Outrage sexiste ou sexuel

L'outrage sexiste ou sexuel est un propos ou comportement à caractère sexiste ou sexuel imposé à une personne et portant atteinte à sa dignité. Les victimes peuvent signaler les faits aux autorités compétentes ou déposer plainte pour obtenir des sanctions et une indemnisation.

Pièces à fournir

  • Témoignages de tiers (amis, collègues, etc.)
  • Échanges écrits (SMS, courriels, messages)
  • Enregistrements audio ou vidéo
  • Photographies de l'auteur des faits
  • Documents datés justifiant les faits allégués
Préparer mon dossier

Points de vigilance

  • Absence de datation des documents de preuve
  • Manque de précision sur les circonstances des faits
  • Absence de témoins identifiés ou de preuves matérielles
  • Non-respect des délais de signalement selon le contexte (transport, travail, etc.)
  • Confusion entre contravention et délit (les circonstances aggravantes ne sont pas établies)

Questions fréquentes

Quels sont les différents types d'outrage sexiste ou sexuel ?

L'outrage sexiste recouvre des commentaires insultants ou humiliants sur le sexe ou le genre. L'outrage sexuel comprend des commentaires, bruits, gestes ou propositions à caractère sexuel. Ces actes constituent une contravention, sauf en cas de circonstances aggravantes les élevant au rang de délit.

Où signaler un outrage sexiste ou sexuel selon le contexte ?

En cas général, le signalement peut être effectué par messagerie instantanée avec un policier ou gendarme formé. Dans un transport en commun, le signalement s'effectue par téléphone (3117), SMS (31 177) ou application « Alerte 3117 ». Au travail, le signalement concerne les représentants du personnel, le CSE, l'inspection du travail ou, dans le secteur public, le dispositif de signalement de l'administration employeur.

Quels éléments de preuve sont acceptés ?

L'outrage sexiste ou sexuel peut être prouvé par tout moyen : témoignages, échanges écrits, enregistrements audio ou vidéo, photographies. Tous les documents doivent être datés et aussi précis que possible.

Quand l'outrage sexiste ou sexuel constitue-t-il un délit ?

L'outrage devient un délit lorsqu'il est commis par une personne abusant de son autorité (employeur envers salarié), sur un mineur, sur une personne vulnérable (âge, maladie, handicap, grossesse), en groupe, dans un transport en commun, en raison de l'orientation sexuelle ou identité de genre de la victime, ou en cas de récidive.

Quelles sanctions peuvent être prononcées ?

L'auteur des faits peut être verbalisé immédiatement ou jugé par les juridictions pénales. L'administration ou l'employeur peut prononcer une sanction disciplinaire (blâme, mutation, licenciement). La victime peut également demander une indemnisation.

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Textes de référence

  • Code pénal : article R625-8-3
  • Code pénal : article 222-33-1-1
  • Code pénal : article 222-48-5
  • Code des transports : article L2241-1
  • Décret n° 2023-227 du 30 mars 2023 relatif à la contravention d'outrage sexiste et sexuel

Une personne vous a suivi dans la rue et a tenu des propos obscènes sur votre physique ? Il s'agit d'un outrage sexiste ou sexuel. Si vous êtes victime ou témoin d'un tel acte, vous pouvez le signaler pour que l'auteur des faits soit interpellé et sanctionné. S'il n'a pas été verbalisé immédiatement après que l'outrage a été commis, vous pouvez porter plainte pour qu'il soit jugé par les juridictions pénales. Dans tous les cas, vous pouvez lui demander une indemnisation.

À savoir

En cas d'urgence, vous pouvez contacter Police Secours en composant le 17 (ou le 112 si vous résidez à l'étranger). Si vous êtes sourd, malentendant ou aphasique, vous pouvez contacter les agents du 114 depuis l'application mobile « Urgence 114 » ou par SMS (en dernier recours).

Qu'est-ce qu'un outrage sexiste ou sexuel ?

Il y a outrage sexiste ou sexuel lorsqu'une personne vous impose un propos ou un comportement à caractère sexiste ou sexuel, qui crée une situation qui vous intimide, vous met mal à l’aise ou vous blesse ou qui porte atteinte à votre dignité, car il est dégradant ou humiliant.

De manière générale, l'outrage sexiste ou sexuel est considéré comme une contravention.

Cet agissement peut être aggravé et constituer un délit lorsqu'il est commis :

  • Par une personne qui abuse de l'autorité que lui accordent ses fonctions (par exemple, un outrage commis par l'employeur sur un salarié)
  • Sur un mineur
  • Sur une personne dont la vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à un handicap physique ou psychologique ou à une grossesse est apparente ou connue de l'auteur
  • Sur une personne d'une particulière vulnérabilité ou dépendance en raison de sa situation financière ou sociale
  • Par plusieurs personnes qui agissent en groupe
  • Dans un transport en commun, à bord d'un VTC ou dans un lieu destiné à l'accès à un moyen de transport collectif de voyageurs (gare, aéroport, abribus, etc.)
  • En raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre de la victime
  • Par une personne déjà condamnée pour la contravention d'outrage sexiste et sexuel et qui commet la même infraction en étant en état de récidive.

Comment prouver l'outrage sexiste ou sexuel ?

L'outrage sexiste ou sexuel peut être prouvé par n'importe quel moyen. Vous pouvez notamment utiliser l'un des éléments de preuve suivants :

  • Attestation de témoins (amis, collègues, etc.)
  • Échanges écrits avec l'auteur des faits (SMS, mails, etc.)
  • Enregistrements audios ou vidéos (même à l'insu de l'auteur des faits)
  • Photographies de l'auteur des faits
  • Certificat médical.

Ces preuves sont indispensables si vous souhaitez signaler les faits et/ou déposer plainte.

Vous devez être le plus précis possible : tous ces documents doivent être datés.

Comment signaler un outrage sexiste ou sexuel ?

Il existe plusieurs manières de signaler un cas d'outrage sexiste ou sexuel. Les autorités à prévenir dépendent du lieu dans lequel cette infraction a été commise :

Une messagerie instantanée (tchat) vous permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme spécialement formé pour ce type . Ce professionnel vous aidera dans vos démarches et pourra vous orienter si vous souhaitez déposer plainte.

Signaler des violences conjugales, sexuelles ou sexistes aux forces de l’ordre

Si vous êtes victime ou témoin d’un , une messagerie instantanée (tchat) vous permet de signaler ces faits aux autorités compétentes (police ou gendarmerie) :

Signalement de violences sexuelles, de violences physiques, d’injures, de harcèlement ou de maltraitance sur mineur - Service réservé aux mineurs

À la suite de votre signalement, un enquêteur vous contactera et vous fixera un rendez-vous pour vous entendre. Il pourra vous orienter vers un dépôt de plainte.

Si vous êtes victime ou témoin d'un outrage sexiste ou sexuel et que , vous avez la possibilité d'alerter un agent de la , de la ou des forces de l'ordre spécialement formé pour ce type d.

Ce signalement peut avoir lieu depuis une plateforme spécifique.

Les agents de cette plateforme sont joignables à n'importe quel moment, .

Où s'adresser : Plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles dans les transports

Par téléphone:

  • 3117

Par SMS:

  • 31 177

Depuis une application: « Alerte 3117 »

Les agents informés de l'outrage peuvent intervenir immédiatement pour interpeler son auteur et le .

Vous pouvez utiliser le dispositif de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel et des agissements sexistes dans la fonction publique.

Ce dispositif de signalement comporte 3 types de procédures à mettre en place par l’employeur :

  • Une procédure de recueil des signalements effectués par les agents victimes ou témoins d'un harcèlement moral ou sexuel et d'agissements sexistes
  • Une procédure d'orientation des victimes vers les services et professionnels compétents chargés de leur accompagnement et de leur soutien
  • Une procédure d'orientation des victimes ou témoins de tels actes ou agissements vers les autorités compétentes pour prendre toute mesure de protection appropriée et assurer le traitement des faits signalés, notamment par la réalisation d'une enquête administrative.

Votre administration doit fixer les moyens par lesquels vous pouvez adresser ce signalement à l'autorité compétente. Elle prévoit également les informations et documents que vous devez fournir à l'appui de votre signalement.

Tout agent public doit être informé par l'autorité hiérarchique dont il dépend, de l'existence du dispositif de signalement, de son mode d'utilisation et des procédures qu'il prévoit.

Le dispositif doit garantir la stricte confidentialité des informations transmises par la victime ou le témoin lors du traitement du signalement.

Dès qu'un cas de harcèlement lui est signalé et que ces faits sont réels, l'administration qui vous emploie doit tout mettre en œuvre pour faire cesser ces agissements. Cela passe, notamment, par une sanction de l'auteur du harcèlement (par exemple, blâme, mutation, voire un licenciement).

Peut-on déposer plainte contre l'auteur de l'outrage sexiste ou sexuel ?

Si l'auteur de l'outrage sexiste ou sexuel n'a pas été verbalisé après la commission des faits, vous pouvez porter plainte contre lui.

La plainte doit être déposée dans un délai de :

  • 1 an après la commission des faits si l'outrage constitue une contravention,
  • 6 ans après la commission des faits si l'outrage constitue un délit (outrage commis dans les transports, sur un mineur, en raison de l'orientation sexuelle, etc.).

Attention

Aucune plainte n'est prise en compte si l'auteur des faits a été interpelé et a reçu une amende forfaitaire. Cependant, si vous êtes majeur (ou que vous êtes représenté par vos représentants légaux), vous avez la possibilité de lui demander des dommages et intérêts devant les juridictions civiles.

Pour porter plainte, vous pouvez vous présenter au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de votre choix. Vous avez également la possibilité d'écrire au procureur de la République.

Pour déposer plainte, vous devez vous rendre au ou à la de votre choix.

Où s'adresser : Commissariat

Où s'adresser : Brigade de gendarmerie

Les services de police ou de gendarmerie si vous êtes victime d'une .

C'est le qui décide de la suite à donner à la plainte (enquête, ...).

Lors du dépôt de plainte, vous pouvez pour que l'auteur de l'outrage soit condamné à vous régler des .

Attention

Si vous êtes mineur, vos représentants légaux doivent vous accompagner pour que vous puissiez vous constituer partie civile.

Durant toute la procédure, vous pouvez être assisté d'un .

Si vous n'avez pas les ressources financières suffisantes pour régler ce professionnel, vous pouvez éventuellement

Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au .

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre état civil et vos coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone)
  • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
  • Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
  • Vos documents de preuve : certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, vidéos, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modèle de courrier suivant :

Porter plainte auprès du procureur de la République

Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.

Lors du dépôt de plainte, vous pouvez pour que l'auteur de l'outrage soit condamné à vous régler des .

Attention

Si vous êtes mineur, vos représentants légaux doivent vous accompagner pour que vous puissiez vous constituer partie civile.

Durant toute la procédure, vous pouvez être assisté d'un .

Si vous n'avez pas les ressources financières suffisantes pour régler ce professionnel, vous pouvez éventuellement .

Quelles sont les peines encourues par l'auteur de l'outrage sexiste ou sexuel ?

L'auteur d'un outrage sexiste ou sexuel peut être verbalisé immédiatement après la commission des faits. Dans ce cas, il lui est imposé de régler une amende forfaitaire.

S'il n'est pas verbalisé après la commission des faits, il peut être condamné par le tribunal à d'autres sanctions pénales.

Amende forfaitaire

En règle générale, le montant de l'amende forfaitaire s'élève à .

Toutefois, il peut être augmenté à si l'outrage sexiste ou sexuel a été commis :

  • Par une personne qui abuse de l'autorité que lui accordent ses fonctions (par exemple, un outrage commis par l'employeur sur un salarié)
  • Sur un mineur
  • Sur une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à un handicap physique ou psychologique ou à une grossesse est apparente ou connue de l'auteur
  • Sur une personne d'une particulière vulnérabilité ou dépendance en raison de sa situation financière ou sociale
  • Par plusieurs personnes qui agissent en groupe
  • Dans un transport en commun, à bord d'un VTC ou dans un lieu destiné à l'accès à un moyen de transport collectif de voyageurs (gare, aéroport, abribus, etc.)
  • En raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre de la victime
  • Par une personne déjà condamnée pour la contravention d'outrage sexiste et sexuel et qui commet la même infraction en étant en état de récidive.

Attention

Si l'auteur des faits ne règle pas l'amende dans les 15 jours à compter du moment où il est verbalisé, il devra obligatoirement payer un montant plus élevé. S'il paye trop tardivement, le montant de l'amende sera encore majoré.

Autres sanctions pénales

De manière générale, l'auteur d'un outrage sexiste et sexuel encourt une amende de .

Lorsque l'outrage est aggravé (outrage commis sur un mineur, dans les transports, par plusieurs personnes, etc.), il s'agit d'un . Dans ce cas, l'auteur encourt une peine de 2 mois de prison et de d’amende.

En complément de l'amende qu'il doit régler, l'auteur de l'outrage peut être condamné à :

  • Une peine de stage (par exemple, stage de prévention et de lutte contre les violences au sein du couple et sexistes)
  • Un travail d'intérêt général.

Signaler des violences conjugales, sexuelles ou sexistes aux forces de l’ordre

Signalement de violences sexuelles, de violences physiques, d’injures, de harcèlement ou de maltraitance sur mineur - Service réservé aux mineurs

Référence : Définition et peines de l'outrage sexiste ou sexuel (contravention)

Code pénal : article R625-8-3

Référence : Définition et peine principale de l'outrage sexiste ou sexuel aggravé (délit)

Code pénal : article 222-33-1-1

Référence : Peines complémentaires de l'outrage sexiste ou sexuel aggravé (délit)

Code pénal : article 222-48-5

Référence : Possibilité pour un agent de la SNCF ou de la RATP de verbaliser l'auteur d'un outrage sexiste ou sexuel

Code des transports : article L2241-1

Référence : Amende forfaitaire applicable à la contravention d'outrage sexiste ou sexuel

Décret n° 2023-227 du 30 mars 2023 relatif à la contravention d'outrage sexiste et sexuel

Définition : Verbaliser

Dresser un procès-verbal pour constater une contravention. De manière générale, l'auteur de l'infraction reçoit une amende forfaitaire

Définition : Personne aphasique

Personne ayant perdu totalement ou partiellement sa capacité à s'exprimer ou à comprendre le langage écrit ou parlé

Définition : Contravention

Infraction classée en 5 catégories, allant de la moins grave (contravention de 1re classe), à la plus grave (contravention de 5e classe). La contravention est punie d'une amende n'excédant pas 1 500 €, ou 3 000 € en cas de récidive.

Définition : Délit

Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

Définition : Identité de genre

Genre auquel une personne s'identifie (homme, femme, les 2 à la fois ou aucun des 2)

Définition : Infraction

Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Définition : Récidive légale

Fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.

Définition : Plainte

Acte par lequel une personne qui estime avoir subi un préjudice du fait d'une infraction porte celle-ci à la connaissance du Procureur de la République directement ou par l'intermédiaire d'un service de police ou de gendarmerie

Définition : Amende forfaitaire

Somme à régler dans un délai précis à la suite de certaines infractions relatives notamment à la circulation routière et sans passage par un tribunal. Le montant peut être minoré ou majoré en fonction de la date de paiement.

Définition : Représentant légal (mineur)

Personne qui exerce l’autorité parentale sur le mineur. De manière général, il s’agit des parents de l’enfant. S’ils sont décédés ou qu’ils sont privés de l’exercice de l’autorité parental, un tuteur (exemple : autre membre de la famille) devient le représentant légal du mineur.

Définition : Procureur de la République

Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Définition : Classement sans suite

Décision prise par le procureur de la République de ne pas donner de suite à une affaire pénale

Définition : Dommages et intérêts

Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi

Définition : Majoré

Augmenté

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