Que se passe-t-il après un dépôt de plainte ?
Après l'enregistrement d'une plainte, un service de police ou de gendarmerie mène une enquête préliminaire dirigée par la police judiciaire. Le procureur de la République exerce le contrôle de cette enquête et prend la décision finale sur l'orientation de la plainte.
Délais
L'enquête préliminaire ne peut pas dépasser 2 ans ; elle peut être prolongée d'un an sur autorisation écrite et motivée du procureur de la République.
Points de vigilance
- Dépôt de plainte auprès d'un service territorialement incompétent : le dossier sera transféré au service compétent, entraînant un délai de traitement supplémentaire.
- Absence de transmission de la plainte au procureur de la République par le service d'enquête au-delà de 6 mois : le procureur doit être informé de l'avancement.
- Non-respect de la loyauté de la preuve : certains stratagèmes sont interdits, comme l'installation de micros en garde à vue.
- Omission de notification au procureur lors de l'identification d'un suspect.
- Défaut de transcription des auditions et actes d'enquête dans les procès-verbaux.
Questions fréquentes
Quel service mène l'enquête après le dépôt de plainte ?
L'enquête est confiée à un service de police judiciaire, généralement la gendarmerie ou la police nationale, selon la compétence territoriale. Exceptionnellement, d'autres services comme les douanes peuvent être désignés.
Qui prend la décision finale sur la suite donnée à la plainte ?
Le procureur de la République exerce le contrôle de l'enquête et prend la décision finale sur l'orientation de la plainte.
Quelle est la durée maximale d'une enquête préliminaire ?
La durée maximale est de 2 ans, avec possibilité de prolongation d'un an sur autorisation écrite et motivée du procureur de la République.
Peut-on obtenir une copie du dossier durant l'enquête ?
Le procureur de la République peut mettre une copie du dossier à la disposition du suspect, de la victime ou de l'avocat. Le suspect peut en demander une s'il a été auditionné librement ou placé en garde à vue depuis plus d'un an, ou s'il a subi une perquisition depuis plus d'un an.
Quels types d'actes d'enquête peuvent être effectués ?
La police judiciaire peut procéder à des auditions, perquisitions, saisies de preuves, expertises techniques, expertises scientifiques, adresser des réquisitions à des organismes publics ou privés, et mettre en place des mesures de surveillance secrète comme les écoutes téléphoniques.
Textes de référence
- Code de procédure pénale : articles 12 à 15-5
- Code de procédure pénale : articles 16 à 19-1
- Code de procédure pénale : articles 20 à 21-2
- Code de procédure pénale : articles 22 à 29-1
- Code de procédure pénale : articles 39 à 44-1
- Code de procédure pénale : articles 53 à 74-2
- Code de procédure pénale : articles 75 à 78
- Code de procédure pénale : articles 49 à 52-1
- Code de procédure pénale : articles 79 à 84-1
- Code de procédure pénale : articles 85 à 91-1
- Code de procédure pénale : articles 427 à 457
Comment débute l'enquête de police après le dépôt de plainte ?
Attention
Officiers de police judiciaire (OPJ) Agents de police judiciaire (APJ) Agents de police judicaire adjoints Assistants d'enquête de la police nationale et de la gendarmerie nationale Fonctionnaires et agents dont la loi leur attribue certains fonctions de police judiciaire (par exemple, le maire d'une commune).
La police ou la gendarmerie peut se saisir d'office pour engager une , sans envoyer la plainte au procureur de la République. Dans ce cas, les doivent informer le procureur de la la République de l'avancement de celle-ci lorsqu'elle est commencée depuis plus de 6 mois.
Lorsque la plainte est transmise au Procureur de la République, il peut ordonner une . Il fixe le délai dans lequel elle doit être effectuée. Ce délai ne peut pas dépasser une durée de 2 ans.
L'enquête préliminaire peut être prolongée d'un an sur autorisation écrite et motivée du procureur de la République.
Après réception du courrier de plainte, le procureur de la République l'envoie au service de police judiciaire compétent, pour l'ouverture d'une .
Si la plainte a été adressée à un procureur qui n'est pas territorialement compétent, il doit transférer la plainte au procureur soit du lieu de l'infraction, soit celui où réside l'auteur des faits.
Le procureur fixe le délai dans lequel cette enquête doit être effectuée. Il peut prolonger le délai à la demande des enquêteurs.
L'enquête commence par l'audition du plaignant pour recueillir sa version des faits et obtenir des preuves.
Comment se déroule l'enquête de police après le dépôt de plainte ?
Secret de l'enquête (pour protéger les preuves et les témoignages ou éviter les pressions de l'opinion publique)
Loyauté de la preuve (qui interdit certains stratagèmes comme par exemple placer un micro dans une cellule de garde à vue).
A savoir
Auditions et interrogatoires
Durant l'enquête, la peut de nouveau être auditionnée. Elle peut également être confrontée au suspect.
Le , s'il est identifié, peut être entendu en ou placé en .
Les par la police judiciaire.
Le procureur peut demander des renseignements sur la situation matérielle, familiale et sociale de la personne visée par l'enquête.
Toute par les services de police ou de gendarmerie . Faute de quoi, sur autorisation du procureur, l' peut de la personne par la force publique.
Le suspect, la victime ou l'avocat peuvent et faire des au procureur de la République.
Les questions et réponses des personnes auditionnées sont écrites dans les procès-verbaux.
A savoir
Autres actes d'enquête
La police judiciaire peut faire des (du matériel informatique, par exemple).
A savoir
La police judiciaire peut faire appel à des .
La police judiciaire peut demander des .
La police judiciaire peut également adresser des demandes, appelées , auprès d'autres organismes privés ou publics. Ces demandes doivent permettre d'obtenir des informations utiles pour l'enquête.
La police judiciaire peut procéder à des mesures dites comme des écoutes téléphonique, une surveillance visuelle ou des techniques de géolocalisation.
Dans une , certains actes (expertises, examens ...) doivent être demandés ou autorisés par le procureur de la République.
Dans une , l'OPJ peut faire ces actes sans avoir à demander l'autorisation du procureur de la République.
Durée
Le procureur de la République.
En fonction de la complexité et de la gravité d'une affaire, une enquête peut durer plusieurs semaines, plusieurs mois ou même parfois plusieurs années.
Cependant, la police judiciaire doit veiller à ne pas dépasser les entre chacun de ses actes (auditions, interrogatoires...).
La durée de ne peut pas dépasser . Le point de départ de ce délai est le jour de l'établissement du premier procès-verbal d'enquête (audition de la victime, perquisition...).
Le procureur de la République peut exceptionnellement prolonger ce délai d'1 an.
À l'issue de ces délais (2 ans + 1 an), une prolongation exceptionnelle d'un an est possible (renouvelable une fois).
La victime n'est pas forcément informée de l'avancement de l'enquête. Elle peut interroger la police ou la gendarmerie ou bien le tribunal où est enregistrée sa plainte pour être informée de son suivi.
A savoir
Que se passe-t-il à la fin de l'enquête après un dépôt de plainte ?
Décision du procureur de la République
Quand l'enquête lui paraît terminée, le procureur de la République peut prendre une des décisions suivantes :
Classer l'affaire sans suite Proposer une mesure alternative aux poursuites Faire juger le suspect par le tribunal de police , letribunal correctionnel selon la gravité des faits.
Si l'enquête est complexe, le procureur de la République peut demander qu'une soit ouverte pour confier le dossier à un .
Dans ce cas, c'est le juge d'instruction qui décide du renvoi du ou de l' devant le tribunal ou la cour compétente pour être jugé.
Information de la victime
Le procureur de la République s'il décide de faire juger le suspect ou de procéder à une mesure alternative aux poursuites.
Lorsqu'il décide de la procédure, il avise également la victime de sa décision en indiquant les raisons juridiques ou qui la justifient.
Si le suspect doit être jugé, le procureur propose à la victime de se constituer pour demander une indemnisation pour la .
Elle n'est .
La victime peut obtenir de l'aide auprès d'un bureau d'aide aux victimes.
Où s'adresser :
Définition : Procureur de la République
Définition : Juge d'instruction
Définition : Information judiciaire
Définition : Officier de police judiciaire (OPJ)
Définition : Agent de police judiciaire (APJ)
Définition : Enquête préliminaire
Définition : Infraction
Définition : Enquête de flagrance
Définition : Prévenu
Définition : Accusé
Définition : Classement sans suite
Définition : Départements et régions d'outre-mer (Drom)
Information officielle issue de Service-Public.fr. Guide-Administratif.fr en facilite l'accès et vous oriente vers les organismes près de chez vous.