition : Bonne foi
Définition : Union européenne (UE)
Définition : Fournisseur de contenus
Définition : Éditeur internet
Définition : Dommages et intérêts
Définition : Peine complémentaire
Définition : Récidive légale
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